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nord-sud

L'interdiction du travail enfantin est une plaie pour l'économie mondiale.

Auteur: Szabowski François

Info: Journal d'un copiste, tome 2 : Il n'y a pas de sparadraps pour les blessures du coeur

[ exploitation économique des enfants ] [ capitalisme ] [ humour ]

 

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diachronie

Nous n'avons pas d'originaux des auteurs grecs et romains, à part, peut-être, quelque fragment sur papyrus de lettrés à peine connus.

Auteur: Canfora Luciano

Info: Le Copiste comme auteur

[ fragile ] [ faillible ] [ scribes transcripteurs ] [ sources précaires ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

étymologie

L'origine du arobase provient du Moyen Âge, les moines copistes utilisaient le signe "@" comme une abréviation du son "ad" en combinant les lettres "a" et "d". Cela a évolué au fil du temps pour donner le symbole actuel "@". Plus tard, lors de l'invention des imprimeries, les caractères d'impression étaient disposés différemment. L'arobase était placée dans la rangée inférieure, où les majuscules et caractères spéciaux étaient rangés. Les imprimeurs l'ont nommé "a-rond-bas" car elle était située en bas et avait une forme ronde autour du "a". Cette appellation s'est progressivement transformée pour devenir "arobase".

Auteur: Internet

Info: @LeContemplateur. Pour info les québécois nomment ce caractère : arabesque

[ emails ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

réconfort

L'adoration d'une vérité se double ainsi toujours d'une indifférence à l'égard du contenu de cette vérité même. Il arrive même parfois à de tels fanatiques, lorsqu'ils en viennent à douter de leur idole ou de leurs idoles successives, de ne trouver d'apaisement que dans une dévotion envers une cause humble mais indiscutable, par exemple la vérité arithmétique. Celui qui a cru en tout mais aussi douté de tout peut très bien faire, en fin de carrière, un excellent expert-comptable : l'établissement d'additions justes et de comptes exacts lui offrant enfin l'occasion d'une indubitable et interminable jouissance du vrai. Ainsi Bouvard et Pécuchet, après avoir tâté de tout, devaient-ils en revenir, selon le projet de Flaubert, à leur projet initial de copistes scrupuleux et irréprochables.

Auteur: Rosset Clément

Info: Le principe de cruauté, P. 46

[ refuge ] [ maniaco-dépressif ]

 
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archives

Le principal matériau utilisé pour la fabrique des livres consistait en peaux d'animaux — vaches, moutons, chèvres et parfois cerfs —, puisqu'on ne pouvait plus se procurer de papyrus et que l'usage du papier ne s'est pas généralisé avant le XIVᵉ siècle. Ces peaux devant être lissées, le bibliothécaire distribuait de la pierre ponce qui servait à éliminer les poils restants, les bosses et autres imperfections. Une tâche pénible attendait le scribe à qui était attribué un parchemin de mauvaise qualité. Les marges de certains manuscrits monastiques ont parfois conservé des témoignages de leur détresse : "Le parchemin est velu" ; "Encre diluée, mauvais parchemin, texte difficile" ; "Dieu merci, il fera bientôt nuit". "Qu'il soit permis au copiste de mettre un terme à son labeur", écrivit un moine épuisé sous son nom, précisant la date et le lieu où il travaillait. "J'ai fini, avouait un autre, pour l'amour du ciel donnez-moi à boire."

Auteur: Greenblatt Stephen

Info: Quattrocento

[ évolution ] [ recueil ] [ bouquin ] [ matières ]

 

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sémantique diachronique

Tout exégète sait que, sauf rarissimes exceptions, le grec du Nouveau Testament est une langue tordue, un grec souvent de pacotille, dont la syntaxe (et le vocabulaire ?) n'a aucune des beautés des monuments hellénistiques contemporains. Même Flavius Josèphe, qui traduit, dit-il, ses œuvres du sémite en grec, s’arrange pour en rejeter toute trace d’araméen ou d’hébreu : sauf aux endroits retouchés, voire franchement mutilés, par les moines copistes, Flavius Josèphe est un excellent auteur ; au minimum il est lisible. Mais qui ira prétendre que l’Apocalypse dite de Jean est lisible ? Ni Philon le Juif ni Josèphe des contemporains, ou presque n’auraient osé présenter à leur public des narrations aussi mal ficelées.

De cela, les commentateurs érudits tirent l’idée que le Nouveau Testament, pour faire bref, est rédigé par des illettrés, des gens simples, peu versés en hellénismes : au fond, des ignorants. Et ils ajoutent aussitôt que le témoignage desdits illettrés n’en est que d’autant meilleur comme si, entre parenthèses, tout analphabétisme héroïquement surmonté faisait la valeur d’un témoignage... Toutes ces subtilités et fausses évidences sont en réalité de peu de poids, et l’argumentation prend parfois d’autres aspects.

