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homosexualité

Chez les indiens de l’île de Galveston au sud du Texas je fus témoin d'un fait diabolique : je vis un homme qui était marié à un autre, je vis aussi d'autres hommes marié de même à d'autres hommes efféminés; ils étaient vêtus comme des femmes; ils tiraient de l'arc et portaient de très grands fardeaux; nous avons vu beaucoup de ces espèces d'homme efféminés, ils sont plus membrus que les autres, plus grands et portent des charges très pesantes.

Auteur: Cabeza de Vaca Álvar Núñez

Info: La relación de 1555. Pratiques semble t'il largement tolérées par les populations indiennes d'Amérique du Nord.

[ travestis ] [ amérindiens ] [ historique ]

 

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étymologie

Nous vivons dispersés sur cet énorme continent, dans des villes et des villages qui portent de jolis noms à faire rêver les Européens, de jolis noms qu’on s’empresse de traduire parce que nous sommes si fiers de savoir que "Québec" veut dire "là où le fleuve se rétrécit" en algonquin, que "Canada" signifie "village" en iroquois et que "Tadoussac" vient de l’innu et se traduit en français par "mamelles". Nous avons de jolis mots dans le dictionnaire comme toboggan, kayak et caribou, il fut une époque où des hommes issus des générations de paysans de père en fils entendaient l’appel de la forêt et couraient y rejoindre les "Sauvages", il fut un temps où nous étions intimement liés, nous avons la mémoire courte, hélas.

Auteur: Léveillé-Trudel Juliana

Info: Nirliit

[ amérindiens ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

émotion

Grover et Dan durent sentir l’amélioration de mon état d’esprit mais ne dire rien. Ils entonnèrent un chant plaintif en lakota. Ils le chantèrent comme s’il faisait partie d’eux-mêmes, aussi naturellement qu’ils respiraient. Cela me donna des frissons d’entendre ces deux hommes - l’un de bientôt quatre-vingts ans, l’autre de la génération suivante - fredonner ensemble tandis que nous plongions dans l’obscurité grandissante des hautes plaines. Leur chant semblait sortir autant de la terre que d’eux-mêmes . Je ne pouvais imaginer un air qui eût mieux correspondu aux espaces que nous traversions.

Soudain, je fus pris d’une forte - et quasi incontrôlable - envie de pleurer. Des sentiments que je ne pourrais nommer jaillirent, ne demandant qu’à être libérés. Il y avait la beauté, il y avait le repentir; il y avait la solitude et il y avait la joie. D’une façon que je ne pourrai jamais expliquer, je me sentais comme la première fois où j’avais entendu la Messe en si mineur de Bach.

Le Sanctus, l’Agnus Dei, le Kyrie des plaines américaines trouvaient leurs voix dans le chant de deux vieux Lakotas et le ronron bourdonnant d’une Buick V8.

Je tournais la tête vers la vitre pour que les hommes ne me voient pas pleurer. Néanmoins, je pense qu’ils avaient compris. Il y avait aussi des sanglots dans leur voix, mais c’étaient ceux de la terre, bien plus grands, bien plus vastes, bien plus profonds que les miens.

Finalement, Dan arrêta de chanter et se tourna sur son siège. Il ne me regarda à aucun moment, mais resta de profil, comme un prêtre accordant sa pénitence ou donnant sa bénédiction. Il adopta un ton formel :

- Je vais faire mon petit discours, maintenant, dit-il. Et je veux que tu écoutes.

Auteur: Nerburn Kent

Info: Ni loup ni chien

[ amérindiens ] [ appartenance ] [ rapports humains ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

animisme

SIGNIFICATION DU MOT WAKAN

Si nous entendons par religion le fait de "lier ensemble" suivant le sens étymologique du terme anglais (ou français), nous sommes bien obligés d'accepter l'équivalent lakota qu'en ont donné les missionnaires chrétiens, dans leur tentative de traduction des Écritures. Ils rendent en effet la "religion" ou la "prière" par "wocekiye", d'après "wo", préfixe indiquant un substantif, et "cekiya" "solliciter, prier".

Et pourtant, la façon dont les Oglala conçoivent la totalité des êtres ou pouvoirs surnaturels régnant sur leur univers diffère profondément de la théologie chrétienne. Pour les Oglala, la totalité des phénomènes naturels ou culturels sont susceptibles de transformations qui exigent un changement total ou partiel de comportement vis-à-vis d'eux. Les causes de ces transformations et l'explication des changements de comportement concomitants sont rassemblés sous le concept de "taku wakan" "choses sacrées". Les phénomènes considérés comme "taku wakan" peuvent être transformés temporairement ou en permanence. Ceux qui le sont en permanence sont désignés collectivement comme "Wakantanka", qu'on traduit traditionnellement par "Grand-Esprit" ou "Grand Mystère", d'après "wakan" "sacré" et "tanka" " grand, vaste, gros ". Ce terme a, par convention, servi à traduire le mot "Dieu".

Bien que singulier de forme, "Wakantanka" est pluriel du point de vue du sens. Ce n'est pas "Wakantanka" qui est personnifié, mais certains de ses aspects. Ainsi, le soleil, la lune, la terre, les vents, les éclairs et d'autres phénomènes naturels sont de fréquentes manifestations ou personnifications non de "Wakantanka" lui-même, mais de ses différents aspects. L'homme existe en tant que partie intégrante de la nature et, loin de souhaiter en maîtriser les vicissitudes, il cherche à vivre en harmonie avec elle.

Foncièrement impuissant, l'homme réclame compassion lorsqu'il est confronté au danger, à la misère ou à l'inexplicable. Quand il a ainsi besoin d'une aide surnaturelle, il proteste de son impuissance en psalmodiant " Wakantanka unsimala ye" (Wakantanka, aie pitié de moi). La relation de l'homme à la nature est en effet toujours "unsike", " pitoyable ".

En suppliant "Wakantanka", l'homme s'adresse à la totalité de l'aide surnaturelle à sa disposition. On peut également s'adresser à "Wakantanka" avec la métaphore de la parenté. Ainsi, un Oglala peut dire : "Ho Tunkafila Wakantanka..." (Eh ! Grand-Père Wakantanka...), ou " Ate Wakantanka " (Père Wakantanka).

On utilise Grand-Père lorsque l'on fait appel à "Wakantanka" lui-même indépendamment de ses manifestations, et le mot Père pour invoquer l'un de ses aspects, comme par exemple le soleil. La même métaphore de la parenté est utilisée pour différencier la terre comme pouvoir de faire pousser des choses ("unci" "grand-mère") de ses produits réels et manifestes ("maka ina" "terre-mère").

Auteur: Powers William K

Info: La religion des Sioux Oglala, p. 83-84

[ amérindiens ] [ prières ] [ priméité ] [ spiritualité ] [ intraduisible ] [ Gaïa ] [ interdépendance ]

 

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