Citation
Catégorie
Tag – étiquette
Auteur
Info



nb max de mots
nb min de mots
trier par
Dictionnaire analogique intriqué pour extraits. Recherche mots ou phrases tous azimuts.  Outil de précision sémantique et de réflexion communautaire. Voir le mode d'emploi, la colonne "chaînes" et les autres rubriques explicatives. ATTENTION, faire une REINITIALISATION après  une recherche complexe. Et utilisez le nuage de corrélat... Lire la suite >>
Résultat(s): 12
Temps de recherche: 0.0348s

pouvoir

Pour mettre en place un gouvernement mondial, il est nécessaire de retirer des esprits leur individualisme, leur loyauté aux traditions familiales, leur patriotisme national, et leurs dogmes religieux.

Auteur: Chisholm George Brock

Info:

[ conservation ]

 

Commentaires: 0

nourriture

Dis-moi comment tu manges et je te dirais qui tu es! La façon dont vous mangez est un fidèle reflet de votre personnalité - avec ses forces et ses faiblesses -, de vos croyances, plus ou moins rationnelles, mais aussi de votre histoire familiale et personnelle. Vos comportements alimentaires trahissent encore votre adhésion à des traditions culturelles et religieuses ou votre rejet de celles-ci, votre appartenance à une communauté, un pays, une époque, une classe socio-économique. On y décèle votre parcours social, vos fidélités et vos révoltes.

Auteur: Apfeldorfer Gérard

Info: Maigrir, c'est dans la tête

[ attitude ]

 

Commentaires: 0

bon vieux temps

Autrefois, on n'avait qu'à se donner la peine de naître pour être arrivé. On naissait et l'on mourait bottier, magistrat, grand seigneur. On ne s'occupait guère des affaires de l'État ; on s'en reposait sur le roi. On n'avait pas non plus à songer aux siennes. Point d'autres soucis que de s'amuser comme on pouvait, une fois sa tâche faite : le peuple, en s'enivrant et en chantant "la Mère Godichon" ; les hommes d'esprit en faisant de l'esprit. Il faut se pousser à présent : vilain mot et triste affaire ! On n'a plus le temps de rire ; on n'y a plus le coeur. Chacun veut une place ou défend la sienne.

Auteur: Sarcey Francisque

Info: In "Le mot et la chose", éd. Paul Ollendorff, p. 207

[ arrivisme ] [ responsabilité ] [ ethos ] [ tradition familiale ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Benslama

judaïsme

J'affirme, donc, s'il le faut, face à la mort, que je suis né juif; que je n'ai jamais songé à m'en défendre ni trouvé aucun motif d'être tenté de le faire. [...] Etranger à tout formalisme confessionnel comme à toute solidarité prétendument raciale, je me suis senti, durant ma vie entière, avant tout et très simplement français. Attaché à ma patrie par une tradition familiale déjà longue, nourri de son héritage spirituel et de son histoire, incapable, en vérité, d'en concevoir une autre où je puisse respirer à l'aise, je l'ai beaucoup aimée et servie de toutes mes forces. Je n'ai jamais éprouvé que ma qualité de juif mît à ces sentiments le moindre obstacle.

Auteur: Bloch Marc

Info: Dans le testament qu'il rédige en 1943, quelques mois avant d'être torturé et de tomber sous les balles nazies

 

Commentaires: 0

femmes-hommes

C'est avec une vive inquiétude que Pyarimohan apprit l'incident. Si, à présent, les femmes se mettaient à lire et à écrire, pièces et romans feraient bientôt leur entrée à la maison, et il serait alors bien difficile de maintenir les règles de la vie familiale. Poussant sa réflexion plus avant, le jeune lettré avait élaboré une théorie des plus subtiles. Selon lui, le mariage parfait était le produit de l'association du pouvoir féminin et du pouvoir masculin. Mais à supposer que, par le biais de l'étude et de l'éducation, la position traditionnelle des femmes vînt à s'effacer, les formes du pouvoir ne seraient plus que masculines ; et le conflit au sein d'un double pouvoir masculin serait si destructeur que le mariage serait anéanti, et les femmes, condamnées au veuvage. Jusque-là, personne n'avait encore été en mesure d'ébranler cette théorie.

