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énonciation

Le "Je" ne se perçoit qu’en se prononçant dans une parole.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Note de la séance du 11 décembre 1952 rapportée par Marie de la Trinité

[ moi-je ] [ psychanalyse ] [ sujet de l'inconscient ] [ parler ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

réel-symbolique-imaginaire

Le parlêtre, c’est ce qui jouit de son symptôme. C’est dans la mesure où il parle qu’il est, mais ce n’est pas pour autant qu’il sait ce qu’il est. L’affect, lui, vient là où le signifiant fait défaut.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Séminaire, Livre XXIII : le sinthome, 18 nov 1975

[ parole ] [ sujet de l'inconscient ] [ irreprésentable ] [ jouissance. ]

 
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Ajouté à la BD par miguel

théâtre

[…] toutes les passions s’équivalent, toutes les passions sont également métonymiques. C’est le principe de la comédie de les poser comme telles, c’est-à-dire de centrer l’attention sur un "soi" qui croit entièrement à son objet métonymique. Dire d’ailleurs qu’il y croit, cela ne veut absolument pas dire qu’il y soit lié, car c’est aussi une des caractéristiques de la comédie que le "soi" du sujet comique, quel qu’il soit, en sort toujours absolument intact. Tout ce qui s’est passé pendant la comédie est passé sur lui comme l’eau sur les plumes d’un canard, quels que soient les paroxysmes auxquels il soit parvenu dans la comédie.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 18 décembre 1957

[ sujet de l'inconscient ] [ psychanalyse ] [ mécanisme ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

moi

Le fait fondamental que nous apporte l’analyse [...] c’est que l’ego est une fonction imaginaire. [...]

Si l’ego est une fonction imaginaire, il ne se confond pas avec le sujet. Qu’est-ce que nous appelons un sujet ? Très précisément, ce qui, dans le développement de l’objectivation, est en dehors de l’objet.

On peut dire que l’idéal de la science est de réduire l’objet à ce qui peut se clore et se boucler dans un système d’interactions de forces. L’objet, en fin de compte, n’est jamais tel que pour la science. Et il n’y a jamais qu’un seul sujet – le savant qui regarde l’ensemble, et espère un jour tout réduire à un jeu déterminé de symboles enveloppant toutes les interactions entre objets. [...]

Pendant l’analyse, par exemple d’un comportement instinctuel, on peut négliger un certain temps la position subjective. Mais cette position ne peut absolument pas être négligée quand il s’agit du sujet parlant. Le sujet parlant, nous devons forcément l’admettre comme sujet. Et pourquoi ? Pour une simple raison, c’est qu’il est capable de mentir. C’est-à-dire qu’il est distinct de ce qu’il dit.

Eh bien, la dimension du sujet parlant, du sujet parlant en tant que trompeur, est ce que Freud nous découvre dans l’inconscient.

Dans la science, le sujet n’est finalement maintenu que sur le plan de la conscience, puisque le x du sujet dans la science est au fond le savant. [...] Freud au contraire nous montre qu’il y a dans le sujet humain quelque chose qui parle, qui parle au plein sens du mot, c’est-à-dire quelque chose qui ment, en connaissance de cause, et hors de l’apport de la conscience. [...]

Du même coup, cette dimension ne se confond plus avec l’ego.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, Livre I", "Les écrits techniques de Freud (1953-1954)", éditions du Seuil, 1975, pages 301-302

[ discours de l'analyste ] [ discours scientifique ] [ différences ] [ sujet de l'inconscient ] [ subjectif-objectif ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

nom-du-père

Ce qui se passe au niveau de l’identification idéale, niveau où le père se fait préférer à la mère, point essentiel et point de sortie de l’œdipe, c’est quelque chose qui doit littéralement aboutir à la privation alors que tout ceci est tout à fait admissible et tout à fait conformisant. 

Encore que ce n’est jamais réalisé complètement chez la femme comme issue de l’œdipe, car il lui reste toujours ce petit arrière-goût - ce qui s’appelle le Penisneid - qui prouve donc que ça ne marche pas vraiment rigoureusement. Mais dans le cas où ça doit marcher, si nous nous en tenons à ce schéma, le garçon, lui, devrait être toujours châtré. Il y a donc quelque chose qui cloche, qui manque dans notre explication.

