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primates

Les aspirants à la position la plus haute dans un groupe de chimpanzés passent beaucoup de temps à embrasser, taper sur le dos et bisouiller les bébés. Le mâle alpha conquiert habituellement sa position non pas par une force physique supérieure, mais parce qu'il dirige une coalition grande et stable.

Les coalitions jouent un rôle central non seulement au cours des luttes ouvertes pour la position alpha, mais dans presque toutes les activités au jour le jour. Les membres d'une coalition passent plus de temps ensemble, partagent la nourriture et s'entraident.

Il existe des limites claires à la taille des groupes qui peuvent se former et se maintenir ainsi. Pour que ça marche, tous les membres du groupe doivent se connaître intimement. Deux chimpanzés qui ne se sont jamais rencontrés ne sauront pas s'ils peuvent se fier l'un à l'autre, si cela vaut la peine de s'entraider, et lequel est le plus haut placé.

Dans les conditions naturelles, une troupe typique de chimpanzés compte entre 20 et 50 individus. Si le nombre de chimpanzés d'une troupe augmente, l'ordre social se déstabilise au point de déboucher finalement sur une rupture et sur la formation par certains éléments d'une nouvelles troupe.

Auteur: Yuval Noah Harari

Info: Sapiens, tome 1 : La naissance de l'humanité

[ politiques ] [ singes ] [ éthologie ] [ communautaire ]

 

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systèmes politiques

À la fin du XXe siècle, les démocraties surpassaient généralement les dictatures parce qu’elles étaient plus douées en matière de traitement des données. La démocratie diffuse le pouvoir de traiter l’information et de prendre des décisions entre de nombreuses personnes et institutions, alors que la dictature concentre l’information et le pouvoir en un seul endroit. Compte tenu de la technologie du XXe siècle, il était inefficace de concentrer trop d’informations et de pouvoir en un seul endroit. Personne n’avait la capacité de traiter toutes les informations assez rapidement et de prendre les bonnes décisions. C’est en partie la raison pour laquelle l’Union soviétique a pris des décisions bien pires que les États-Unis et pourquoi l’économie soviétique était loin derrière l’économie américaine.

Cependant, l’IA pourrait bientôt faire pencher la balance dans la direction opposée. L’IA permet de traiter d’énormes quantités d’informations de manière centralisée. En effet, l’IA pourrait rendre les systèmes centralisés bien plus efficaces que les systèmes diffus, car l’apprentissage automatique fonctionne mieux lorsqu’il peut analyser davantage d’informations. Si vous concentrez toutes les informations relatives à un milliard de personnes dans une seule base de données, en faisant abstraction de toute préoccupation de confidentialité, vous pouvez former des algorithmes bien meilleurs que si vous respectez la vie privée des individus et n’avez dans votre base de données que des informations partielles sur un million de personnes. Par exemple, si un gouvernement autoritaire ordonne à tous ses citoyens de faire analyser leur ADN et de partager toutes leurs données médicales avec une autorité centrale, il obtiendrait un immense avantage en matière de génétique et de recherche médicale par rapport aux sociétés dans lesquelles les données médicales sont strictement privées. Le principal handicap des régimes autoritaires du XXe siècle – la tentative de concentrer toutes les informations en un seul endroit – pourrait devenir leur avantage décisif au XXIe siècle.

Auteur: Yuval Noah Harari

Info: 21 Lessons for the 21st Century

[ question ] [ post néo libéralisme ] [ top-down ]

 

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zen

Selon le bouddhisme, la racine de la souffrance ne réside ni dans la douleur, ni dans la tristesse, ni même dans le sentiment d'absurdité. La véritable racine de la souffrance est plutôt cette quête incessante et vaine de sensations éphémères, qui nous plonge dans un état constant de tension, d'agitation et d'insatisfaction. Du fait de cette quête, l'esprit n'est jamais satisfait. Même lorsqu'il éprouve du plaisir, il n'est pas content, car il craint que cette sensation ne disparaisse bientôt et aspire à ce qu'elle perdure et s'intensifie. La libération de la souffrance ne s'acquiert pas par l'expérience de tel ou tel plaisir passager, mais plutôt par la compréhension de la nature impermanente de toutes nos sensations et par le renoncement à les désirer. Tel est le but des pratiques de méditation bouddhistes. En méditation, il s'agit d'observer attentivement son esprit et son corps, de prendre conscience de l'apparition et de la disparition incessantes de toutes nos sensations et de réaliser combien il est vain de les poursuivre. Lorsque cette quête cesse, l'esprit devient profondément détendu, clair et apaisé. Toutes sortes de sensations continuent d'apparaître et de disparaître – joie, colère, ennui, désir – mais une fois que l'on cesse de désirer des sensations particulières, on atteint la plénitude. On peut simplement les accepter telles qu'elles sont. On vit dans le moment présent au lieu de fantasmer sur ce qui aurait pu être. La sérénité qui en résulte est si profonde que ceux qui passent leur vie à la poursuite frénétique du plaisir peuvent à peine l'imaginer. C'est comme un homme qui, des décennies durant, se tient debout sur le rivage, embrassant certaines " bonnes " vagues et essayant de les empêcher de se dissiper, tout en repoussant les " mauvaises " vagues pour les tenir à distance. Jour après jour, cet homme reste sur la plage, se rendant fou par cet exercice vain. Finalement, il s'assoit sur le sable et laisse simplement les vagues aller et venir à leur guise. Quel calme ! 

Auteur: Yuval Noah Harari

Info: Sapiens : Une brève histoire de l'humanité

[ oubli de soi ] [ recul ]

 

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