Auteur: Tagore Rabindranath

Info: Kabuliwallah, Le Cahier d'écolier

[ déséquilibre ] [ couple ]

 

Commentaires: 0

nuit

Sise du côté Yin dans la pensée chinoise, la lune est toujours associée aux retrouvailles familiales, au chagrin de l'amour, à la souffrance de la séparation, au mal du pays. La mi automne, jour où la lune est pleine est donc devenue, au fil des siècles, le moment symbolique et universel pour penser à tous ceux qui sont chers mais se trouvent loin. Où que l'on soit, on sort la nuit de la fête, on déguste des gâteaux de lune au clair de lune, on contemple la grosse perle lumineuse flottant dans le ciel sombre, et on se souvient de son pays natal, de ses parents, de ses enfants, de ses frères et soeurs, de ses amis, de son bien-aimé ou de sa belle qui ne sont pas à nos côtés mais qui contemplent la même perle lumineuse en même temps que nous, et pensent à nous.

Auteur: Ai Weiwei

Info: Une fille Zhuang

[ Asie ] [ tradition ]

 

Commentaires: 0

assujettissement tribal

Plus tard, une fois adulte, un enfant possédant ces dons [de qualités d’esprit supérieures] pourra faire preuve d’une extraordinaire perspicacité pour critiquer les idéologies diverses […] parce qu’il dispose dans ces cas-là de ses facultés intellectuelles intactes. Mai à l’intérieur du groupe auquel il appartient lui-même (un courant idéologique ou une école théorique, par exemple) qui reflète la situation familiale de l’enfance, cet être conservera une docilité naïve et une incapacité de critique qui semblent démentir les qualités brillantes qu’il montre par ailleurs. […] C’est ainsi par exemple que Martin Heidegger était tout à fait capable de se démarquer de la philosophie traditionnelle et d’abandonner ce faisant les maîtres de son adolescence tandis qu’il ne sut pas déceler les contradictions de l’idéologie hitlérienne qui devaient pourtant apparaître de façon évidente à son intelligence. C’est qu’il vouait à cette idéologie la fascination infantile et la fidélité qui n’autorisent pas la critique.

Auteur: Miller Alice

Info: C'est pour ton bien

[ nazisme ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

manger

De cette époque, je garde une recette que je n'ai jamais oubliée. Pour ma soeur et moi, il reste LE gâteau, la gâteau de mémé, le gâteau de notre enfance. [...] Je continue de le fabriquer pour les Noëls et anniversaires, une manière de célébrer un vestige, de perpétuer l'unique tradition familiale.
Une fois la fête passée, nous avons tout le loisir, ma soeur et moi, de déguster ce gâteau fabuleux au petit déjeuner, puis à tous les repas, puis au goûter, et ceci pendant plusieurs jours en mémoire de notre grand-mère, car sa teneur en calories défiant tous les records le rend indigeste pour d'autres estomacs que les nôtres... Voici de quoi se compose la chose:
Une purée de châtaignes mélangée de chocolat noir fondu, liés par une crème au beurre et de sucre à poids égal, puis de la poudre d'amande parfumée au kirsch. Le tout, décoré de cerneaux de noix, est mis au réfrigérateur une nuit (c'est le beurre qui fait prendre corps au bloc) et finalement nappé d'une crème anglaise (douze jaunes d'oeufs pour un litre de lait environ). Tout y est. C'est magnifique. Aucun être humain normal ne peut en ingurgiter plus de trois cuillères, nous, on vide un compotier sans problème. La nostalgie de l'enfance aurait-elle une influence sur les sucs gastriques ?
Ce gâteau, c'est tout le portrait de ma grand-mère, délicieux et lourd, rassurant à souhait et relativement dangereux pour les constitutions fragiles - gare au KO hépatique.

