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religion

L'église dit que la terre est plate, mais j'ai vu l'ombre sur la lune et j'ai plus foi en l'ombre qu'en l'église.

Auteur: Magellan Fernand de

Info:

[ menteuse ] [ faussaire ]

 

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tartufes

[...] Dans le siècle où nous sommes,
Vous ne l'ignorez pas, on rencontre des hommes
Qui, parés d'un bienfait qu'ils n'ont jamais rendu,
En arrachent le fruit qui ne leur est pas dû.

Auteur: Boyron Michel dit Baron

Info: L'Andrienne, 1729

[ faussaires ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

question

Existe-t-il une règle permettant d'affirmer avec certitude qu'une belle peinture est de la main de tel ou tel maître? et s'il n'y en a pas, quelle sera la façon la plus sûre de fonder assez bien son jugement?

Auteur: Baldinucci Filippo

Info: lettre de 1685 à Vincenzo Capponi

[ art pictural ] [ faussaire ]

 

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dépisition

Nous passâmes donc le reste de la journée à faire de faux témoignages dans des salles d'interrogatoires séparées, prenant soin de saupoudrer nos versions largement concordantes de petites divergences – par souci d'authenticité. Personne ne sait falsifier une déposition comme un policier.

Auteur: Aaronovitch Ben

Info: Le dernier apprenti sorcier, tome 1 : Les rivières de Londres

[ bidon ] [ faussaire ]

 

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critique littéraire

Je lis la première page, la dernière page et la page 100. Comme ça, je connais le début, la fin. Et si on parle du livre, je parle de la page 100. Quelqu'un qui arrive à la page 100, c'est qu'il a lu le livre.

Auteur: Pourriol Olivier

Info: On/off

[ faussaire ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

passéisme

On ne connait pas exactement la raison sociologique de la vénération du passé ; elle peut être enracinée dans la solidarité tribale et familiale ou dans l'effort des classes privilégiées pour fonder leurs privilèges sur l'hérédité. Quoi qu'il en soit, le sentiment que ce qui est ancien doit être meilleur est encore si fort que les historiens de l'art et les archéologues n'hésitent pas à recourir à la falsification historique pour prouver que le style d'art qui les séduit le plus est aussi le plus ancien.

Auteur: Hauser Arnold

Info:

[ faussaires ] [ continuité réconfort ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

théorie de l'évolution

En 1890, "le jeune médecin militaire hollandais, Eugène Dubois, frappé par les doctrines de Haeckel et par ses raisons d'admettre ... l'existence passée d'un être intermédiaire entre les Singes supérieurs et l'Homme, qu'il appelait Pithécantropus, c'est-à-dire Homme-Singe, se fit confier une mission aux Indes hollandaises pour y découvrir le Pithécanthrope".

En 1891, Dubois découvrait à Trinil (Java) : une calotte crânienne simienne (d'un grand singe) et deux molaires simiennes ; puis l'année suivante, à 15 mètres de la calotte, il trouva un fémur nettement humain. Trois ans plus tard, Dubois écrivait qu'il avait trouvé l'ancêtre de l'homme, et son opinion prévalut dans le monde entier. Or, ce que Dubois ne disait pas, et qu'il ne révélera que trente ans plus tard, c'est qu'en 1890 il avait découvert à Java deux crânes d'Homo Sapiens. Il s'ensuivait que le fémur humain découvert en 1891 appartenait à un Homo Sapiens et non pas à un "Pithécanthrope" imaginaire. En somme, Dubois avait menti par omission volontaire d'un fait qui venait contredire le dogme transformiste.

