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argent

Les anthropologues n'ont pas pu trouver d'explication simple et convaincante des origines de la monnaie parce que rien ne porte à croire qu'il pourrait y en avoir une. La monnaie n'a jamais été "inventée", pas plus que la musique, les mathématiques ou l'orfèvrerie. Ce que nous appelons "monnaie" n'est absolument pas une "chose", c'est une façon de comparer les choses mathématiquement, proportionnellement - de dire que 1 de X équivaut à 6 de Y. À ce niveau, elle est probablement aussi ancienne que la pensée humaine.

Auteur: Graeber David

Info: Dette : 5000 ans d'histoire

[ fric ] [ historique ] [ évolution ]

 

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argent

Un acte d'épargne individuelle signifie, pour ainsi dire, une décision de ne pas dîner aujourd'hui. Mais il n'implique pas nécessairement une décision de prendre ce dîner ou d'acheter une paire de chaussure une semaine ou une année plus tard, ou de consommer un bien donné à une date donnée. Il déprime donc l'activité économique consistant à préparer le dîner d'aujourd'hui sans stimuler l'activité pourvoyant à quelque acte futur de consommation. Il n'induit pas la substitution d'une demande de consommation future à une demande de consommation présente, il induit une diminution nette de cette demande présente.

Auteur: Keynes John Maynard

Info: Essais sur la monnaie et l'économie, 1923-1931

[ conservation ] [ parcimonie ]

 

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argent

La fortune des ménages dans le monde devrait fortement progresser d'ici 2018, tirée par les pays émergents, principalement la Chine et l'Inde, selon une étude de Crédit Suisse...
(...)
La terre a un potentiel limité. Penser en terme de richesse n'est possible qu'en admirant ce qui nous est offert. Penser que notre richesse augmente est d'une stupidité sans fond. A l'image de chiffres représentant des trillions de dollars alignés sur les écrans d'ordinateurs qui grossissent sans fin. Ces chiffres n'ont aucun sens. Notre richesse ne peut être que notre sagesse. Les ploutocrates représentent la richesse de la bêtise.

Auteur: Mg

Info: 8 oct 2013

[ fric ] [ finances ] [ banque ] [ stupidité ]

 

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argent

[…] le marché des changes où l’on achète et vend les devises de tous les pays enregistre, sur le plan mondial, un montant quotidien d’environ 5 000 milliards de dollars. Or, le montant quotidien des échanges mondiaux de biens et de services s’élève en moyenne à 72 milliards de dollars sur les dernières années. Cela signifie qu’une dérisoire proportion de 1.46% des transactions sur le marché des changes couvre la totalité des besoins en devises des exportateurs et importateurs mondiaux de biens et de services.
A quoi servent les 98.54% restants de l’activité sur ce marché des changes ? A autre chose : des opérations de couverture, des opérations à terme, et surtout, surtout, surtout… à la spéculation.

Auteur: Bouchard Jean-François

Info: L'éternelle truanderie capitaliste

[ virtualisation ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

argent

Mordechaï Meisl se disait que gagner de l'or était une entreprise pénible et souvent bien vaine pour les autres ; nombreux étaient ceux qui y vouaient le vie et la perdait dans cette entreprise. Pour lui, en revanche, cela n'avait jamais été qu'un jeu. Sa vie durant, l'or l'avait poursuivi, courtisé et adulé, revenant toujours lorsqu'il le rejetait. Parfois il était las de tant de chance, et même l'or devenait pour lui un objet de crainte. L'or le harcelait, voulait lui appartenir et ne servir personne d'autre que lui, et quand il lui appartenait, il ne restait plus dans les caisses et les coffres, mais parcourait le monde à son service, comme son valet. Oui, l'or l'aimait, il s'était soumis à lui. Mais que ferait-il, que provoquerait-il le jour où il le laisserait derrière lui, seul au monde, sans entrave, sans sa main pour le dompter ?

Auteur: Perutz Leo

Info: La nuit sous le pont de pierre

[ finances ] [ gestion ] [ indélégable responsabilité ] [ pouvoir ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

argent roi

Il y a déjà un demi-siècle, Arthur Koestler diagnostiqua ce mal dans une interview qu'il avait accordée au New York Times, peu après son installation aux Etats-Unis (l'installation s'avéra d'ailleurs de courte durée, et l'interview fut en grande partie censurée). Ses observations étaient tellement pertinentes qu'elles méritent d'être citées au long :

"Plus je vis ici, plus j'ai le sentiment que la vie littéraire américaine est radicalement vidée. [...]. Si l'on me demandait ce que devrait être l'ultime ambition d'un écrivain, je répondrais avec une formule : l'ambition d'un écrivain devrait être d'échanger cent lecteurs d'aujourd'hui contre dix lecteurs dans dix ans, et contre un lecteur dans cent ans.

Mais l'atmosphère générale de ce pays oriente l'ambition de l'écrivain dans une autre direction [...], vers le succès immédiat. La religion et l'art sont deux domaines totalement non compétitifs de l'activité humaine, et ils découlent l'un et l'autre de la même source. Mais le climat social de ce pays a transformé la création artistique en une entreprise essentiellement compétitive.

Sur les listes de best-sellers — cette malédiction de la vie littéraire américaine —, les auteurs sont cotés comme des actions en Bourse. Pouvez-vous concevoir toute l'horreur de cette situation ?"

Auteur: Leys Simon Pierre Ryckmans

Info: Protée et autres essais

[ mammon ] [ beaux-arts industriels ] [ ploutocrates ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

argent roi

Une variante très "actuelle" du sentimentalisme idéologique que nous avons en vue, et très répandue chez les croyants eux-mêmes, est la hantise démagogique du "social". Autrefois, quand tout le monde était religieux, la pauvreté préservait les pauvres de l'hypocrisie, ou d'une certaine hypocrisie ; de nos jours, la pauvreté entraîne trop souvent l'incroyance et l'envie — dans les pays industrialisés ou touchés par la mentalité industrialiste — en sorte que riches et pauvres sont quittes ; à l'hypocrisie des uns répond l'impiété des autres. Il est profondément injuste de préférer cette nouvelle tare des pauvres à la tare habituelle — et traditionnellement stigmatisée — des riches, d'excuser l'impiété des uns par leur pauvreté sans excuser l'hypocrisie des autres par leur richesse ; si les pauvres sont victimes de leur état, les riches le sont tout autant du leur, et si la pauvreté donne droit à l'impiété, la richesse donne droit au simulacre de la piété. S'il faut plaindre spirituellement les uns, il faut plaindre et excuser sous le même rapport les autres, d'autant que la différence ne repose que sur des situations tout extérieures et facilement réversibles, et non sur la nature foncière des hommes ; on ne peut préférer les pauvres que quand ils sont meilleurs que les riches par leur sincérité spirituelle, leur patience, leur héroïsme secret — de tels pauvres existent toujours, de même que des riches détachés de leur richesse — et non quand ils sont pires par leur incroyance, leur envie et leur haine. Les Chrétiens persécutés sous Néron souffraient davantage que ne souffrent aujourd'hui les ouvriers mal payés, sans qu'aucune théologie leur accordât le droit de ne plus croire en Dieu et de mépriser sa Loi ; la tradition n'a jamais admis cette sorte de chantage économique à l'égard de Dieu.

Auteur: Schuon Frithjof

Info: Dans "La transfiguration de l'homme"

[ corruptibilité ] [ détachement vertueux ] [ valeur relative ] [ fric ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson