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camouflage
C'était une des idées maîtresses de M. Parencloud que la suprême habileté consistait à se présenter comme maladroit.
Auteur: Dhôtel André
Années: 1900 - 1991
Epoque – Courant religieux: Récent et Libéralisme économique
Sexe: H
Profession et précisions: poète, romancier et essayiste
Continent – Pays: Europe - France
Info:
Commentaires: 0
personnage
Son visage avait une beauté singulière, non pas des traits parfaits mais une gentillesse timide et insouciante, comme une clarté.
Auteur: Dhotel André
Info: Un soir
[ habité ]
mystère
Il y a des enfants qui portent partout avec eux une vertu efficace. Les difficultés fondent en leur présence, tandis que d'autres amènent toutes sortes de complications, sans même qu'ils aient à bouger un doigt.
Info: Le pays où l'on n'arrive jamais
gratuité
Bien sûr, lui il exagérait, il paressait, il traînait, il attendait toujours. Mais les gens ne voulaient pas voir l’évidence, ni savoir que le temps ne nous appartient pas et nous est donné pour rien.
[ liberté ] [ jouissance ]
voyage
Les peupliers, ébranchés presque jusqu'au sommet, entouraient un rectangle de pré. Là, au temps des sauterelles, on aurait pu se réunir pour faire des fêtes, pour danser par exemple, après avoir tendu des guirlandes d'arbre en arbre. Mais cela ne servait qu'aux nomades qui s'y arrêtaient parce que c'était un endroit ouvert tout près de la route.
Info: Campements
[ romanichels ] [ gitans ]
décor sonore
Le silence est si grand à l'extrémité de cette rue où nous habitons que le bourdonnement d'une seule abeille semble se propager plus loin que le ciel, et bercer le bourg entier et tous les villages cachés dans les collines. C'est la joie de l'air. A certains moments, il n'y a pas d'heure. Rien ne compte, surtout dans le grand matin.
Info: La Tribu Bécaille. "folio", 1977, p 24
crépuscule
L'automne vint. Les feuilles descendirent vers la terre. Elles se posèrent sur les chevelures des femmes qui bavardaient sous les marronniers. Celles des faîtes s'en allaient loin dans les prés, jusque sur les fronts des boeufs. Puis ce fut l'hiver. Il y eut de belles nuits de gelée. Jacques oublia Jeanne sans doute, puisque tout s'oublie. Vers l'est, d'où montent les étoiles, les collines sont agenouillées.
[ saison ]
au revoir
Ainsi l'on remet toujours naïvement l'heure de la séparation, comme nous l'avons maintes fois observé et comme nous le dirons encore. La séparation apparaît tellement fatale qu'il est doux de gagner quelques heures et n'importe quelle histoire, si vous y songez bien, n'est jamais qu'une histoire de gens qui s'entretiennent, se querellent ou se saluent longuement pour prolonger leur réunion sur une terre où tout semble passager et où tout s'enfuit au fond du temps.
Info: Le Pays où l'on n'arrive jamais
[ différer ]
vivre
On était saisi par l'air vif du mois de septembre. Il y avait dans cet air et dans cette forêt quelque chose de brutal qui ravivait l'ardeur de la vie. Jamais on n'oublierait. En regardant cette belle vallée, on a le loisir de songer que la terre entière c'est le grand pays, mais cela ne nous satisfait pas complètement. On se dit qu'il faut rendre la terre encore plus belle, par le bonheur des hommes et par les histoires que l'on apprend inlassablement. Il semble que la vie restera toujours inachevée. Mais on demande une chance supplémentaire.
[ insatisfaction ]
nbsp;J'accepte