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despote

Qui, dans ses frontières, confisque la démocratie, purge l'appareil d'état, réprime l'opposition, muselle la presse, embastille les artistes, persécute les minorités et entre en guerre ouverte contre des pans entiers de la population afin d'être consacré le champion de l'islam politique ?

Qui, hors de ses frontières défie l'Amérique, rivalise avec la Russie, rackette l'Europe, couvre Daesh, poursuit les kurdes au Proche-Orient, envoie des mercenaires en Lybie, traque les arméniens dans le Caucase afin d'être couronné le patron de l'internationale islamiste ?

Qui se veut un nouveau sultan, se prétend un nouveau calife, entend restaurer l'empire Ottoman afin d'être considéré comme l'un des maître du jeu planétaire ?

La diabolisation dont il est l'objet réjouit Recep Tayip Erdogan. Il la réclame et l'encourage. Sa stratégie de provocation renforce son système d'intimidation. Elle n'est pourtant que le voile d'un mal plus ancien

Auteur: Colosimo Jean-François

Info: Le sabre et le turban

[ démocrature ] [ turquie ] [ géopolitique ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

géopolitique

Au sortir de l'URSS la Russie s'est retrouvée confrontée au consumérisme imbécile.
Pour comprendre la psychologie de Poutine, plaide l'expert Fédorovski, il faut revenir à l'histoire russe, marquée par l'horreur du communisme et par la honte subie quand, les Russes s'étant débarrassés de celui-ci, ont été humiliés par l'Occident qui, au lieu de contribuer à l'avènement d'une Russie prospère, n'a cessé de l'affaiblir en misant sur une oligarchie corrompue - qui au passage est la soeur jumelle des banksters de Wall-street et d'ailleurs. Ainsi, voir comment Poutine a stoppé les oligarques, hommes liges de la finance occidentale, fut un plaisir.
Il faut bien réaliser que Le niveau culturel en URSS était incontestablement supérieur à celui de l'occident, victime depuis trop longtemps que la culture de l'efficacité et du rendement.
A se demander si une société rigide et autocratique n'est pas meilleure pour un épanouissement intérieur.

Auteur: Mg

Info: 22 mai 2014

[ question ] [ dictature ]

 

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idiome

C’était bien plus que cela. Au-delà des frontières établies de façon artificielle par des hommes, il restait quelque chose de plus fondamental : une terre qui ne se préoccupait que très rarement des échelles supérieures de la géopolitique, et que personne, pas même des autocrates, ne pourrait enlever.

Il n'y avait qu'à voir comment une culture bafouée dormait en chacun des êtres, attendant d'être délivrée de son supplice et libre au grand jour. Dans chaque foyer, alors que la langue ukrainienne avait été interdite, on s’échangeait des histoires de cosaques, on riait en ukrainien, on rêvait en ukrainien.

L'autre langue était celle de l'administration, l'officielle. On gardait l'officieuse pour les échanges importants, nos joies, l'intime.

On faisait l'amour en ukrainien. Quand une langue permet à deux êtres de s’aimer, toutes celles qui n'ont pas reçu ce rôle peuvent s'en aller un jour.

Auteur: Koszelyk Alexandra

Info: L'Archiviste

[ rassembleur ] [ refuge ] [ communautaire ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

géopolitique

La Russie a rejeté l’Occident et a anxieusement cherché sa propre voie, que ça soit du temps de la Russie kiévienne, de la Russie moscovite, de l’empire des Romanov, ou de l’Union Soviétique. Les USA incarnent aujourd’hui clairement tout ce que la Russie a obstinément refusé siècle après siècle. Cet individualisme, ce matérialisme au jour le jour (subjectif), cet égoïsme et cette hypocrisie sont une fausse liberté. Le sens de l’histoire de la Russie consiste à saisir ce complexe social et à le surmonter. Le libéralisme était inacceptable pour les monarchistes, pour les bolcheviks, pour les soviétiques, pour les intellectuels du "siècle d’argent" (voir A. Etkinda), et pour les traditionalistes orthodoxes à divers degrés. Les USA représentent le libéralisme dans sa forme définitive. Si le rejet du libéralisme au cours des siècles est l’essence de l’identité russe, cela signifie que la Russie s’identifie aujourd’hui à l’anti-américanisme. Par conséquent, nous détestons l’Amérique.

