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dialectique
[…] comme cette exposition n’a pour objet que le savoir dans le processus de son apparition phénoménale, elle ne semble pas être elle-même la science libre qui se meut dans sa figure caractéristique propre, mais peut être prise, de ce point de vue, comme la voie que suit la conscience naturelle dans sa marche insistante vers le savoir vrai ; ou comme l’itinéraire de l’âme parcourant la série de ses configurations comme autant de stations préimplantées pour elle par sa propre nature, afin de se purifier progressivement jusqu’à devenir esprit, en parvenant, par la découverte et expérience complète de soi, à la connaissance de ce qu’elle est en soi-même.
La conscience naturelle s’avérera n’être que concept du savoir, ou encore, être un savoir non réel. Mais dès lors qu’immédiatement elle se prend au contraire pour le savoir réel, cette voie aura pour elle une signification négative, et elle considérera au contraire ce qui est la réalité du concept comme une perte de soi-même ; car sur cette voie-là, elle perd la vérité qui est la sienne. C’est pourquoi cette voie peut être considérée comme la voie du doute, ou à plus proprement parler, comme voie de désespoir […]. […] cette voie est l’intelligence consciente de la non-vérité du savoir dans son apparition phénoménale, pour lequel le plus réel est ce qui au contraire n’est, en vérité, que le concept non réalisé.
Auteur:
Hegel Georg Wilhelm
Années: 1770 - 1831
Epoque – Courant religieux: préindustriel
Sexe: H
Profession et précisions: philosophe idéaliste
Continent – Pays: Europe - Allemagne
Info:
La Phénoménologie de l'esprit, Flammarion, Paris, trad. Jean-Pierre Lefebvre, 2012, page 119
[
absolu
]
[
progression
]
[
écart
]
[
faille
]
[
étape
]
chair-esprit
Le cerveau et la moelle épinière peuvent être considérés comme la présence immédiate demeurant en soi - la présence non objectale, et qui ne va pas non plus au-dehors - de la conscience de soi. Dans la mesure où le moment de l'être, que cet organe a, est un "être pour autre chose", est existence, cet être est un être mort, il n'est plus présence de la conscience de soi. Mais cet "être en soi-même" est, selon son concept, une fluidité où les cercles qui se dessinent à sa surface se dissolvent immédiatement, et où aucune différence ne s'exprime comme différence "qui est". Dans le même temps, de même que l'esprit lui-même n'est pas une chose abstraitement simple, mais un système de mouvements où il se différencie en moments, tout en demeurant lui-même libre au sein de cette différenciation, et de même qu'il articule en général son corps en différents dispositifs, et qu'un seul élément individuel en détermine chaque partie singulière, on peut également se représenter que "l'être" fluide de son être "en soi-même" est un être articulé ; et il semble qu'il faille bien se le représenter ainsi, parce que "l'être" réfléchi en soi de l'esprit dans le cerveau n'est lui-même à son tour qu'un élément médian de son essence pure et de son articulation corporelle, élément médian qui, ainsi, du fait de la nature de l'une et de l'autre, et donc du côté de cette dernière, doit avoir à son tour chez lui aussi l'articulation "qui est".
Auteur:
Hegel Georg Wilhelm
Années: 1770 - 1831
Epoque – Courant religieux: préindustriel
Sexe: H
Profession et précisions: philosophe idéaliste
Continent – Pays: Europe - Allemagne
Info:
In "Phénoménologie de l'esprit", éd. Flammarion, p. 278
[
triade
]
[
philosophie
]
[
hypothèse
]
cycle
Dans le cours de l'histoire, le moment de la conservation d'un peuple, d'un État, des sphères subordonnées de sa vie, est un moment essentiel. C'est ce qui est assuré par l'activité des individus qui participent à l'oeuvre commune et concrétisent ses différents aspects. Mais il existe un autre moment : c'est le moment où l'ordre existant est détruit parce qu'il a épuisé et complètement réalisé ses potentialités, parce que l'histoire et l'Esprit du Monde sont allés plus loin. Nous ne parlerons pas ici de la position de l'individu à l'intérieur de la communauté, de son comportement moral et de ses devoirs. Ce qui nous intéresse, c'est seulement l'Esprit avançant et s'élevant à un concept supérieur de lui-même. Mais ce progrès est intimement lié à la destruction et la dissolution de la forme précédente du réel, laquelle a complètement réalisé son concept. Ce processus se produit selon l'évolution interne de l'Idée, mais, d'autre part, il est lui-même produit par les individus qui l'accomplissent activement et qui assurent sa réalisation.
