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erreur catégorielle

[…] [René Descartes] avouait lui-même : "J’étais amoureux de la poésie". Ce qui le conduisit à confondre l’induction philosophique et l’inspiration poétique. De fait, son "illumination" du 10 novembre 1619, qui lui donna de découvrir son "cogito ergo sum" comme le lieu de naissance du savoir, possède tous les traits d’une inspiration poétique.

Auteur: Fabre Jean-Dominique Père

Info: Dans "Lettres à un curieux", éditions du Saint Nom, 2010, page 16

[ confusion ] [ démystification ]

 

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humilité

Si l’acte d’être, qui est aussi l’acte de toutes mes qualités et activités, est nécessairement lié à une essence, à une nature déterminée, cette existence avec toutes ses réalisations, ses perfections, sera toujours limitée. Je ne peux être en acte que ce qu’est mon essence. Je ne peux réaliser que les virtualités de ma nature. Mon être, mon bonheur, ma dignité, ne seront jamais que celles d’un homme.

Auteur: Fabre Jean-Dominique Père

Info: Dans "Lettres à un curieux", éditions du Saint Nom, 2010, page 181

[ limitations ] [ nature humaine ]

 

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invention langagière

C’est à Pythagore qu’est attribuée la formation du mot "philosophe". En accord avec la tradition grecque et latine, Cicéron […] raconte comment Pythagore arrivant à Phlionte fut interrogé par le roi Léon sur son identité. Il répondit : "Je suis philosophe". Par ce néologisme, Pythagore montrait sa modestie. A l’encontre des Sophistes qui se faisaient passer pour sages, le mathématicien voulait se faire appeler plus simplement "ami de la sagesse".

Auteur: Fabre Jean-Dominique Père

Info: Dans "Lettres à un curieux", éditions du Saint Nom, 2010, page 7

[ légende ] [ origine ]

 

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nature humaine

Qu’est-ce donc que l’homme ? Il n’est ni un ange, ni une bête, mais un être vivant composé d’un corps et d’une âme, capable d’une vie supérieure, spirituelle et éternelle. Avec les animaux, l’homme est tributaire des exigences de la matière. Mais par son esprit, il est ouvert sur la vérité, sur la bonté et sur la beauté des réalités invisibles. L’homme est composé d’une multitude de parties (ses facultés sensibles et spirituelles) mais il constitue aussi une unité façonnée et ordonnée par son âme.

Auteur: Fabre Jean-Dominique Père

Info: Dans "Lettres à un curieux", éditions du Saint Nom, 2010, page 110

[ défini ] [ être humain ] [ harmonie ]

 

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anima

[…] la forme est la source de l’être du corps. Non pas comme cause efficiente, comme si l’âme avait un rôle créateur, mais à titre de cause formelle. C’est à l’occasion de l’union de l’âme et du corps que l’une et l’autre reçoivent l’être. […] L’âme est donc pour le vivant matériel la première source, le premier principe de l’être et de tout ce qui en découle. C’est pourquoi Aristote enseigne avec insistance que l’âme est un principe, non pas un effet du corps.

Auteur: Fabre Jean-Dominique Père

Info: Dans "Lettres à un curieux", éditions du Saint Nom, 2010, pages 97-98

[ psyché ] [ définie ] [ aristotélisme ] [ essence ]

 

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écosystème autonome

Qu’est-ce qui caractérise à l’évidence l’activité vitale ? C’est le fait que le vivant est le principe de son mouvement. La nutrition est une auto-conservation de l’individu, la croissance est un auto-développement, la reproduction est une auto-conservation de l’espèce. Le vivant pose de lui-même ses opérations vitales. La vie apparaît comme une source intérieure de mouvement, elle est un mouvement par soi, motus sui. […]

Ajoutons à cela une remarque importante. Pour être dite vivante, à proprement parler, une chose doit être une réalité indépendante, une entité distincte des autres dans son être, une substance. […] Ainsi, lorsque nous parlons du vivant, il est évident que nous parlons de substance. […] La vie apparaît donc d’abord comme le mouvement propre d’une substance. Vivre et être, pour les vivants, c’est identique.

