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occident

Spéculer est une drogue. C'est ce qui nourrit notre société.

Auteur: Macmillan Gilly

Info: Ne pars pas sans moi

[ vénal ]

 

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L'art est né en Europe, maximum de diversité dans un minimum d’espace et le virtuel en Amérique, minimum de diversité dans un maximum d’espace.

Auteur: Debray Régis

Info: Vie et mort de l’image

[ chiasme ] [ beaux-arts ]

 

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Aujourd'hui nous subissons une onde populiste inattendue, imprévisible, qui frappe divers pays dans divers circonstances. Si nous cédons à sa tentation de nous effriter sous forme de nationalismes divers, beaucoup des vieux spectres du passé referont surface: l'antisémitisme, le racisme, l'illusion que son propre pays soit élu de Dieu et d'autres fantasmes du genre.

Auteur: McEwan Ian

Info: Le Soir /LENA/La Repubblica, avril 2017

[ mondialisation ] [ prolétarisme ]

 

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Kinsey essaya d'étudier le sexe scientifiquement, et de se débarrasser de cette superposition de la culture et de la religion.
(...)
Pour ce qui concerne deux des grands séismes sociaux des cinquante dernières années - le mouvement gay et le mouvement des femmes - je pense que c'est en ligne directe avec l'influence de Kinsey.

Auteur: Condon Bill

Info:

[ libido ] [ libération ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

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Jean Quatremer : Qu'est-ce qui fait que l'Europe est l'Europe ? Qu'est-ce qui lie les Européens entre eux ?
Guy Verhofstadt : Si on se promène en Europe, on constate que l'architecture est partout la même, que les villes se ressemblent.
Daniel Cohn-Bendit : La place italienne, on la retrouve en Pologne.
Guy Verhofstadt : Les couleurs de l'Italie, en Suède.

Auteur: Cohn-Bendit Daniel

Info: Debout l'Europe, Manifeste pour une révolution postnationale en Europe

[ unité ] [ politique ]

 

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Si l'on compare les États-Unis à l'Europe, je pense que ce qui s'est passé en Europe, c'est que l'Église a suscité une profonde méfiance de la part des gens, car elle s'est rangée du côté des monarques. Elle a institué l'Inquisition et est devenue partie intégrante de l'appareil d'État répressif. Cela ne s'est jamais produit ici. Nous n'avons pas cette histoire.

Auteur: Rawls John

Info: "Collected Papers", p.621, Harvard University Press, Avec Samuel Richard Freeman (1999).

[ religions ] [ pouvoir ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

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C'est d'abord au port de Séville que débarque l'essentiel des produits d'Amérique. L'espagnol Nicolas Monardès, à la fois négociant et médecin, en dresse la liste en 1565 dans un traité qui connaît immédiatement un vif succès. Il fait ainsi découvrir à l'Europe l'ananas, le maïs, la cacahuète, la tomate d'abord nommée pomme d'or, car elle est jaune, puis le chocolat qui fera fureur à partir de 1600 et le tabac, d'abord considéré comme un médicament y compris contre les migraines, l'asthme et les épidémies de peste ! Les épices d'Extrême-Orient (150 000 tonnes débarquées à Lisbonne au cours du XVIe siècle) sont, elles aussi, pourvues de vertus curatives : le clou de girofle soulage la douleur, le gingembre stimule le sang et la digestion. Quant au sucre qui arrive des Antilles dès 1570, il est en fait originaire d'Inde, et cultivé en Espagne depuis 1400. Lors de son deuxième voyage vers l'Amérique en 1493, Christophe Colomb emporte quelques plants de canne à sucre et l'implante avec succès sur les îles.