C'est le moment justement où se produisent les grands conflits entre les devoirs, les lois et les droits existants et reconnus, et les possibilités qui s'opposent à ce système, le lèsent, en détruisent le fondement et la réalité, et qui présentent aussi un contenu pouvant paraître également bon, profitable, essentiel et nécessaire. Ces possibilités deviennent dès lors historiques ; elles contiennent un universel d'une autre espèce que celui qui est à la base de l'existence du peuple ou de l'État. Cet universel est un moment de l'Idée créatrice, un moment de l'élan de la vérité vers elle-même.
Auteur:
Hegel Georg Wilhelm
Années: 1770 - 1831
Epoque – Courant religieux: préindustriel
Sexe: H
Profession et précisions: philosophe idéaliste
Continent – Pays: Europe - Allemagne
Info:
La Raison dans l'histoire
[
bascule
]
[
société
]
[
décadence
]
science
[…] ce qui fait l’individu, c’est que, dans le rapport à autre chose, il se conserve. Mais ce qui n’est pas capable de cela, et devient chimiquement autre chose que ce qu’il est empiriquement, trouble la connaissance et la plonge dans le même conflit quand il s’agit de savoir si elle doit se tenir à l’un ou l’autre côté, étant donné que la chose elle-même n’est pas quelque chose qui demeure identique, et que chez elle ces côtés se disjoignent. […] Si donc, d’un côté, la déterminité vainc l’universel, dans lequel elle a son essence, celui-ci, en revanche, conserve tout aussi bien, par ailleurs, sa domination et maîtrise sur elle, pousse la déterminité à sa limite, et là, mélange ses différences et ses essentialités. L’observation qui les tenait bien comme il faut les unes à l’écart des autres et pensait détenir en elles quelque chose de solide, voit un principe gagner sur l’autre, voit se former des transitions et des confusions, y voit relié ce qu’elle prenait d’abord pour absolument séparé, et voit séparé ce qu’elle escomptait relié ; en sorte que cette attitude de ferme attachement à l’être tranquille et demeurant identique à soi ne peut ici, précisément dans ses déterminations les plus générales – savoir, par exemple, quelles sont les caractéristiques essentielles de l’animal, de la plante - , que se voir taquinée par des instances qui lui dérobent toute détermination, rendent muette l’universalité à laquelle elle s’était élevée, et la rabaisser à l’observation et à la description sans pensée.
[…] c’est pourquoi la raison doit bien plutôt progresser de la déterminité passive et molle, qui avait l’apparence de la permanence, à l’observation de celle-ci telle qu’elle est en sa vérité, qui est de se référer à son contraire.
Auteur:
Hegel Georg Wilhelm
Années: 1770 - 1831
Epoque – Courant religieux: préindustriel
Sexe: H
Profession et précisions: philosophe idéaliste
Continent – Pays: Europe - Allemagne
Info:
La Phénoménologie de l'esprit, Flammarion, Paris, trad. Jean-Pierre Lefebvre, 2012, pages 242-243
[
définition
]
[
propriétés mouvantes
]
[
théorie-pratique
]
[
complexité
]
[
devenir
]
[
dynamisme
]
océan
La mer, donne d'une façon générale naissance à un type de vie spécial. L'élément indéterminé nous donne l'idée de l'illimité et de l'infini, et l'homme, en se sentant au milieu de cet infini, en tire courage pour dépasser le limité. La mer elle-même est ce qui n'a pas de bornes et ne tolère pas, comme la terre ferme, les pacifiques délimitations en cités. La terre, la plaine fluviale, fixe l'homme au sol. Sa liberté est ainsi restreinte par un immense ensemble de liens. Mais la mer le conduit au delà de cette limitation. La mer éveille le courage, elle invite l'homme à la conquête, au brigandage, mais aussi au gain et à l'acquisition.
(...)
La mer éveille le courage. Ceux qui la sillonnent pour acquérir vie et richesse doivent chercher leur gains à travers le danger, ils doivent être courageux, risquer et mépriser vie et richesse. Le penchant vers la richesse est donc élevé, comme on l'a dit, grâce à la mer, à quelque chose de courageux et de noble. La mer suscite ensuite la ruse, car l'homme y doit combattre un élément qui semble se soumettre tranquillement à tout, qui s'adapte à toutes les formes, et qui pourtant est terrible. Le courage y est essentiellement lié à l'intelligence, qui est la ruse suprême. C'est précisément la faiblesse de l'élément, cette façon qu'il a de céder, cette mollesse, qui cachent le plus grand danger. Le courage en face de la mer doit être ruse, car il a affaire à l'élément le plus rusé, le moins sûr et le plus menteur. Cette immense étendue est parfaitement molle, car elle ne résiste à aucune pression, même pas au souffle; elle paraît infiniment innocente, soumise, aimable et câline, et c'est justement cette facilité qui transforme la mer en élément le plus dangereux et le plus puissant.