Auteur: Dubourg Bernard

Info: L'invention de Jésus, tome 1 : L'Hébreu du Nouveau Testament, p. 15

[ distorsion ] [ biais de traduction ] [ transmission écrite ] [ interpolations ] [ linguistique ] [ épistémologie ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

musique

J'avais décidé de faire Loyon Lapèdze en son temps parce qu'agacé par le manque de punch des productions des chanteurs suisses romands. Avec cette question : où est l'énergie de chez nous ? Bon, j'avais vécu un moment aux USA et j'avais pris un peu de recul. Assez vite j'ai compris qu'on la trouvait à la campagne, chez les travailleurs plutôt manuels, capables d'insuffler de la vigueur dans la langue. Du coeur. Bien loin des copistes merdouillons de la ville, juste bons à faire du sous-Bashung ou à vous pondre des resucées Souchonesques. Chaque endroit a son énergie. Et les jeunes, en général si perdus, si attirés par le clinquant extérieur... ont partout tendance à ne plus voir ce qu'ils ont sous les yeux. Sentiment multiplié par cent en Suisse ou l'exiguïté et le carcan de l'organisation ternissent la vie jusqu'à l'insupportable. Probable cause de ce complexe vaudois, particulièrement vaudois. Il est patent même chez Ramuz, et on le retrouve jour après jour, chez beaucoup de politiciens du crus. Du coup ils abandonnent leur naturel source et "raffinent", comme on dit ici, bref certains peuvent être à mourir de rire avec leur langage "habillé du dimanche".

Auteur: Mg

Info: 7 nov. 2014

[ helvète ] [ émigration ] [ vacherie ]

 

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écriture

C'est la lenteur de l'art d'écrire, dans son exécution mécanique, qui depuis des années déjà me rebute parfois et me décourage: le temps perdu pour un écrivain à jeter les mots sur la page, comme pour le musicien les notes sur la portée. Un travail de transcripteur et de copiste, par intervalles dégrisants comme un jet d'eau froide, s'interpose entre l'agitation chaleureuse de l'esprit et la fixation matérielle de l'oeuvre. Ce que j'envie aux peintres et aux sculpteurs, ce qui rend (du moins je l'imagine tel) leur travail si sensuellement jubilant et régulier, c'est l'absence complète de ces temps morts - si minimes soient-ils - c'est le miracle d'économie, le feed back de la touche ou du coup de ciseau qui dans un seul mouvement à la fois crée, fixe et corrige; c'est le circuit de bout en bout animé et sensible unissant chez eux le cerveau qui conçoit et enjoint à la main qui non seulement réalise et fixe, mais en retour et indivisiblement rectifie, nuance et suggère - circulation sans temps mort aucun, tantôt artérielle, tantôt veineuse, qui semble véhiculer à chaque instant comme un esprit de la matière vers le cerveau et une matérialité de la pensée vers la main.

Auteur: Gracq Julien

Info: En lisant en écrivant

 

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création

C'est la lenteur de l'art d'écrire, dans son exécution mécanique, qui depuis des années déjà me rebute parfois et me décourage: le temps perdu pour un écrivain à jeter les mots sur la page, comme pour le musicien les notes sur la portée. Un travail de transcripteur et de copiste, par intervalles dégrisants comme un jet d'eau froide, s'interpose entre l'agitation chaleureuse de l'esprit et la fixation matérielle de l'oeuvre. Ce que j'envie aux peintres et aux sculpteurs, ce qui rend (du moins je l'imagine tel) leur travail si sensuellement jubilant et régulier, c'est l'absence complète de ces temps morts - si minimes soient-ils - c'est le miracle d'économie, le feed back de la touche ou du coup de ciseau qui dans un seul mouvement à la fois crée, fixe et corrige; c'est le circuit de bout en bout animé et sensible unissant chez eux le cerveau qui conçoit et enjoint à la main qui non seulement réalise et fixe, mais en retour et indivisiblement rectifie, nuance et suggère - circulation sans temps mort aucun, tantôt artérielle, tantôt veineuse, qui semble véhiculer à chaque instant comme un esprit de la matière vers le cerveau et une matérialité de la pensée vers la main.

Auteur: Gracq Julien

Info: En lisant, en écrivant

 

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littérature

"Shakespeare, dit Forbes, n'a ni le talent tragique ni le talent comique. Sa tragédie est artificielle et sa comédie n'est qu'instinctive." Johnson confirme le verdict : "Sa tragédie est le produit de l'industrie et sa comédie le produit de l'instinct. "Après que Forbes et Johnson lui ont contesté le drame, Green lui conteste l'originalité. Shakespeare est "un plagiaire"; Shakespeare est "un copiste"; Shakespeare "n'a rien inventé"; c'est "un corbeau paré des plumes d'autrui"; il pille Eschyle, Boccace, Bandello, Hollinshed, Belleforest, Benoist de Saint-Maur ; il pille Layamon, Robert de Glocester, Robert Wace, Pierre de Langtoft, Robert Manning, John de Mandeville, Sackville, Spencer ; il pille l'Arcadie de Sidney ; il pille l'anonyme de la True Cronicle of King Leir ; il pille à Rowley, dans The troublesome reign of King John (1591), le caractère du bâtard Falconbridge. Shakespeare pille Thomas Greene ; Shakespeare pille Dekk et Chettle. Hamlet n'est pas de lui ; Othello n'est pas de lui ; Timon d'Athènes n'est pas de lui ; rien n'est de lui. Pour Green, Shakespeare n'est pas seulement "un enfleur de vers blancs", un "secoue-scènes"(shake-scene), un Johannes factotum (allusion au métier de call-boy et de figurant) ; Shakespeare est une bête féroce. Corbeau ne suffit plus, Shakespeare est promu tigre. Voici le texte : Tyger's heart wrapt in a player's hyde. Coeur de tigre caché sous la peau d'un comédien (A Groatsworth of wit, 1592).

Auteur: Hugo Victor

Info: William Shakespeare

[ polémique ]

 

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