Auteur: Duperey Anny

Info: Le voile noir

[ recette ]

 

Commentaires: 0

involution

[Christopher] Lasch concevait le progrès comme le chas d'aiguille par lequel la rationalité abstraite du capitalisme est venue envahir tous les aspects de notre existence pour nous placer en état de banqueroute émotionnelle. Selon lui, l'idée de progrès se caractérise par deux composantes appartenant indissolublement à la même séquence historique engagée depuis le XVIIIe siècle.

D'un côté, il implique la levée de la condamnation morale de l'insatiabilité des désirs humains en tant que garantie de l'émancipation des liens de dépendance étroits des communautés familiales, claniques, villageoises ou de quartier, qui corsetaient ces désirs.

De l'autre, cette offensive contre toutes les formes d'autorité traditionnelle, qui encourageait, tout au moins au début, l'esprit critique et l'émancipation individuelle, s'est trouvée accompagnée de la création d'un marché universel de marchandises censé garantir le développement d'un progrès technique sans horizon temporel limité et l'accès de tous à un éventail de choix jadis réservé aux privilégiés.

Mais, par une ruse de la raison, loin d'aboutir à un raffinement sans cesse croissant des goûts et des plaisirs, les effets de ce marché universel furent au contraire un rétrécissement de l'imaginaire émancipateur et une homogénéisation des modes de vie dans une société de plus en plus soumise au règne de l'abstraction capitaliste.

En conclusion, le progrès a produit une catastrophe anthropologique en sécrétant un type de personnalité, le Narcisse, un type d'être à la mentalité servile et foncièrement dépendant du marché - nourricier- à la consommation. En somme, c'est sur la pente d'une nouvelle société hétéronome que nous a conduits le progrès.

Auteur: Beauchard Renaud

Info:

[ analyse ] [ résumé ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

évolution

Dans ces sociétés riches où les deux parents travaillent, où les familles éclatées sont banalisées, où la loi a du mal à être incarnée par les figures parentales, auprès de qui les enfants sont-ils amenés à prendre des repères stables ? L'affaiblissement des idéologies, la quasi-disparition du poids des valeurs religieuses traditionnelles, des rituels sociaux, des normes sociales et institutionnelles ne permettent plus d'étayer la fragilité de certains fonctionnements parentaux. Par ailleurs, le modèle dominant proposé en échange - celui de la réussite matérielle - n'offre pas d'alternatives pour une valorisation des limites. De plus en plus, tandis que dans les générations passées, les parents avaient tendance à s'identifier - plus ou moins bien certes - à leurs propres parents, les consultations thérapeutiques d'enfants laissent découvrir bien souvent des parents identifiés à leurs enfants. De ce fait, ils éprouvent de grandes difficultés à tenir leur place d'exigence et de limitation. Au sein de ces configurations familiales, l'immaturité infantile de l'enfant a de la peine à être reconnu et respectée.
Un tel parent ne parviendra pas à comprendre aisément que son attente n'est pas compatible avec la maturité de l'enfant. Le parent, en voulant être aimé inconditionnellement, ne permet pas à l'enfant de construire des limites structurantes.
Dans un contexte technologique et social où les divers écrans (télévision, ordinateur, console de jeux) ont pris le pas sur les jeux collectifs (cartes, jeux de société, etc.) et parfois même sur l'éducation, l'impact du virtuel sur le réel ne saurait être ignoré du point de vue du fonctionnement psychique. Dans cette dynamique où le pouvoir des images ne cesse de croître, le travail d'élaboration de la pensée n'est pas facilité. Lorsque la société fictionnelle décrite par Georges Orwell dans 1984 devient réalité, qu'advient-il pour le sujet ? Lorsque le pouvoir politique, pour asseoir sa suprématie, fait tout ce qu'il peut pour promouvoir les images au détriment de la langue ou de la pensée, que devient le sujet ? Dans le roman 1984, parmi les principes du Novlangue (langue universelle destinée à écraser les différences), on retient l'appauvrissement de la langue - rendant impossible l'expression ou la formulation des pensées subversives.
Lorsque la société dominante tente d'écraser les singularités, ce sont les limites qui s'estompes ou s'effacent."

Auteur: Estellon Vincent

Info: Les états limites

[ standardisation ]

 

Commentaires: 0