Auteur: Douguine Alexandre

Info: Le prophète de l'eurasisme, p. 340

[ anti-américanisme ] [ états-unis ]

 

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géopolitique

Le Chine est la main invisible derrière Poutine. C'est elle qui finance la guerre. Environ la moitié des réserves d'or et de devises des russe sont désormais contrôlées par les États-Unis et par l'Occident, Poutine ne peut pas y avoir accès. Mais pour l'autre moitié les Chinois peuvent en fournir accès et ils le font... Le commerce et l'achat d'approvisionnements énergétiques à long terme ont sapé nos sanctions puisque Poutine a quelqu'un avec lui pour les cinq prochaines années ou plus, bref le soutien de la Chine est tout simplement crucial pour Poutine.

Je crois que les Chinois pourraient arrêter la guerre sur un seul appel téléphonique. Comme si le banquier vous appelait personnellement... jusqu'à présent, cela ne se produit pas... Il est probable que la seule façon pour aller dans notre sens et qu'il y ait des sanctions américaines contre la Chine... En tout cas la guerre continuera tant que le banquier ne lance pas cet appel.

Auteur: Pillsbury Michael Paul

Info: foxnews.com, 10 avril 2022

[ eurasie ] [ orient-occident ] [ pouvoir financier ] [ ukraine 2022 ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

nations individus

La géopolitique est finalement l'étude de l'équilibre entre les options et les limitations. La géographie d'un pays détermine en grande partie les vulnérabilités auxquelles il est confronté et les outils dont il dispose. (...)

Les pays dont le territoire est plat - pensez à la Pologne ou à la Russie - ont plus de facilité à construire des infrastructures et s'enrichissent donc plus rapidement, mais ils se retrouvent également à la merci des invasions. Cela nécessite d'importantes armées permanentes, mais le simple fait de tenter de gagner un peu de sécurité déclenche automatiquement l'angoisse et la paranoïa chez les voisins. (...)

Les pays disposant de rivières navigables - la France et l'Argentine en sont de bons exemples - commencent la partie avec cette  'infrastructure' déjà intégrée.  Une facilité de transport interne qui rend ces nations non seulement socialement unifiées, riches et cosmopolites, mais aussi suffisantes. Elles ont la fâcheuse habitude de se surestimer et ont donc tendance à se surcoter.

Auteur: Zeihan Peter

Info:

[ identités communautaires ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

Nord-sud

Nelson Mandela, dirigeant historique de la lutte contre l’apartheid fut emprisonné durant vint-sept longues années par la justice sud-africaine pour s’être opposé à leurs institutions racistes. A sa libération il devint le symbole de la lutte pour l’égalité raciale et en tant que tel était bien placé pour choisir ses alliés.
C’est ce que lui reproche un jour le journaliste américain Ken Adelman lors d’une conférence télévisée durant la visite de Mandela aux Etats-Unis. Le journaliste fustige l’ancien Chef d’Etat sur les Droits de l’Homme en dénonçant ses amitiés avec Kadhafi, Arafat et Castro. Sous-entendus qui sont comme autant de flèches décochées à Madiba, qui écoute religieusement son interlocuteur sans l’interrompre ni même broncher.
Il prend ensuite la parole avec grand calme et détermination et mouche Adelman.
- Ces pays sont nos amis, ils nous ont aidé, pas seulement en théorie. Nous sommes une entité indépendante et ce n'est pas parce que d'autres pays veulent que nous ayions les mêmes ennemis qu'eux que nous leur obéirons.

Auteur: Mandela Nelson

Info: C'est bien la prétention des gouvernements occidentaux que Mandela montre ici du doigt.

