Mais à présent et pour la première fois de mon existence adulte, j’étais entourée par l’enfance. Par sa hardiesse. Par la puissance de son énergie vitale. Les enfants de Katmandou exerçaient sur moi une forme de fascination profonde, d’incrédulité. Ils étaient forts et vifs comme le vent des montagnes. Ils passaient leurs journées à courir parmi les ruines. Ils ne rentraient chez eux que le soir, vers les abris de fortune qui, depuis le séisme leur tenaient lieu de foyer. Pour moi, ils étaient extraordinaires.