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énonciation

Le "Je" ne se perçoit qu’en se prononçant dans une parole.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Note de la séance du 11 décembre 1952 rapportée par Marie de la Trinité

[ moi-je ] [ psychanalyse ] [ sujet de l'inconscient ] [ parler ]

 

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fin de vie

Pour découvrir qui l'on est, il faut se débarrasser de tout ce qui n'est pas vraiment soi. Lorsqu'on observe les mourants, on ne voit plus ni les défauts, ni les erreurs, ni même les maladies. On ne voit plus que l'être humain qui, au terme de sa vie, devient plus authentique, plus honnête, plus lui même-exactement comme un enfant.

Auteur: Kübler-Ross Elisabeth

Info: Leçons de vie : Comprendre le sens de nos désirs, de nos peurs et de nos espoirs

[ essence ] [ quintessence ] [ moi-je ] [ ego ]

 
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Ajouté à la BD par miguel

subjectivité

Il est assez effarant de constater à quel point nous pouvons nous mentir à nous-mêmes. Je voyais les rouages de mon mental, de mes habitudes, de mes peurs inavouées. J’avais le sentiment de voir le monde à travers une vitre sale brusquement éclairée. Je voulais rejeter avec force cet ego encombrant et tenace, pour en finir une fois pour toutes !

Auteur: Haziel François Bernad-Termes

Info: Les lettres hébraïques

[ moi-je filtre ] [ ego ] [ singularité ]

 

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subjectivité

Le centre du monde, c'est le point ou vous êtes, votre poste d'observation. Tout ce que vous voyez orbite autour de vous ; vous êtes le centre de tout. Les gens que vous connaissez tournent, eux aussi, autour du pivot que vous êtes. La seule personne qui partage avec vous ce point central, c'est la femme que vous aimez. Tel est votre univers.


Auteur: Sturgeon Theodor

Info: Dans la chambre sombre, in "les songes superbes" 1989 Pocket / Presses pocket

[ moi-je ] [ couple ]

 

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questions

Qui suis-je ? Qui sommes-nous ? Une croisée des chemins, un tumulte de gènes, un passage de témoins, si je meurs, c'est que je vis. Quel est donc ce "je" volatil, éphémère, en perpétuel mouvement? Qui parle quand je parle ? Qui meurt quand je meurs? Vertige de l'identité ou suis-je le plus moi et qui me dit que ce moi que je tiens dans les mains est le bon?

Auteur: Audiberti Marie-Louise

Info: Les chemins de l'âge

[ ego ] [ introspection ] [ moi-je ]

 

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christianisme

Il faut distinguer "renoncement" et "croix". Le "renoncement" est une ascèse du "moi" par le "je", une sublimation indéfinie, une tension de tout le contenu du "soi", y compris le "moi" vers l’autre – pour moi : Dieu.

La croix est un mystère qui survient comme le couronnement du renoncement, purifiant par le feu, la destruction, la mort – c’est le passage, une seule fois, par un gouffre, et ce qui survient de l’autre côté n’est pas œuvre humaine, mais exclusivement divine.

Auteur: Marie de la Trinité Paule Marie Aimée de Mulatier

Info: Note à Lacan du 18 octobre 1851

[ naturel-surnaturel ] [ différence ] [ moi-je ] [ sujet ] [ volonté ] [ grâce ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

individualité spécifique

Particulièrement dans le premier tiers de sa vie, défendre sa singularité, vouloir être soi-même, est une illusion, dans la mesure où on doit plus ou moins s'adapter, ajuster ses comportements, que ce soit dans la nature au sens large et plus généralement dans un milieu humain particulier, tout ça en fonction d'innombrables paramètres : familiaux, bio, topo, etc. On parlera plutôt ici d'une construction.

Ce n'est que dans la tombe que cette identité là sera définie, arrêtée.

Il y a ici une analogie avec la réflexivité du lecteur-penseur, qui sans cesse confronte soi moi-vécu avec le(s) moi(s)-vécu(s) décrit(s) dans ce qu'il lit. Rien de bien stable en la matière.

Le moi singulier est un processus dynamique, orthogonal - une originalité horizontale confrontée au consensus linguistique vertical.

Tout est toujours en mouvement, avec un risque de pétrification chez le liseur au fur et à mesure de son vieillissement du au fait que la marge de transformation de soi lui semble se réduire.

