Dictionnaire analogique intriqué pour extraits... Recherche mots ou phrases tous azimuts... Outil de précision sémantique et de réflexion communautaire... Voir aussi la rubrique mode d'emploi. Jetez un oeil à la colonne "chaînes". ATTENTION, faire une REINITIALISATION après une recherche complexe. Et utilisez le nuage de corrélats ...
Lire la suite >>
Résultat(s): 8
Temps de recherche: 0.0283s
mère-enfant
Aux yeux d’un enfant, une mère est une déesse. Elle peut être glorieuse ou terrible, bienveillante ou remplie de colère, mais elle commande l’amour dans tous les cas. Je suis convaincu que c’est le plus grand pouvoir de l’univers.
Auteur:
NK Jemisin
Années: 1972 -
Epoque – Courant religieux: récent et libéralisme économique
Sexe: F
Profession et précisions: romancière de SF et de l'imaginaire
Continent – Pays: Amérique du nord - Usa
Info:
Les Cent Mille Royaumes
[
divinité locale
]
[
maman
]
mère-enfant
La présence de ce que nous avons appelé l’ombre parlée est une constante du comportement maternel. Ombre portée sur le corps de l’infans par son propre discours, elle devient l’ombre parlante d’un soliloque à deux voix que se tient la mère.
Auteur:
Aulagnier Piera
Années: 1923 - 1990
Epoque – Courant religieux: récent et libéralisme économique
Sexe: F
Profession et précisions: psychanalyste, et médecin psychiatre
Continent – Pays: Europe - Italie
Info:
La violence de l'interprétation
[
phallus
]
[
ordre symbolique
]
[
paroles
]
[
inconscient
]
mère-enfant
Au moment même où elle [la mère] lui [à l’enfant] refuse d’être l’objet de son désir, elle en fait le successeur d’un désir qui persiste et circule, et par lequel s’imposera au sujet une conjugaison de l’avoir et de l’être permettant que l’indicible se fasse dicible, et que l’énoncé parlant le corps et le corps parlant ne se retrouvent pas dans une position d’hétérogénéité absolue.
Auteur:
Aulagnier Piera
Années: 1923 - 1990
Epoque – Courant religieux: récent et libéralisme économique
Sexe: F
Profession et précisions: psychanalyste, et médecin psychiatre
Continent – Pays: Europe - Italie
Info:
La violence de l'interprétation
[
autonomisation
]
mère-enfant
C'est à notre sexe sans doute qu'il appartient de former des géomètres, des tacticiens, des chimistes, etc. ; mais ce qu'on appelle l’homme, c'est-à-dire l'homme moral, est peut-être formé à dix ans ; et s'il ne l'a pas été sur les genoux de sa mère, ce sera toujours un grand malheur. Rien ne peut remplacer cette éducation. Si la mère surtout s'est fait un devoir d'imprimer profondément sur le front de son fils le caractère divin, on peut être à peu près sûr que la main du vice ne l'effacera jamais.
Auteur:
Maistre Joseph de
Années: 1753 - 1821
Epoque – Courant religieux: préindustriel
Sexe: H
Profession et précisions: théologien de la politique
Continent – Pays: Europe - France
Info:
Dans "Les soirées de Saint Petersbourg", Troisième entretien, 1836, page 157
[
transmission
]
[
sagesse
]
[
exemplarité
]
mère-enfant
Le désir de la mère n’est pas quelque chose qu’on peut supporter comme ça, que cela vous soit indifférent. Ça entraîne toujours des dégâts. Un grand crocodile dans la bouche duquel vous êtes — c’est ça, la mère. On ne sait pas ce qui peut lui prendre tout d’un coup, de refermer son clapet. C’est ça, le désir de la mère. Alors, j’ai essayé d’expliquer qu’il y avait quelque chose qui était rassurant. Je vous dis des choses simples, j’improvise, je dois le dire. Il y a un rouleau, en pierre bien sûr, qui est là en puissance au niveau du clapet, et ça retient, ça coince. C’est ce qu’on appelle le phallus. C’est le rouleau! qui vous met à l’abri, si, tout d’un coup, ça se referme.
Auteur:
Lacan Jacques
Années: 1901 - 1981
Epoque – Courant religieux: récent et libéralisme économique
Sexe: H
Profession et précisions: psychanalyste
Continent – Pays: Europe - France
Info:
L'envers de la psychanalyse, 1969-1970, Seuil, page 129
[
dévorante
]
[
signe du désir
]
[
sauvé
]
[
monstre maternel
]
mère-enfant
Freud pour sa part nous dit que la femme a, au nombre de ses manques d’objet essentiels, le phallus, et que cela a le rapport le plus étroit avec sa relation à l’enfant. Pour une simple raison – si la femme trouve dans l’enfant une satisfaction, c’est très précisément pour autant qu’elle trouve en lui quelque chose qui calme en elle, plus ou moins bien, son besoin de phallus, qui le sature. [...]