Auteur: Georgel Gaston

Info: Dans "Les Quatre Âges de l'Humanité", Archè Milano, 1976, page 44

[ fraudes ] [ chaînon manquant ] [ faussaire ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

perroquets sociaux

Non, Winston Churchill n’a pas tenu ces propos sur les arts et la Seconde guerre mondiale "Alors pourquoi nous battons-nous ?" lorsqu'on lui demanda de couper dans le budget des arts pendant la Seconde Guerre mondiale. Beaucoup, dont de célèbres personnalités, ont partagés une citation attribuée à Churchill à l’annonce de certaines mesures suite à la pandémie Covid. Le politique britannique n’a pas tenu ces propos, même s’il exprima des sentiments proches. Churchill appréciait l’art (il peignait et il a reçu le prix Nobel de littérature) et était fameux connu pour son sens de la formule ("du sang de la sueur et des larmes"). Cependant il n’a pas déclaré que son pays se battait pour sauver les arts.

Ainsi cette citation a beaucoup circulé sur le web : "Lorsqu'on demanda à Winston Churchill de couper dans le budget des arts pour l’effort de guerre, il aurait répondu : - Alors pourquoi nous battons-nous ? ".

Cette citation est fausse, a expliqué Richard Langworth, historien et membre du Churchill Projet de l’université d’Hillsdale, aux USA. David Freeman, de l’International Churchill Society, a pareillement nié l'authenticité de la citation auprès de nos confrères américains de Politifact.

Cependant, comme le souligne Richard Langworth, Winston Churchill avait exprimé des sentiments similaires en avril 1938 à la Royal Academy. "Les arts sont essentiels à toute vie nationale complète. L’État se doit de les soutenir et de les encourager. Le pays possède, avec la Royal Academy, une institution de richesse et de pouvoir qui a pour but d’encourager les arts de la peinture et de la sculpture."

Auteur: Internet

Info: Refondu à partir d'un article de Mathilde Cousin sur "20 minutes.fr" le 17/10/20

[ vérification des sources ] [ argument d'autorité ] [ faussaires ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

désinformation

Le 21 mars 1985, un groupe d'intellectuels prestigieux (BHL, J.F Revel, E. Leroy-Ladurie, F Arrabal ...) , demandent par pétition au Congrès Américain d'autoriser le Président Reagan à financer les Contras, groupe d’extrême-droite, organisation terroriste, dressé contre le régime sandiniste élu démocratiquement et à orientation socialiste.
Qui a convaincu ces belles signatures de s'engager de manière aussi aveugle dans cette opération de propagande en faveur d'assassins ?
D'où vient l'initiative de cette pétition : de la branche européenne d'un groupe américain : The International of Résistance, financé notamment par une fondation conservatrice privée : la John Olin Foundation, toute dévouée au Président Reagan.
BHL, et d'autres intellectuels ont-ils pu vraiment signer ce texte sans le savoir ? Ou encore ont-ils été assez naïfs pour se laisser abuser par l'énorme machine de propagande déployé par les américains ? Le 6 février 1982, le figaro magazine publiait une photo très spectaculaire d'un amoncellement de corps livrés aux flammes. "Un massacre d'Indiens MIskitos " Perpétré par les sandinistes. L'image rappelant implacablement celles des camps de la mort . Ces photos avaient été produites par le secrétaire D’État aux Affaires Étrangères, Alexander Haig, lors d'une conférence de presse-évènement. Haig crie au génocide sandiniste.
Il s'agit d'une manipulation grossière. En fait, ces photos ont été prises après un tremblement de terre, bien avant que les sandinistes arrivent au pouvoir. La Croix-Rouge avait décidé de mettre le feu aux cadavres, pour éviter les épidémies.
C'est le propre photographe, auteur de l'image qui a reconnu son cliché. Celui ci a été détourné et recadré, de manière à faire sortir du champ le personnel de la Croix-Rouge.
Scandalisé, le photographe produit l'original pour preuve de la supercherie.