Auteur: Mg

Info: 18 mars 2025

[ unicité solipsiste ] [ essence authentique ] [ lecture ] [ littérature ] [ adolescence ] [ intégration ] [ moi-je ] [ auto-appréciation ]

 

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sujet de l'inconscient

Je voudrais soulever une autre question qui est celle de la traduction anglaise du Ich des Allemands [dans l'oeuvre de Freud] par ego. Nous avons donné à cela un poids plus raisonnable en traduisant par le moi. C’est là que je retrouve la question tout à fait pressante qu’a soulevée Jacques-Alain Miller, des rapports de Stephen avec James Joyce. Stephen Dedalus, n’est-ce pas ce qu’on appelle communément l’ego ? Je serais assez porté à y pointer un imaginaire redoublé, un imaginaire de sécurité si l’on peut dire. Est-ce que Stephen Dedalus ne joue pas par rapport à James Joyce le rôle d’un point d’accrochage, d’un ego ? Est-ce un ego fort comme disent les Américains, ou est-ce un ego faible ? Je crois que c’est un ego fort, d’autant plus fort qu’il est entièrement fabriqué. C’est faire retour à la question d’où je partais : quelle est la fonction de l’ego dans la formation catholique ? Est-ce que la formation catholique n’accentue pas ce caractère en quelque sorte détachable de l’ego ? Il est très frappant que les anglais n’aient pas traduit le Ich par I. Il faut que quelque chose les en ait empêchés, parce que cela semble aller de soi, quelque chose qui tient à la langue anglaise.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Interventions lors des Conférences du "Champ freudien", 9 mars 1976

[ personnage de fiction ] [ roman ] [ idiome ] [ psychanalyse ] [ écrivain ] [ moi-je ]

 
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autofiction

PHILOSOPHE : En psychologie adlérienne, le traumatisme est catégoriquement nié. C’était une position totalement nouvelle et révolutionnaire. Assurément la vision freudienne sur le traumatisme est fascinante. L’idée de Freud est que les blessures psychiques (les traumatismes) d’une personne sont la cause de son absence de bonheur actuelle. Lorsque l’on considère la vie d’une personne comme un vaste récit, il y a une causalité et un sens du développement dramatique facilement compréhensibles qui créent de profondes impressions et qui sont extrêmement séduisants. Mais Adler, qui nie l’argument du traumatisme, énonce : " Aucune expérience n’est en soi la cause d’un succès ou d’un échec. Nous ne souffrons pas du choc de nos expériences – ce qu’on appelle le trauma – mais nous en faisons exactement ce qui sert notre but. Nous nous autodéterminons par le sens que nous donnons à nos expériences. "

JEUNE HOMME : Alors nous en faisons ce qui sert notre but ?

PHILOSOPHE : Exactement. Réfléchis à ce qu’Adler veut dire lorsqu’il parle du moi qui est déterminé non pas par nos expériences mais par le sens que nous leur donnons. Il ne dit pas que l’expérience d’une calamité ou de maltraitance affreuse dans l’enfance, ou d’autres événements de ce genre, n’a aucune influence sur la formation de la personnalité ; son influence est grande. Mais, l’important, c’est que rien n’est réellement déterminé par cette influence. Nous déterminons notre propre vie en fonction du sens que nous donnons à ces expériences passées. Ta vie n’est pas quelque chose que quelqu’un te donne, mais quelque chose que tu choisis toi-même, et c’est toi qui décides comment tu vis.

Auteur: Kishimi Ichiro

Info: Avoir le courage de ne pas être aimé

[ Lebenswelt ] [ moi-je ] [ prédestination ] [ narrativité ] [ téléologie ]

 
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personnalisme chrétien

L’homme est irrémédiablement enfermé dans ses déterminations, alors que par rapport à ces déterminations, l’ordre de l’Esprit est quelque chose d’incalculable, d’incommensurable et, cependant, nous en faisons tous l’expérience, nous en sommes tous porteurs.

C’est là que nous accédons véritablement à "la personne", "ce qui sonne à travers" (personare), c’est ce qui veut se faire entendre, mais que nous ne voulons pas saisir. Chacun de nous est porteur d’un mystère qui est nous-même et que, cependant, nous ne pouvons pas saisir, car c’est lui qui nous saisit et c’est cela "la personne". Ce mystère de la personne, nous ne le trouverons jamais, car ce que je suis est derrière et premier, plus radical que tout ce que je peux saisir dans l’ordre de la conscience ordinaire. Cette personne est véritablement un mystère et c’est ce qui, en moi, dépasse la nature et même la nature humaine, même la nature sexuelle et même la nature individuelle. Je ne suis pas ma nature individuelle – mon tempérament, mes capacités, mes qualités, mes défauts, mes limites, mon sexe, ma pensée – ma personne est au-delà, transcendante.

Il y a donc une distance entre la nature ou les natures et la personne et cette distance est la liberté. Telle est la conception chrétienne de l’homme, telle que l’on enseignée les philosophes et les théologiens : l’homme n’est pas soumis, ni identifié à sa nature, au contraire, tous affirment la transcendance de cette personne par rapport à cette nature. […] Mais qu’est-ce qui fait que cette personne est unique ? Seule une relation avec l’Unique (Dieu) peut fonder l’unicité de ma personne.

Auteur: Borella Jean

Info: Tradition et modernité, L'Harmattan, Paris, 2023, pages 82-83

[ moi-je ] [ sujet ] [ définition ] [ christianisme ] [ étymologie ]

 
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