préventorium
C’était un grand sanatorium qui fonctionnait comme une usine. On se réveillait, on mangeait et on se couchait au son de la cloche. La sonnerie de la salle d’opérations retentissait tout au long de la journée, des chariots y entraient et sortaient sans arrêt, comme dans un laboratoire où l’on transformait, réparait et améliorait du matin au soir la matière humaine. Dans une autre salle, d’autres ingénieurs, d’autres médecins je veux dire, et leurs collaborateurs fabriquaient les plâtres, et au fond d’un couloir, dans une chambre noire, avec au milieu un grand appareil nickelé, on enfournait les corps étendus sur les brancards comme les charges de métal dans les fonderies. Tout se passait en silence, avec des mouvements brefs et feutrés.
Auteur:
Blecher Max
Années: 1909 - 1938
Epoque – Courant religieux: industriel
Sexe: H
Profession et précisions: écrivain
Continent – Pays: Europe - Roumanie
Info:
Aventures dans l'irréalité immédiate (suivi de) La Tanière éclairée, p. 255
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hôpital
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