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Ils grandissent et disparaissent

les anneaux de la mémoire

il est calme

le lac du monde

tu es muette et profonde

seule

tu es le cœur du monde

nu.

Auteur: Radovan Ivsic

Info: Poèmes

 

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Ajouté à la BD par miguel

immuable

La vie passe, le corps et l'âme s'écoulent comme un flot. Les ans s'inscrivent sur la chair de l'arbre qui vieillit. Le monde entier des formes s'use et se renouvelle. Toi seule ne passes pas, immortelle Musique. Tu es la mer intérieure. Tu es l'âme profonde.

Auteur: Rolland Romain

Info:

[ intemporalité ]

 

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question

Comme tu peux le constater, ce débat ne porte pas seulement sur la publicité et les cosmétiques, il s'agit de déterminer quelle est la relation appropriée entre l'esprit et le physique. Sommes-nous plus pleinement réalisés lorsque nous minimisons la partie physique de nos natures ? Et cela, vous devez en convenir, est une interrogation profonde.

Auteur: Chiang Ted

Info: Stories of Your Life and Others

[ apparence ] [ corps-esprit ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

conscience

Dans ce monde, tu possèdes trois compagnon de route : l’un est fidèle et les autres sont perfides. L’un deux, c’est les amis, l’autre, les richesses et les biens ; et le troisième qui est fidèle, c’est excellence dans les actions. Tes richesses ne sortiront pas avec toi hors de tes palais ; ton ami viendra, mais seulement jusqu'à ta tombe. Seules les actions sont fidèles : fais d’elles ton refuge, car elles viendront avec toi dans les profondeurs du tombeau.

Auteur: Djalâl ad-Dîn Rûmî

Info: Sagesses et malices de la Perse

[ justesse ] [ pondération ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

érotisme

Rassurée, je fermai les yeux. Tina criait et tout mon corps était secoué de ces frissons que je connaissais. Puis les caresses se firent si profondes que... comment faisait-il? Je le regardai. Il m'avait ouvert les jambes et son visage était enfoncé entre mes cuisses ; il me caressait avec la langue. Bien sûr que je ne pouvais pas comprendre si je ne le regardais pas : ça, je ne pouvais pas le faire toute seule. Cette pensée me donna un frisson si profond que les cris de Tina se turent et c'est moi qui hurlait fort, plus fort qu'elle ne criait, elle, quand maman l'enfermait dans les cabinets...

Auteur: Sapienza Goliarda

Info: L'art de la joie

 

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autodestruction

Vous vivez lâchement, sans rêve, sans dessein,
Plus vieux, plus décrépits que la terre inféconde,
Châtrés dès le berceau par le siècle assassin
De toute passion vigoureuse et profonde.

Votre cervelle est vide autant que votre sein,
Et vous avez souillé ce misérable monde
D'un sang si corrompu, d'un souffle si malsain,
Que la mort germe seule en cette boue immonde.

Hommes, tueurs de Dieux, les temps ne sont pas loin
Où, sur un grand tas d'or vautrés dans quelque coin,
Ayant rongé le sol nourricier jusqu'aux roches,

Ne sachant faire rien ni des jours ni des nuits,
Noyés dans le néant des suprêmes ennuis,
Vous mourrez bêtement en emplissant vos poches.

Auteur: Leconte de Lisle Charles-Marie

Info: "Aux modernes"

[ poème ] [ décadence ] [ détestation ] [ sonnet ] [ misanthropie ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

ode océanique

Loin des ports, loin des terres

seul dans l'océan

tu m'as invité à m'aventurer sur ta vague -

à demeurer en mer pour l'éternité.



J'ignore encore 

ce qui m'empêcha alors

de plonger vers toi dans les profondeurs

Ecoute à présent le cri de mon coeur:



jamais je n'ai rien vu de plus ravissant

que ton corps marin délicieux et frémissant.

Jamais je n'ai entendu d'accords plus troublants

que ta voix qui résonne dans la tempête.

Voici la seule raison: la mort nous a toujours séparés.

Tu étais déesse, et moi

né au pays des mortels.

Auteur: Martinson Harry

Info: Le Livre des cent poèmes. Poèmes inédits. (Conservés à la bibliothèque universitaire d'Uppsala, département des manuscrits, fonds Martinson, cote 90)

[ vertige suicidaire ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

écriture

Cher Jean,

Non, le texte n’est toujours pas prêt. Que j’y travaille ou seulement y réfléchisse le travail est également lent.

Passer du “je” et du récit, au “cela” et aux autres (les aliénés) est une profonde métamorphose. Le têtard se défend avec des armes secrètes et n’a pas encore tout à fait succombé, quoique la grenouille lui vienne déjà de toutes parts.

Mais ce qui est proprement la “trouvaille” n’a plus guère de variations à subir.

Si je connaissais mieux la biologie des idées, je saurais dire le temps nécessaire pour le développement de celle-ci. Deux mois apparemment, peut-être trois encore.

J’espère qu’il en faudra moins à ton cœur pour revenir guéri. Bonnes vacances,

Henri

Mais tu ne regretteras pas ta patience. C’est toute la psychiatrie redigérée que tu recevras7.

Auteur: Michaux Henri

Info: Lettre à Jean Paulhan du 15 juillet 1959, à propos de son travail en vue de l'édition de "Connaissance par les gouffres" après ses expérimentations avec les drogues psychotropes comme la mescaline, le LSD et la psilocybine

[ création ] [ épistole ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

double

Soudain, d’entre les araignées noires et les blanches, un nuage de feu éclata et roula dans les profondeurs de l’abîme, obscurcissant toutes choses. Les régions inférieures devinrent noires comme un océan et soudain explosèrent en un terrible bruit. […]
Mon ami l’Ange remonta vers le moulin. Je restai seule et cette apparition se dissipa. Je me retrouvai assis au bord d’une plaisante rivière, au clair de lune, écoutant le chant d’un harpiste : "Celui qui jamais ne change d’opinion est pareil à l’eau stagnante : il engendre les serpents de l’Esprit."
Je me levai et cherchai le moulin. J’aperçus l’Ange qui, surpris, me demanda comment j’avais pu m’échapper.
Je répondis : "Tout ce que nous avons vu n’était dû qu’à ta métaphysique. Car, lorsque tu as fui, je n’ai plus vu qu’un joueur de harpe sur une rive, au clair de lune. A présent que nous avons vu mon destin dans l’éternité, me laisseras-tu te montrer le tien ?"

Auteur: Blake William

Info: Le Mariage du Ciel et de l'Enfer ; Le Livre de Thel ; L'Évangile Éternel

[ inconscient ]

 

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déclaration d'amour

Parfois, pendant mon existence solitaire il me semblait n'avoir que juste assez de vie pour savoir que je n'étais pas vivant ; car je n'avais pas d'épouse pour me tenir le coeur au chaud. Mais finalement tu m'as été révélée, dans l'ombre d'un isolement aussi profond que le mien. J'ai été de plus en plus attiré par toi et je t'ai ouvert mon coeur, tu es venue à moi et tu seras toujours là, à me chauffer le coeur et à ranimer ma vie par la tienne. Toi seule m'a appris que j'ai un coeur - toi seule as projeté une lumière dans mon âme, en profondeur, vers le haut et vers le bas. Toi seule m'as révélé à moi même ; car sans ton aide la meilleure connaissance que j'aurai eu de moi se fut bornée à connaître mon ombre - à la regarder vaciller sur le mur et à confondre ses fantaisies avec mes actions. Comprends tu ce que tu as fais pour moi ?

Auteur: Hawthorne Nathaniel

Info:

[ gratitude ]

 

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