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division subjective

[…] le désirant, en tant que tel, ne peut rien dire de lui-même sinon à s’abolir comme désirant. Car, c’est ce qui définit la place pure du sujet en tant que désirant, c’est qu’à toute tentative de s’articuler il ne sort rien d’autre que syncope du langage, et impuissance à dire, parce que dès qu’il dit il n’est rien plus que quémandeur, il passe au registre de la demande et c’est autre chose.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 14 juin 1961

[ besoin-désir ] [ chute ] [ signification ] [ figement ]

 

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Ψ → B → Φ · La pensée n'est pas dans la tête. Elle passe à travers.

enseignements primordiaux

Si l’analyse n’a pas servi à faire comprendre aux hommes que leurs désirs : 

– premièrement, ce n’est pas la même chose que leurs besoins, 

– et deuxièmement, que le désir en lui-même porte un caractère dangereux, est ce danger dont le caractère menaçant pour l’individu s’éclaire si particulièrement du caractère tout à fait évident de ce qu’il comporte de menaces pour la troupe, 

...je me demande alors à quoi l’analyse a jamais servi. 

Auteur: Lacan Jacques

Info: 14 juin 1961

[ psychanalyse ] [ résumé ] [ besoin-désir ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ → B → Φ · Coordination ≠ synchronisation.

nourrisson

L’hospitalisme était jusqu’à une période assez récente la plaie des orphelinats comme jadis les épidémies celle des hôpitaux militaires et la fièvre puerpérale celle des maternités. L’amélioration des soins, la richesse des installations, la lutte contre la contagion avec tous les moyens connus de nos jours, rien ne venait à bout de ce terrible fléau, jusqu’à ce qu’une analyse fondamentale de ce mal en ait fait découvrir la cause étonnante : le manque d’amour ! Comme le dit un des plus grands spécialistes de l’hospitalisme, les enfants meurent de misère psychique, le besoin instinctif d’amour maternel reste insatisfait et la petite âme en meurt. Les nombreuses incitations à manger et à bouger, à se mouvoir ou à dormir que l’enfant comblé reçoit dans les bras d’une mère qui l’aime, le sourire et les caresses, les chansons et les berceuses, le bonheur d’être pris dans les bras de la mère au premier gémissement de la nuit et la douce impression de repartir dans ses rêves au doux son de la voix d’une personne affectueuse, la satisfaction qu’éprouve l’enfant au premier cri qu’il pousse pour réclamer de la nourriture d’être mis à l’heure habituelle au sein nourricier, la première volupté à demi consciente à demi inconsciente de l’existence, le plaisir de téter le sein de la mère, toutes ces sensations rêvées à peine ressenties et pourtant nécessaires au bonheur de l’enfant au commencement de la vie, elles manquent à l’enfant qui vit dans une institution. Il lui manque les berceuses. Il vit péniblement dans l’obscurité du destin, privé d’amour. L’être humain n’est pas une machine qu’on alimente en charbon et qu’on graisse pour lui faire exécuter ensuite un certain nombre de tâches prévues. Le nouveau-né est une toute jeune plante qu’il faut entretenir et soigner délicatement et qui a besoin du rayon de soleil d’un regard et de la douce chaleur d’un bras qui l’aime.

Auteur: Gross Otto

Info: Révolution sur un divan, traduit de l’allemand par Jeanne Etoré Les éditions Solin, 1988, page 133

[ besoin-désir ] [ maladie ] [ carence affective ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ → B → Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.