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métaphysique aborigène

De proches voisins*  du peuple Wonnarua (Wanarruwa), dans la région du Haut-Hunter en Australie, dépoient un récit du Temps du Rêve qui met en garde contre les dangers de la combustion du charbon.**

Ce récit, très probablement issu de la tradition des Awabakal ( transmise notamment par l'ethnologue Lancelot Threlkeld ), le charbon (Nikkin) possède une origine sacrée et métaphorique très puissante :

La Grande Obsidienne / L'enfouissement du feu : Les récits du Temps du Rêve racontent qu'une profonde obscurité s'est un jour échappée d'un trou dans la montagne, menaçant d'étouffer toute vie et de bloquer le soleil. Pour sauver le monde, les ancêtres ont travaillé ensemble pour creuser, briser des roches et de la végétation afin de recouvrir et de sceller cette obscurité et les feux éternels qui brûlaient sous terre. Ce feu et cette noirceur compressés sont devenus le Nikkin (le charbon).

Récit qui contient donc un avertissement explicite : si l'on déterre et brûle à nouveau ce charbon, l'esprit du feu de la terre antique et l'obscurité primitive seront libérés, menaçant l'équilibre du monde.



Auteur: Albrecht Glenn

Info: Earth Emotions: New Words for a New World (2019) *Très probablement le peuple Awabakal donc ** Il faut savoir qu'existe le phénomène de Burning Mountain dans le nord de ce territoire, où se trouve le mont Wingen (ou Burning Mountain). Ce n'est pas un volcan, mais un veine de charbon souterraine qui brûle naturellement depuis plus de 6 000 ans, se déplaçant d'environ un mètre par an. Développements en italique par Mg et quelques IAs

[ onirisme visionnaire ] [ atemporel ] [ pollution ]

 

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Ψ ↔ B ↔ Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

aborigène

(à propos de sa vie parmi les autochtones australiens.) - Les femmes ont très peu d'enfants, rarement plus de quatre, et très rarement plus d'un à la fois. (p. 17-18) - Les hommes ont plusieurs femmes, parfois jusqu'à huit ou neuf, et c'est à propos de leurs femmes que surviennent toutes leurs guerres, leurs conflits et leurs vengeances ; ils se les volent les uns aux autres et les prêtent fréquemment, ou les vendent provisoirement (sic) pour une somme modique. (p. 18). - Ils n'ont pas de chefs - le plus fort est le meilleur (p. 18) - Ils mangent les jeunes hommes tués au combat, ou, s'ils sont décédés de mort accidentelle, également les jeunes femmes et les enfants, mais jamais ceux de leur ennemis. Ils découpent leurs ennemis en bandes, les font sécher et distribuent les morceaux parmi la tribu, un moyen par lequel ils pensent qu'ils ajoutent la force des ennemis à la leur, et qu'ils connaîtront le succès à la chasse et à la pêche. (p. 20) - Après les cérémonies d'initiation, qui se déroulent "environ tous les six ans" (p. 22), "Ils volent les femmes des vieux et des faibles, et les filles à leurs parents, ce qui entraîne des combats, qui s'étendent souvent à deux tribus, et là éclate une guerre qui n'est pas, cependant, de nature très sanguinaire. Ils reçoivent souvent de terribles coups et parfois, l'un d'entre eux est tué."

Auteur: Morill James Murrels

Info: Sketch of a Residence among the Aborigines of Northern Queensland for Seventeen Years 1863

[ anthropophage ]

 

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Ψ → B → Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

aborigènes

Les Pintupi étaient la dernière tribu "sauvage" à avoir été contactée dans le Grand Désert occidental et introduite à la civilisation blanche. Jusqu’à la fin des années 1950, ils avaient continué à pratiquer la chasse et la cueillette, nus dans les dunes, comme ils l’avaient fait pendant au moins dix mille ans.
C’étaient des gens insouciants et très ouverts d’esprit, qui ne connaissaient pas ces rudes rites d’initiation propres aux groupes plus sédentaires. Les hommes chassaient le kangourou et l’émeu. Les femmes cueillaient des graines, ramassaient des racines et tout ce qui pouvait se manger. En hiver ils s’abritaient derrière des pare-vent de spinifex ; et, même en pleine sécheresse, l’eau leur faisait rarement défaut. Une bonne paire de jambes était leur valeur la plus sûre et ils riaient sans cesse. Les quelques Blancs qui les visitèrent furent surpris de voir leurs nourrissons gras et en bonne santé.
Mais le gouvernement décréta que les hommes de l’âge de pierre devaient être sauvés… pour le Christ, si besoin était. En outre, on avait besoin du Grand désert occidental pour y mener à bien des opérations minières, éventuellement des essais nucléaires. Il fut donc ordonné d’embarquer les Pintupi dans des camions de l’armée et de les installer dans des lotissements du gouvernement. Nombre d’entre eux furent envoyés à Popanji, un camp situé à l’ouest d’Alice Springs, où ils moururent victimes d’épidémies, se prirent de querelle avec les hommes des autres tribus, se mirent à boire et à jouer du couteau.

Auteur: Chatwin Bruce

Info: Le Chant des pistes

[ colonialisme ]

 
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inséré par miguel

Ψ → B → Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.