Auteur:
Hegel Georg Wilhelm
Années: 1770 - 1831
Epoque – Courant religieux: préindustriel
Sexe: H
Profession et précisions: philosophe idéaliste
Continent – Pays: Europe - Allemagne
Info:
La Raison dans l'Histoire
[
aventure
]
[
tridimensionnalité
]
philosophie
On sait que cette liberté de la conscience de soi, en surgissant dans l’histoire de l’esprit comme phénomène conscient de soi, s’est appelée Stoïcisme. Celui-ci a pour principe que la conscience soit essence pensante, et que rien pour celle-ci n’ait d’essentialité, ou ne soit vrai et bon pour elle, que pour autant que la conscience s’y comporte comme une essence pensante.
L’expansion de la vie, sa singularisation et son intrication multiple et se différenciant en soi, sont l’objet à l’égard duquel le désir et le travail sont en action. Cette activité multiple s’est désormais rétractée en la différenciation simple qui est dans le pur mouvement de la pensée. Ce qui a désormais essentialité, […] [c’est] uniquement la différence qui est une différence pensée, ou qui immédiatement n’est pas différente de moi. Cette conscience est ainsi négative face au rapport de maîtrise et de servitude ; son activité ne consiste pas à avoir dans la domination sa vérité chez l’asservi, ni à l’avoir comme asservi dans la volonté du maître et dans le fait de le servir, mais à être libre, aussi bien sur le trône que dans les chaînes, et dans toute espèce de dépendance de son existence singulière, et à conserver pour soi l’état d’absence vitale qui constamment se retire du mouvement de l’existence, de l’efficience active comme de la passivité, dans le pure essentialité de la pensée. L’entêtement, c’est la liberté qui s’est fixée à une singularité et demeure en arrêt à l’intérieur de la servitude, tandis que le stoïcisme est la liberté qui revient toujours immédiatement depuis celle-ci et fait retour dans le pure universalité de la pensée ; qui ne pouvait surgir comme forme universelle de l’esprit du monde que dans un temps d’universelle peur et servitude, mais aussi de culture universelle, qui avait fait monter la pratique formative jusqu’à la pensée.
Auteur:
Hegel Georg Wilhelm
Années: 1770 - 1831
Epoque – Courant religieux: préindustriel
Sexe: H
Profession et précisions: philosophe idéaliste
Continent – Pays: Europe - Allemagne
Info:
La Phénoménologie de l'esprit, Flammarion, Paris, trad. Jean-Pierre Lefebvre, 2012, pages 207-209
[
résumé
]
[
caractéristiques
]
connaissance
La conscience, en effet, est d’une part conscience de l’objet, et d’autre part conscience de soi-même : conscience de ce qui à ses yeux est le vrai, et conscience du savoir qu’elle en a. Dès lors que l’un et l’autre sont pour cette même conscience, elle est elle-même leur comparaison ; c’est pour cette même conscience qu’il advient que le savoir qu’elle a de l’objet correspond ou non à celui-ci. Certes, l’objet semble n'être pour elle que tel qu’elle le sait ; on dirait qu’elle semble ne pas pouvoir passer derrière lui pour voir comment celui-ci est, non pour cette même conscience, mais tel qu’il est en soi, et donc ne pas pouvoir vérifier sur lui son savoir. Mais précisément, dans le fait même qu’elle ait tout simplement savoir d’un objet, est déjà donnée cette différence qu’il y a à ses yeux quelque chose qui est l’en soi, mais que le savoir, ou l’être de l’objet pour la conscience, est un autre moment. C’est sur cette distinction, déjà présente et donnée, que repose la vérification. Si les deux choses dans cette comparaison ne se correspondent pas l’une à l’autre, la conscience semble devoir changer son savoir pour l’adapter à l’objet, mais dans la modification du savoir, en fait, c’est également l’objet lui-même qui change pour elle : car le savoir déjà existant était essentiellement un savoir de l’objet ; avec le savoir, l’objet aussi devient un autre, car il appartenait essentiellement à ce savoir. Il advient donc ainsi à la conscience que ce qui pour elle, antérieurement, était l’en soi, n’est pas en soi, ou encore, que cela n’était en soi que pour elle. […]
Ce mouvement dialectique que la conscience exerce à même soi, aussi bien à même son savoir qu’à même son objet, dans la mesure où le nouvel objet vrai en surgit pour elle, est à proprement parler ce qu’on appelle expérience […].