On peut ainsi donner avec saint Thomas la définition de la vie : l’être vivant est une substance (une réalité) à qui il convient selon sa nature de se mouvoir soi-même. La manifestation principale de la vie est le mouvement par soi.

Auteur: Fabre Jean-Dominique Père

Info: Dans "Lettres à un curieux", éditions du Saint Nom, 2010, pages 91-92

[ définie ] [ homéostase ] [ philosophie ]

 

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philosophie antique

Les premiers philosophes attribuaient l’être uniquement aux éléments matériels : l’eau (Thalès), l’air (Diogène, Anaximène), le feu (Hyppase et Héraclite), ou à leur combinaison (l’eau, l’air, le feu et la terre chez Empédocle). Une position aussi simpliste est insoutenable par une saine philosophie de la nature. Et elle est tout aussi inacceptable en métaphysique puisqu’elle réduit arbitrairement l’être à la matière.

Chez d’autres, ce qui existe était la cause efficiente : l’intelligence, l’amour, l’amour et la haine. Or ces théories qui posent l’étant à l’extérieur du réel ne donnent aucune explication sur ce qui se tient là sous nos yeux. Etre fait par amour ou par intelligence ne nous dit sur ce qu’est l’être. […]

Pour échapper au matérialisme et à ces fausses explications, certains ont voulu voir dans les choses elles-mêmes des principes invisibles qui seraient à proprement parler les étants. Ce sont les fameux atomes de Démocrite et de Leucippe, ou les nombres de Pythagore. Pour ce qui est de Pythagore, il faut lui reconnaître le mérite de chercher un principe d’explication des êtres au-dessus de la matière, le nombre, mais il en reste au domaine de la quantité […].

C’est le philosophe grec Parménide qui, le premier, considéra l’être en tant qu’être. Il le découvrit dans une sorte d’intuition mystique, et il en fut tellement ébloui que rien ne pouvait plus exister, selon lui, hors de cet être absolu. […]

La pensée de Parménide a certes le mérite d’élever la pensée humaine d’un coup d’aile vers les sphères très hautes de la contemplation métaphysique, mais elle exagère la portée de l’être. Elle commet l’imprudence de se laisser aveugler par son objet sans prendre le temps de distinguer et de nuancer. Parménide conçoit en effet l’être comme un genre univoque. Ce qui n’est pas l’être absolu n’appartient donc pas à ce genre, et n’existe pas. Hors de l’être nécessaire envisagé par Parménide, il n’existe rien.

[…] Surtout [Parménide] ne rend nullement compte de la multiplicité des êtres. Il n’existe pour lui qu’un être unique dont ce qui nous apparaît comme des êtres ne seraient que des manifestations accidentelles. Le fondateur de l’Académie [Platon] cherche à répondre à ce problème de la multitude posé par Parménide. Il va malheureusement se tromper de voie. Il croit en effet pouvoir expliquer la multitude des êtres de la façon suivante : les choses matérielles sont individuelles tandis que leurs formes sont universelles. Nous pouvons en conclure, selon Platon, que ces deux réalités (la réalité matérielle et sa forme) sont séparées. […] L’étant, ce qui existe en réalité, pour Platon, ce n’est plus telle chose concrète que j’ai sous les yeux, mais l’idée de cette chose. Le corps matériel est sans cesse soumis au changement et n’est jamais véritablement, l’idée seule est immuable et réelle. […] Les choses matérielles ne sont pas dignes de notre attention. Le monde d’ici-bas se trouve alors vidé de toute consistance et de toute beauté. Le véritable objet de la science, c’est le monde des Idées qui échappe au commun des mortels et ne se livre qu’à une élite choisie.

Auteur: Fabre Jean-Dominique Père

Info: Dans "Lettres à un curieux", éditions du Saint Nom, 2010, pages 149-151

[ historique ] [ résumé ] [ critique ]

 

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