Essayons maintenant d’introduire la solution. La solution est celle-ci : c’est que le père, je ne dis pas dans la famille… dans la famille il est tout ce qu’il veut, il est une ombre, il est un banquier, il est tout ce qu’il doit être, il l’est ou il ne l’est pas, cela a toute son importance à l’occasion, mais ça peut aussi bien n’en avoir aucune …toute la question est de savoir ce qu’il est dans le complexe d’Œdipe. 

Eh bien, le père n’est pas un objet réel : même s’il doit intervenir en tant qu’ objet réel pour donner corps à la castration, il n’est pas un objet réel. Alors qu’est-ce qu’il est ? Il n’est pas uniquement non plus cet objet idéal, parce que du côté de cet objet il ne peut arriver que des accidents. Or quand même, le complexe d’Œdipe n’est pas uniquement une catastrophe puisque c’est le fondement et la base de notre relation à la culture, comme on dit. 

Alors naturellement, vous allez me dire : "Le père, c’est le père symbolique, vous l’avez déjà dit." Mais si je n’avais que cela à vous répéter... Je vous l’ai déjà assez dit pour ne pas vous l’apporter aujourd’hui. Ce que je vous apporte aujourd’hui, et ce qui justement permet d’apporter un peu plus de précision à cette notion de père symbolique, c’est ceci : le père est une métaphore.

Une métaphore, qu’est-ce que c’est ? Disons-le tout de suite pour le mettre sur le tableau, ce qui va nous permettre de rectifier les conséquences scabreuses du tableau. Une métaphore, je vous l’ai déjà expliqué, c’est un signifiant qui vient à la place d’un autre signifiant. Je dis : 

"Le père, dans le complexe d’Œdipe... même si cela doit ahurir les oreilles de certains, je dis exactement : ...le père est un signifiant substitué à un autre signifiant."

Et là est le ressort, et l’unique ressort essentiel du père en tant qu’il intervient dans le complexe d’Œdipe. Et si ce n’est pas à ce niveau que vous cherchez les carences paternelles, vous ne les trouverez nulle part ailleurs. La fonction du père dans le complexe d’Œdipe, est d’être un signifiant substitué au signifiant, c’est-à-dire au premier signifiant introduit dans la symbolisation, le signifiant maternel.

C’est pour autant que le père vient, selon la formule que je vous ai expliquée une fois être celle de la métaphore, vient à la place de la mère : S à la place de S’, qui est la mère déjà liée à quelque chose qui était x, c’est-à-dire quelque chose qui était le signifié dans le rapport de l’enfant à la mère [...].

La question est : où est le signifié ? "Qu’est-ce qu’elle veut, celle-là ? Je voudrais bien que ce soit moi qu’elle veuille, mais il est bien clair qu’il n’y a pas que moi qu’elle veut, il y a autre chose qui la travaille". Ce qui la travaille, c’est le x, c’est le signifié. En somme, pour vous résumer mon séminaire de l’année dernière, la question n’est pas dans les relations d’objet : mettre cela au centre de la relation d’objet, c’est pure bêtise. L’enfant est, lui, l’objet partiel. 

C’est parce que d’abord il est l’objet partiel qu’il est amené à se demander : "Qu’est-ce que ça veut dire qu’elle aille et qu’elle vienne ?". Ce signifié des allées et venues de la mère c’est le phallus. L’enfant, avec plus ou moins d’astuce, plus ou moins de chance, peut arriver très tôt à se faire phallus une fois qu’il a compris.

Mais la voie imaginaire n’est pas la voie normale, c’est d’ailleurs pour cela qu’elle entraîne ce qu’on appelle des fixations, et puis elle n’est pas normale parce qu’en fin de compte, comme je vous le dirai, elle n’est jamais pure, elle n’est pas complètement accessible, elle laisse toujours quelque chose d’approximatif et d’insondable, voire de duel, qui fait tout le polymorphisme de la perversion. 

Mais par la voie symbolique, c’est-à-dire par la voie métaphorique, […] c’est en tant que le père se substitue à la mère comme signifiant que va se produire ce résultat ordinaire de la métaphore, celui qui est exprimé dans la formule au tableau. 

Auteur: Lacan Jacques

Info: 15 janvier 1958

[ différence sexuelle ] [ sujet de l'inconscient ]

 

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