Auteur:
Hegel Georg Wilhelm
Années: 1770 - 1831
Epoque – Courant religieux: préindustriel
Sexe: H
Profession et précisions: philosophe idéaliste
Continent – Pays: Europe - Allemagne
Info:
La Phénoménologie de l'esprit, Flammarion, Paris, trad. Jean-Pierre Lefebvre, 2012, pages 124-125
[
sujet-objet
]
[
concept
]
[
essence
]
[
différence
]
[
négativité
]
[
pour soi
]
[
définition
]
dialectique
On nous montre le Maintenant ; ce Maintenant-ci. Maintenant ; dès lors qu’il nous est montré, il a déjà cessé d’être ; le Maintenant qui est, est un autre Maintenant que celui qui est montré, et nous voyons que le Maintenant est précisément ceci, qui consiste, en étant, à n’être déjà plus. Le Maintenant, tel qu’il nous est montré, est un Maintenant qui a été ; et c’est cela sa vérité ; il n’a pas la vérité de l’être. Donc il est certes bien vrai qu’il a été. Mais ce qui a été n’est pas en fait une essence. Ce qui a été n’EST pas, et c’est de l’être qu’il s’agissait.
Nous ne voyons donc dans ce désignement qu’un mouvement, qui se déroule comme suit : 1. Je désigne le Maintenant, il est asséré comme étant le vrai ; mais je le montre comme quelque chose qui a été, ou comme quelque chose qui est aboli, j’abolis la première vérité, puis : 2. J’affirme maintenant comme la seconde vérité que ce quelque chose a été, est aboli. 3. Mais ce qui a été n’est pas ; j’abolis l’avoir-été ou l’être-aboli, c’est-à-dire la deuxième vérité, nie, ce faisant, la négation du Maintenant, et reviens ainsi à la première assertion : que Maintenant est. Le Maintenant et le désignement du Maintenant sont donc faits de telle manière que ni le Maintenant ni le désignement du Maintenant ne sont une chose simple immédiate, mais un mouvement qui comporte divers moments ; […] le ceci est aboli : et cet être-autre, ou cette abolition du premier, est aboli à son tour, et donc est revenu au premier moment. Mais ce premier moment réfléchi en lui-même n’est plus exactement le même que ce qu’il était primitivement, savoir, un moment immédiat ; il est au contraire justement quelque chose de réfléchi en soi, un moment simple qui demeure dans l’être-autre ce qu’il est ; un Maintenant qui est absolument un grand nombre de Maintenant, et c’est là le Maintenant véritable. […] Le désignement est donc lui-même le mouvement qui énonce ce que le Maintenant est en vérité ; savoir, un résultat, ou encore, le résumé d’une pluralité de Maintenant ; et désigner, c’est apprendre, faire l’expérience que Maintenant est quelque chose d’universel.
Auteur:
Hegel Georg Wilhelm
Années: 1770 - 1831
Epoque – Courant religieux: préindustriel
Sexe: H
Profession et précisions: philosophe idéaliste
Continent – Pays: Europe - Allemagne
Info:
La Phénoménologie de l'esprit, Flammarion, Paris, trad. Jean-Pierre Lefebvre, 2012, pages 136-137
[
être-étant
]
[
triade
]
[
médiation
]
[
réflexivité
]
[
universalité
]
[
concept
]
civilisation
La communauté, la loi supérieure publiquement en vigueur sous le soleil, a sa dimension vivante effective dans le gouvernement, comme ce en quoi elle est individu. Ce gouvernement est l’esprit effectif réfléchi en soi, le Soi-même simple de la substance éthique tout entière. Cette force simple permet certes à l’essence de s’étendre dans toute son articulation et de donner à chaque partie pérexistence et être pour soi propre. L’esprit y a sa réalité ou son existence, et la famille est l’élément de cette réalité. Mais il est en même temps la force du tout qui rassemble de nouveau ces parties en l’Un négatif, leur donne le sentiment de leur non-autonomie et les maintient dans la conscience de n’avoir leur vie que dans le tout. La communauté peut donc bien, d’un côté, s’organiser dans les systèmes de l’autonomie personnelle et de la propriété, du droit des personnes et du droit concernant les choses ; et, pareillement, les modes de travail en vue des fins d’abord singulières – du rapport et de la jouissance – peuvent bien s’articuler et s’autonomiser en rassemblements propres. L’esprit du rassemblement universel est la simplicité et l’essence négative de ces systèmes qui s’isolent. Pour ne pas les laisser s’enraciner et se figer dans cet isolement, pour ne pas laisser par là même le tout se disloquer et l’esprit se dissiper dans les airs, le gouvernement doit de temps en temps les secouer dans leur intérieur par des guerres, et donc perturber et léser l’ordre qu’ils se sont ménagé et le droit d’autonomie, mais donner à sentir aux individus, qui en s’y enfonçant s’arrachent au tout et tendent de toutes leurs forces vers l’inviolable être pour soi et la sécurité de la personne, au sein même de ce travail qui leur est imposé, leur maître : la mort. Par cette dissolution de la forme de la pérexistence, l’esprit contrecarre le glissement hors de l’existence éthique et l’engloutissement dans l’existence naturelle, préserve et élève le Soi-même de sa conscience dans la liberté et dans sa force. — L’essence négative se montre comme la puissance proprement dite de la communauté et comme la force de son autoconservation ; la communauté a donc la vérité et le confortement de sa puissance à même l’essence de la loi divine et du royaume souterrain.