[ géopolitique ]

 

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islam

La différence entre l'Orient et l'Occident, c'est la Turquie. Je ne sais pas si elle est le résultat de la soustraction, mais je suis sûr que la distance qui les sépare est grande comme elle. Nous, c'était là que nous vivions. Dans un pays où les politiciens, à la télévision, rappelaient tous les jours l'importance de la géopolitique. Au début, je ne savais pas comment comprendre. Cela voulait-il dire que notre pays était comme un bâtiment délabré devant lequel s'arrête en pleine nuit un autobus à l'intérieur ténébreux et aux phares éblouissants ? Qu'il est un immense pont de 1 565 kilomètres de long sur le Bosphore. Un pont géant infligé aux habitants de ce pays. Un vieux pont entre l'Orient aux pieds nus et l'Occident bien chaussé, sur lequel passe tout ce qui est illégal. Tout cela me chiffonnait. Et en particulier ces gens que l'on appelle les clandestins...Nous faisions tout notre possible pour qu'ils ne nous restent pas en travers du gosier. Nous avalions notre salive et nous expédions tout le contingent là où il voulait aller... Commerce d'une frontière à l'autre...D'un mur à l'autre...

Auteur: Günday Hakan

Info: Encore

[ christianisme ] [ transit ]

 

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géographie

La langue courante confond souvent la province de Hollande avec l’État des Pays-Bas. Cette confusion tient à la puissance hollandaise, la plus riche et la plus influente des provinces (Amsterdam, Rotterdam, La Haye, Delft, Leyde et Haarlem sont hollandaises). Plus au sud, la "Plaine de Flandres" s'étale entre Calais à l'ouest, Douai au sud, et l'estuaire de l'Escaut à l'est, en Belgique. Le langage courant a pu aussi parler de la Flandre pour désigner l'ensemble des Pays-Bas. La chose n'est pas incongrue tant les dialectes flamands sont cousins du néerlandais. Pour ajouter à la confusion, les parties francophones de l'espace géographique flamand ont pu être nommées "Flandre gallicane", "Flandre d'Artois", voire "Flandre wallonne". Le mot Flandre, qui donne Vlaam ou Vlaanderen selon la région, vient du germano-frison flām, soit un lieu inondé, détrempé, embourbé. Quant à la Hol-land, c’est le pays creux et marécageux. Du sud au nord, la toponymie des Pays d'embas baigne dans l'eau. Hazebrouck est le marais du lièvre. Lille, comme sa prononciation l'indique (l’île), est entourée d'eau. Le dam d'Amsterdam renvoie aux digues, Alkmaar est une étendue d'eau et Heerenveen rappelle la tourbe (veen).

Auteur: PMO Pièces et main-d'oeuvre

Info: http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/pays-bas_1_2_3.pdf

[ étymologie ] [ géopolitique ] [ Europe ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

géopolitique

En regardant le monde dans son ensemble, la dérive depuis de nombreuses décennies n'a pas été vers l'anarchie, mais vers la réimposition de l'esclavage. Nous n'allons peut-être pas passer par une crise générale, mais par une époque aussi horriblement stable que les empires esclaves de l'antiquité. La théorie de James Burnham a été beaucoup discutée, mais peu de gens ont déjà considéré ses implications idéologiques, c'est-à-dire le genre de vision du monde, le genre de croyances et la structure sociale qui prévaudraient probablement dans un état à la fois invincible et dans un état permanent de "guerre froide" avec ses voisins. Si la bombe atomique s'avérait quelque chose de peu coûteux et facile à fabriquer comme une bicyclette ou un réveil, elle aurait pu nous plonger dans la barbarie, mais cela pourrait, d'autre part, signifier la fin de la souveraineté nationale et de l'état policier hautement centralisé. Si, comme cela semble être le cas, c'est un objet rare et coûteux et aussi difficile à produire qu'un porte-avion, il est plus probable que cela mette fin aux guerres à grande échelle au prix de prolonger indéfiniment une "paix qui n'est pas une paix".

Auteur: Orwell George

Info: À propos de James Burnham dans "Vous et la bombe atomique", Tribune du 19 octobre 1945, cité comme la première utilisation documentée de l'expression "guerre froide"

[ vingtième siècle ]

 

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