Citation
Catégorie
Tag – étiquette
Auteur
Info
Rechercher par n'importe quelle lettre



nb max de mots
nb min de mots
trier par
Dictionnaire analogique intriqué pour extraits... Recherche mots ou phrases tous azimuts... Outil de précision sémantique et de réflexion communautaire... Cerveau source du  MTTV-flp !   Voir aussi la rubrique mode d'emploi. Jetez un oeil à la colonne "chaînes". ATTENTION, faire une REINITIALISATION après  une recherche complexe. ... Lire la suite >>
Résultat(s): 2
Temps de recherche: 0.0304s

filiation littéraire

Chateaubriand le dissimule dans ses Mémoires parce que ce n'était pas conforme à l'idée qu'il se faisait de son rang où il n'était pas question de s'abaisser à ces métiers de manants, mais désargenté il fut un moment de sa vie à vendre des bas en Bretagne. (...)

Ainsi Chateaubriand avait été voyageur de commerce, comme notre père, et en Angleterre il donna des cours de français, instituteur comme notre vieille tante Marie, ce qu'il nia (...)*

À défaut du bonheur j'avais trouvé le lieu (le 101, rue de Flandre) et la formule

( vendre des journaux en fumant de fines cigarettes après avoir écrit le matin ).Pas plus qu'avant je n'avais d'ambition sociale, me fichant de tous les bâtons de commandement et autres colifichets, n'ayant de comptes à rendre qu'à la littérature, c'est-à-dire aux grands défunts, et tout spécialement à ma figure tutélaire, François- René Chateaubriand que je crois connaître presque aussi bien que lui.**


Auteur: Rouaud Jean

Info: Comédie d'automne, * p.162, ** p.190

[ éléments biographiques ]

   

Commentaires: 0

inséré par miguel

— Ψ → B → Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

filiation littéraire

Flaubert retourne donc, un soir de mars, au 21 rue de Clichy – et sitôt qu’il a passé la porte, il regrette d’être venu, tant son humeur en ce printemps est encline à tout flétrir. Il maudit les conseils ineptes de la mère Sand et plus encore sa propre naïveté en voyant s’empresser dans le salon, sous un oppressant plafond de soie cerise, publicistes, politiques, et affidés de toute sorte : ces barbes noires dont aime à s’entourer la barbe blanche lui répugnent. Il ne comprend pas qu’un homme capable d’écrire " Booz endormi " puisse goûter une compagnie pareille. Il ne songe qu’à repartir au plus vite.

Mais Hugo l’a remarqué, vient lui serrer la main, le présente à un illustrateur, à un député républicain, à un chroniqueur du Rappel auquel il vante la noble prose et la pensée élevée de La Tentation de saint Antoine ; puis il lui glisse, avant d’accueillir un autre visiteur : " Restez dîner, nous causerons. " Flaubert répond qu’il en serait honoré. Il a vu briller dans l’œil du maître, durant ce bref échange, la flamme d’une connivence profonde ; un mince espoir renaît dans son cœur.

Cet homme-là a tout vu, tout lu, tout vécu. C’est en le lisant que Flaubert a appris à respirer le monde. Son souffle a fait battre son cœur, ses vers sont entrés dans son sang. Et puis, ( Victor ) Hugo connaît la souffrance et la tentation du néant. On dit que la nuit, cherchant le sommeil, il entend des bruits mystérieux, des frappements ; que des voix d’enfants murmurent à son oreille " papa, papa " ; qu’il aurait fait placer, au chevet de son lit, une veilleuse qu’il n’éteint jamais. Pourtant, ni la force ni l’espérance ne l’ont quitté. Du fond de l’ombre qu’il porte en lui, toujours par quelque soupirail il entrevoit la clarté.

Auteur: Postel Alexandre

Info: Un automne de Flaubert

[ mondanités ] [ complicité ] [ admiration mutuelle ] [ écrivains ] [ reconstruction romanesque ]

   

Commentaires: 0

inséré par miguel

— Ψ ← B ← Φ · La robustesse naît de la sous-optimalité.