Auteur:
Hegel Georg Wilhelm
Années: 1770 - 1831
Epoque – Courant religieux: préindustriel
Sexe: H
Profession et précisions: philosophe idéaliste
Continent – Pays: Europe - Allemagne
Info:
La Phénoménologie de l'esprit, Flammarion, Paris, trad. Jean-Pierre Lefebvre, 2012, pages 390-391
[
individuel-universel
]
[
artifice unificateur
]
[
politique
]
énonciation
S’ils voulaient effectivement dire ce morceau de papier-ci qu’ils ont en tête, et si c’est dire qu’ils voulaient, cela est impossible parce que le ceci sensible qu’ils ont en tête est inaccessible au langage, qui ressortit à la conscience, à l’universel en soi. C’est pourquoi, sous la tentative effective de le dire, ce ceci finirait par moisir et se décomposer ; ceux qui auraient commencé à le décrire ne pourraient pas aller jusqu’au bout de la description, mais devraient la confier à d’autres, qui finiraient eux-mêmes par avouer parler d’une chose qui n’est pas. Ils ont donc bien en tête ce morceau de papier-ci, qui est ici un tout autre morceau de papier que celui dont on parlait ci-dessus ; mais ils énoncent par la parole des choses effectives, des objets extérieurs ou sensibles, des essences absolument singulières, et ainsi de suite, c’est-à-dire que ce qu’ils disent d’eux n’est que de l’universel ; aussi, ce que l’on appelle l’ineffable n’est-il rien d’autre que le non-vrai, le non-rationnel, l’opinion qui n’est que cela, ce qu’on avait simplement en tête. – Quand on ne dit de quelque chose rien de plus que : "c’est une chose réelle effective, un objet extérieur", cette chose n’est alors énoncée que comme la plus universelle d’entre toutes, et en disant cela, c’est bien plutôt son identité avec tout le reste, que la différence, qu’on énonce. Quand je dis une chose singulière, je la dis au contraire, tout aussi bien, comme chose tout à fait universelle, car toutes les choses sont chose singulière ; et pareillement, cette chose-ci est tout ce qu’on voudra. Si nous la décrivons plus précisément comme ce morceau de papier-ci, toute espèce et tout bout de papier est un ce morceau de papier-ci, et je n’ai toujours rien fait que de dire l’universel. Mais si je veux aider la parole, qui a la nature divine de renverser immédiatement ce qu’on croit être selon le point de vue intime, d’en faire quelque chose d’autre, et ce faisant de ne pas le laisser s’exprimer verbalement, en désignant ce morceau de papier-ci, je fais alors l’expérience de ce que la vérité de la certitude sensible est en fait : je le désigne comme un Ici, qui est un Ici d’autres Ici, ou encore, qui est en lui-même un ensemble, une concomitance simple d’un grand nombre d’Ici, c’est-à-dire un universel.
Auteur:
Hegel Georg Wilhelm
Années: 1770 - 1831
Epoque – Courant religieux: préindustriel
Sexe: H
Profession et précisions: philosophe idéaliste
Continent – Pays: Europe - Allemagne
Info:
La Phénoménologie de l'esprit, Flammarion, Paris, trad. Jean-Pierre Lefebvre, 2012, pages 139-140
[
symbolisation
]
[
conceptualisation
]
[
intermédiation
]
[
impossible
]