Auteur: Coppin Brigitte

Info: Les produits du nouveau monde

[ historique ] [ nourriture ] [ nord-sud ]

 

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Nous avons l'habitude de dire que l'Europe doit à Athènes pour la philosophie grecque et à Jérusalem pour le christianisme et rien à ces frustes romains qui n'ont fait que transmettre : le christanisme, la cultue hellénique, mais encore l'architecture (étrusque), le droit (moyen-Orient), etc. Faux répond Rémi Brague, les romains ont transmis deux choses essentielles qui ont excité l'esprit européen sans lesquelles ils ne serait pas ce qu'il est : le sentiment d'infériorité (ils avaient conscience de la supériorité de la culture et de la langue grecque) et celui de devoir apporter ces connaissances aux autres populations. Comme les romains, les européens ont hérité d'un savoir qu'ils n'ont pas produit et qui les a rendus humbles, mais désireux de s'élever à la hateur du prestige grec. En somme, de devenir des grecs. Cette impulsion les a incités à conserver les textes anciens, pour les admirer, mais surtout pour les redécouvrir. De là les nombreuses Renaissances (carolingiennes, XII-XIIIème siècle, humaniste, des Lumières, etc). Le drame, c'est que les européens ont fini par devenir des grecs... En créant leur propre science et leur propre culture, mais surtout en la tenant pour supérieure et comme leur appartenant en propre, ils ont éliminé à la fois le sentiment d'infériorité et la volonté de communiquer le savoir qu'ils jugeaient prestigieux... Comme pour les grecs, et au contraire des romains, les européens considèrent que leur civilisation leur appartient et la défendent bec et ongles, pour eux-mêmes... Le risque ? Le repli, l'atrophie. On sait ce qui est arrivé aux grecs. La raison de ce changement ? Peut-être l'abandon des humanités qui ne permet plus la prise de distance par rapport au monde quotidien. Les méthodes pour changer ? Un peu d'humilité, un peu plus d'humanité dans l'instruction, un peu plus d'universalisme...

Auteur: Brague Rémi

Info: Europe, la voie romaine

[ continuité historique ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

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Joachim [de Flore] rompit avec la conception augustinienne d’une société chrétienne en appliquant le symbole de la Trinité au cours de l’histoire. D’après sa conception, l’histoire de l’humanité se décomposait en trois périodes, chacune d’elles correspondant aux trois personnes de la Trinité (…) ces trois âges se caractérisaient par un accroissement sensible de plénitude spirituelle (...) l’eschatologie trinitaire de Joachim créa l’ensemble des symboles qui préside à l’auto-interprétation de la société politique moderne jusqu’à nos jours.

Le premier de ces symboles est celui de l’histoire conçue comme une séquence de trois âges, le troisième représentant clairement le Troisième et dernier Règne. La périodisation humaniste et encyclopédiste de l’histoire en histoire antique, histoire médiévale et histoire moderne constitue une variation sur ce symbole ; il en va de même des théories de Turgot et Comte concernant une série de phases théologique, métaphysique et scientifique, ou de la dialectique hégélienne des trois étapes de la liberté et de l’accomplissement de l’Esprit dans son autoréfléxion, voire de la dialectique marxiste des trois étapes du communisme primitif, de la société de classe et du communisme final, et, enfin, du symbole du Troisième Reich du national-socialisme – encore qu’il s’agisse là d’un cas particulier qui mérite qu’on l’examine plus en détail.

Le second symbole est celui du chef : il exerça une influence immédiate dans les mouvements des spiritualistes franciscains (…) renforcé par les spéculations de Dante sur le Dux du nouvel âge spirituel (…) il constitue ensuite une composante du Principe de Machiavel et, à l’époque de la sécularisation, il apparaît sous la forme des surhommes chez Condorcet, Comte, et Marx. (…)

Le troisième symbole, parfois mêlé au second, est celui du prophète du nouvel âge (…) l’intellectuel gnostique devient-il une composante de la civilisation moderne. Joachim lui-même est le premier exemple de ce genre (…) le quatrième symbole est celui de la communauté des personnes autonomes sur le plan spirituel (…) pouvant se passer de toute autorité institutionnelle (…) sous sa forme séculière, elle est devenue une composante importante du crédo démocratique contemporain (…) l’idée russe de la Troisième Rome se caractérise par le même mélange d’une eschatologie du règne de l’Esprit et de son accomplissement dans une société politique, à l’œuvre dans l’idée national-socialiste du Troisième Reich.

Auteur: Voegelin Eric

Info: La Nouvelle science du politique, pp. 164-168

[ christianisme ] [ évolution ]

 

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