La question est alors celle-ci – que se passe-t-il dans la mesure où l’image du phallus pour la mère n’est pas complètement ramenée à l’image de l’enfant ? Loin d’être harmonique, le rapport de la mère à l’enfant est doublé, d’un côté, par le besoin d’une certaine saturation imaginaire, et de l’autre, par ce qu’il peut y avoir en effet de relations réelles efficientes avec l’enfant, à un niveau primordial, instinctuel, qui reste en définitive mythique. Il y a toujours pour la mère quelque chose qui reste irréductible dans ce dont il s’agit. En fin de compte, si nous suivons Freud, nous dirons que l’enfant en tant que réel symbolise l’image. Plus précisément – l’enfant en tant que réel prend pour la mère la fonction symbolique de son besoin imaginaire – les trois termes y sont.
Auteur:
Lacan Jacques
Années: 1901 - 1981
Epoque – Courant religieux: récent et libéralisme économique
Sexe: H
Profession et précisions: psychanalyste
Continent – Pays: Europe - France
Info:
dans le "Séminaire, Livre IV", "La relation d'objet", éditions du Seuil, 1994, pages 95-96
[
modalité de suppléance
]
[
réel-symbolique-imaginaire
]
mère-enfant
[…] le Christ qui est un homme passe par ce labyrinthe psychologique où "non" veut dire "oui" et vice versa. Ce qui n’est pas mensonge, mais signe d’angoisse, dans le processus d’accouchement d’un désir qui ne se fait jamais sur un mode rationnel.
Si Jésus n’avait pas "entendu" : "Ils n’ont plus de vin", il n’aurait rien répondu et Marie aurait compris que ce n’était pas le moment pour lui d’entendre quelque chose à ce sujet.
Donc Marie attend qu’il naisse à la vie sociale, et c’est étonnant comme, en Jésus, quelque chose résiste encore à se manifester.
"Mon heure n’est pas encore venue.
- Alors, tout ce qu’il vous dira, faites-le."
Comprenez-vous que, là, c’est la force de Marie qui a fait naître, permettez-moi le mot, phalliquement, Jésus par un acte de puissance.
Quand Jésus dit : "Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi ?" j’avais toujours entendu gloser : "Pourquoi femme, te mêles-tu de mes affaires ?" mais cela veut dire à mon sens : "Femme, qu’est-ce qu’il y a tout à coup en moi ? Quelle est cette résonance extraordinaire à tes paroles ?"
C’est une question. Le Christ pose une question à sa mère, exactement comme le fœtus pose une question muette à sa mère au moment où se déclenchent les premiers mouvements qui font dire à la mère : "Ça y est, l’enfant va naître."
C’est la même chose en ce moment entre Jésus et Marie : "Qu’y a-t-il entre toi et moi ?"
Auteur:
Dolto Françoise
Années: 1908 - 1988
Epoque – Courant religieux: Récent et Libéralisme économique
Sexe: F
Profession et précisions: psychologue
Continent – Pays: Europe - France
Info:
A propos de l'épisode des Noces de Cana dans l'évangile de Jean 2, 1-11 dansL'évangile au risque de la psychanalyse, tome 1, éditions du Seuil, 1977, pages 57-58
[
interprétation psychanalytique
]
[
naissance
]
[
mutation
]
[
transformation
]
mère-enfant
Dans la conception qu’en élabore Jacques Lacan, le symptôme de l’enfant se trouve en place de répondre à ce qu’il y a de symptomatique dans la structure familiale.
Le symptôme, c’est là le fait fondamental de l’expérience analytique, se définit dans ce contexte comme représentant de la vérité.
Le symptôme peut représenter la vérité du couple familial. C’est là le cas le plus complexe, mais aussi le plus ouvert à nos interventions.
L’articulation se réduit de beaucoup quand le symptôme qui vient à dominer ressortit à la subjectivité de la mère. Ici, c’est directement comme corrélatif d’un fantasme que l’enfant est intéressé.
La distance entre l’identification à l’idéal du moi et la part prise du désir de la mère, si elle n’a pas de médiation (celle qu’assure normalement la fonction du père) laisse l’enfant ouvert à toutes les prises fantasmatiques. Il devient l’ "objet" de la mère, et n’a plus de fonction que de révéler la vérité de cet objet.
L’enfant réalise la présence de ce que Jacques Lacan désigne comme l’objet a dans le fantasme.
Il sature en se substituant à cet objet le mode de manque où se spécifie le désir (de la mère), quelle qu’en soit la structure spéciale : névrotique, perverse ou psychotique.
Il aliène en lui tout accès possible de la mère à sa propre vérité, en lui donnant corps, existence, et même exigence d’être protégé.
Le symptôme somatique donne le maximum de garantie à cette méconnaissance ; il est la ressource intarissable selon les cas à témoigner de la culpabilité, à servir de fétiche, à incarner un primordial refus.
Bref, l’enfant dans le rapport duel à la mère lui donne, immédiatement accessible, ce qui manque au sujet masculin : l’objet même de son existence, apparaissant dans le réel. Il en résulte qu’à mesure de ce qu’il présente de réel, il est offert à un plus grand subornement dans le fantasme.
Auteur:
Aubry Jenny
Années: 1903 - 1987
Epoque – Courant religieux: Récent et libéralisme économique
Sexe: H
Profession et précisions: pédiatre, neuropsychiatre et psychanalyste
Continent – Pays: Europe - France
Info:
Ornicar ?, n° 37, avril-juin 1986, p. 13-14
[
psychanalyse
]
[
transgénérationnel
]
[
non-castrée
]
[
défaillance du nom-du-père
]
[
phallus féminin
]