femme imaginaire
Il est difficile d’imaginer une description plus excellente de l’archétype féminin caractérisant l’inconscient de l’homme, l’image de l’anima, que la figure de l’incertissima amasia (la très vague bien-aimée) ici décrite comme immortelle, figure qui, à la manière d’un esprit malicieux, poursuit l’homme dans le calme des forêts et des sources.
Auteur:
Jung Carl Gustav
Années: 1875 - 1961
Epoque – Courant religieux: industriel
Sexe: H
Profession et précisions: psychanalyste, médecin psychiatre, fondateur de la psychologie analytique et penseur influent
Continent – Pays: Europe - Suisse
Info:
Dans "Mysterium conjunctionis", tome 1, page 105
[
bisexualité psychique
]
— Ψ → B → Φ · Le sol parle avant le langage.
analyste-analysant
[après la narration d'un rêve]
[rouge] [Jacques Lacan] : "Le docteur Nodet vous avait parlé de masochisme, ce personnage en est le signe."
[bleu] [Marie de la Trinité] : "Je ne pense pas, pour moi il signifie plutôt que je suis psychologiquement et un peu physiquement homme et femme. Je pouvais avoir à volonté une structure mentale masculine ou féminine ; comme même, corporellement, j’ai quelque chose de masculin.
[rouge] : "Précisez."
[bleu] : "Pour le squelette, j’ai la carrure large et les hanches étroites ; les attaches des membres plus volumineuses que les femmes en général ; les muscles très formés, sans aucun exercice ; les traits du visage plus accentués que les traits féminins ; pour le reste je suis tout à fait comme les femmes ; mais cette structure qui donne de la force a peut-être une influence psychique. Mais nous, les femmes, nous sommes mal parties : les directeurs n’aiment pas sentir une force dans une femme, ça les gêne, ils me l’ont dit ; et les hommes, quand ils se marient, préfèrent une femme qui ait tout le charme féminin mais devant laquelle ils se sentent supérieurs. N’est-ce pas vrai que nous sommes ainsi toujours refoulées ?
[rouge] : "C’est tout à fait exact. Continuez ! Ces personnages ne vous ont-ils pas fait penser à vos parents ?"
[bleu] : "Pas du tout, car mes parents étaient extrêmement bons pour moi. Jamais ils ne m’ont dit de paroles dures, au contraire, ils m’encourageaient toujours – et je pleure."
[rouge] : "Et pourquoi êtes-vous maintenant sur le bord des larmes ?"
[bleu] : "Parce que je pensais toujours que mes parents étaient malheureux à cause de moi, qu’ils avaient honte de moi. Ils ne me le disaient pas : ils m’encourageaient, mais je le sentais. C’était pour moi une continuelle terreur de leur faire honte.
[rouge] : "En somme vous êtes l’auteur et le sujet de cette terreur."
[bleu] : "Exactement, mais je n’avais pas honte pour moi : j’étais sans valeur , il n’y avait pas lieu d’avoir honte pour moi, mais pour eux. Et je ne savais comment m’ingénier assez pour leur faire plaisir et qu’ils ne m’en veuillent pas.
Auteur:
Marie de la Trinité Paule Marie Aimée de Mulatier
Années: 1903 - 1980
Epoque – Courant religieux: Récent et Libéralisme économique
Sexe: F
Profession et précisions: religieuse dominicaine française
Continent – Pays: Europe - France
Info:
Résumé de la séance du lundi 27 novembre 1950, Feuillet 5
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cure analytique
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psychanalyse
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interprétation
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bisexualité psychique
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hommes-femmes
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cléricaux
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parents-enfant
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autoportrait
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complexe féminin
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— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.