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forêt

J'observe les hommes, je fréquente les arbres.

Auteur: Frégni René

Info: Les vivants au prix des morts

[ végétaux amis ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

agrypnie

Quand je me réveille la nuit, je n'éclaire pas, je ne bouge pas, j'écris sous mes paupières, je dessine des mots de lumière sur la page obscure d'une insomnie.

Auteur: Frégni René

Info:

[ réflexion nocturne ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

prison

Le béton rend méchant. Nous avons besoin du bruit des feuilles sous nos pas, de l'odeur du genévrier, du buis, de la danse de l'eau sur les pierres qui affleurent autour des vieux moulins.

Auteur: Frégni René

Info:

[ nature nécessaire ] [ artificiel ] [ ciment ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

écriture

Dès que j’écris quelques mots, un peu de calme revient, un peu de sagesse, d’équilibre. Écarter la tempête de la pointe de mon stylo. Me raccrocher à la blancheur des pages, aux fines lignes violettes, si rassurantes, si immuables.

Auteur: Frégni René

Info: Les vivants au prix des morts

[ thérapie ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

automne

Octobre donne ses premiers coups de pinceau rouge sur les plus hautes branches des cerisiers. Je frôle une ferme tapie dans l'ombre d'or des trois tilleuls; et je suis seul sur la pierraille des collines, dans l'odeur des cades, du thym et du genévrier. 

Auteur: Frégni René

Info: Je me souviens de tous vos rêves

[ nature ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

brimade

Quand on donne un peu de lait, quelques caresses à un chat de gouttière, il devient affectueux. Si on le jette à la rue, il devient craintif, voleur, sournois comme nous, les hommes. Les détenus et les chats m'ont rendu tolérant. Tous les murs rendent méchant.

Auteur: Frégni René

Info: Le chat qui tombe et autres histoires noires, p. 32

[ contrainte ] [ causes-effets ] [ homme-animal ]

 

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nostalgie

C'est effrayant de détails la tendresse du souvenir, on voit même des choses que l'on n'avait jamais remarquées là-bas. Ça vous dure des jours une lettre, on n'a jamais tout vu, c'est un film infini sur un infime écran qu'on plie avec amour au fond des poches.

Auteur: Frégni René

Info: Le voleur d'innocence

[ introspection ] [ épistole ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

femmes-par-homme

Je traversais Rome en faisant toujours plus haut glisser la robe de Mina ; ses cuisses de lumière incendiaient l’histoire. Qu’auraient été ces deux mille ans sans sous ma main les cuisses brûlantes de la plus belle des femmes ? Je caressais ces deux mille ans; j’en eusse pétri cent mille.

Auteur: Frégni René

Info: Tendresse des loups

[ divine ] [ obsédante ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

pénitencier

L'heure la plus importante en prison, c'est 17 heures. Voilà quelque chose que tous les gens ignorent, et que j'ignorais moi-même avant de franchir les portes de l'enfer. Cinq heures du soir, ici, c'est l'heure du facteur, la plus fabuleuse des heures ou la plus désespérée, selon qu'arrive ou que n'arrive pas la lettre que chacun attend depuis l'éternité.

Auteur: Frégni René

Info: Le chat qui tombe et autres histoires noires, p. 72

[ routine ] [ attente ] [ courrier ]

 

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écriture

Les vrais mots sont dans le regard d'une maman, dans son sourire. C'est le sommeil retrouvé, la grande paix de la nuit, le vol lent et bleu des rêves. Écrire c'est aimer sans la peur épuisante d'être abandonné. Seules les mères et l'écriture ne nous abandonnent jamais. Chaque cahier qui s'ouvre est un berceau calme et blanc. Chaque cahier fait de nous un enfant.

Auteur: Frégni René

Info: Elle danse dans le noir

[ refuge ] [ sécurité ] [ confiance ] [ abandon ]

 

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Ajouté à la BD par miguel