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nature
Quand les oiseaux chantaient, nous ne pouvions pas les voir, pas plus que les arbres où ils avaient l'habitude de dormir ou de se percher à la mi-journée. Leur chant donnait vie au monde ainsi caché ; il nous le rendait plus proche que ne l'eût fait la lumière, qui souligne tant nos différences.
Auteur: Arguedas José María
Années: 1911 - 1969
Epoque – Courant religieux: industriel
Sexe: H
Profession et précisions: poète
Continent – Pays: Amérique du Sud - Pérou
Info: El Sexto
[ son ] [ écoute ]
Commentaires: 0
L'Apurimac est sillonné par les fleuves les plus profonds et les plus mélodieux du Pérou ; des fleuves anciens, puissants, aux flots d'acier, qui ont découpé les Andes dans leur partie la plus haute - silex et diamants - et ont forgé des abîmes aux rives desquels l'homme tremble, ivre de vertige, en contemplant les eaux argentées qui s'écoulent sous les arbres suspendus.
Info: Diamants et silex
[ montagne ] [ eau ]
inversion
Je me suis étonné de la liberté avec laquelle il parlait à voix haute d'un sujet aussi brûlant. Même en prison, ces propos me semblaient téméraires. Nous autres, en ville, nous étions habitués à faire attention, à regarder autour de nous avant d'en parler. Càmac avait perdu cette habitude. Il avait derrière lui, vingt-trois mois d'internement ; en prison, il avait retrouvé l'usage de la liberté.
[ pénitencier ] [ langage ] [ sincérité ]
patrie
Ils disent que nous ne savons rien Que nous sommes retard Que notre tête a besoin de changer pour être meilleure Ils disent que quelques hommes instruits disent ceci a notre sujet Ces universitaires qui se reproduisent entre eux Dans nos vies Que trouve-t-on sur les berges de ces fleuves, docteur ? Sortez vos jumelles Et vos lunettes Regardez si vous pouvez. Cinq cents fleurs de cinq cents types différents de pomme de terre Qui se développent sur les terrasses Au-dessus d'abîmes Que vos yeux n'atteignent pas Ces cinq cents fleurs Sont mon cerveau Ma chair.
Auteur: Arguedas José Maria
Info: appel à certain universitaires
[ identité ] [ colonisation ] [ poème ]
légende
La nuit du 23 juin, les musiciens descendaient le long des ruisseaux torrentiels qui se jettent dans le fleuve principal, ce grand fleuve profond dont les eaux rejoignent la côte. Là, sous les grandes cataractes que les torrents façonnent dans la roche noire, les harpistes "écoutaient". C'est la seule nuit de l'année où l'eau, en tombant sur la pierre et en roulant ses éclats brillants, crée des mélodies nouvelles !... Le lendemain et pendant toutes les fêtes de l'année qui suit, chaque harpiste joue des mélodies inédites. Le fleuve leur a dicté une harmonie nouvelle, droit au coeur.
[ musique ] [ nature ] [ montagne ] [ eau ]
nbsp;J'accepte