Auteur: Moreira Paul

Info: Les nouvelles censures : Dans les coulisses de la manipulation de l'information

[ faussaire ] [ manipulation ]

 

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personnage

L'Inquisiteur de la BD


I. L'Homme et le Mythe. Dans le panthéon des controverses culturelles du XXe siècle, peu de noms résonnent avec autant de gravité que celui de Fredric Wertham. Pour les uns, il fut un protecteur vigilant de l'enfance, un psychiatre alarmé par la toxicité d'une culture naissante ; pour les autres, il demeure l'architecte d'une censure dévastatrice, l'homme qui faillit briser la colonne vertébrale de la bande dessinée américaine. Entre zèle moralisateur et rigueur scientifique défaillante, son portrait est celui d'une figure complexe, tout en ombres et en lumières contradictoires.

II. Aux Origines : Le Psychiatre Immigrant. Né Friedrich Ignatz Wertheim en 1895 à Munich, dans une Allemagne encore impériale, il porte dans son patronyme les racines d'une Europe en mutation. Formé aux meilleures écoles de psychiatrie, imprégné des théories freudiennes alors en plein essor, il traverse l'Atlantique pour s'établir aux États-Unis. Là, il américanise son nom en Fredric Wertham et intègre l'hôpital Johns Hopkins. C'est un homme de science, du moins en apparence, qui croit fermement que l'environnement culturel façonne la psyché fragile du juvenile. Dans les années 1930 et 1940, il se distingue par un engagement progressiste rare pour l'époque : à la clinique Lafargue de Harlem, il offre des soins psychiatriques aux populations noires défavorisées, luttant contre la ségrégation systémique. Cet aspect de sa vie, souvent occulté, révèle un humaniste convaincu que la société corrompt l'individu.

III. La Croisade : La Séduction de l'innocence. C'est en 1954 que son nom gravit les marches de l'infamie avec la publication de Seduction of the Innocent (La Séduction de l'innocence). Dans cet ouvrage pamphlétaire, Wertham ne se contente pas d'émettre des hypothèses ; il tonne. Il y développe la thèse selon laquelle les comic books — ces fascicules bon marché envahissant les kiosques — sont des vecteurs de perversion. Il y voit l'apologie du crime, la glorification de la violence, et surtout, une subversion des mœurs sexuelles. D'une plume assurée, il interprète les cases de Batman et Robin comme une allégorie homosexuelle, et celles de Wonder Woman comme une propagande féministe dangereuse. Pour Wertham, l'image est un poison, et la lecture une contamination. Son argumentation, bien que contestable, est servie par une rhétorique implacable qui touche la corde sensible des parents et des législateurs de l'ère McCarthy.

IV. Le Séisme Culturel. L'impact de son verbe fut celui d'un marteau sur du verre. Ses témoignages devant le Sous-comité sénatorial sur la délinquance juvénile déclenchèrent une panique morale sans précédent. L'industrie du comic book, alors à son apogée (l'Âge d'Or), se vit contrainte de plier le genou. Pour survivre, elle créa le Comics Code Authority, un organe d'autocensure draconien qui bannit le sang, le crime, l'horreur et toute ambiguïté morale. Des éditeurs prestigieux, comme EC Comics, furent acculés à la faillite ou durent se reconvertir dans la satire inoffensive. Une génération d'artistes fut muselée. Wertham avait gagné la bataille : les kiosques furent épurés, mais au prix d'appauvrissement artistique majeur. Il avait protégé l'enfance, disait-il, en assassinant l'imaginaire.

V. L'Ombre au Tableau : La Science ébranlée La postérité, cependant, se montre souvent plus juste que le présent. Dès la fin du XXe siècle, et plus encore dans les années 2010 grâce aux travaux de la chercheuse Carol Tilley, l'édifice werthamien s'est fissuré. On découvrit que le psychiatre avait manipulé ses données, ignoré les témoignages d'enfants qui aimaient les comics sans être délinquants, et généralisé des cas cliniques isolés. Son " évidence " scientifique n'était souvent qu'une conviction morale déguisée. On lui reprocha d'avoir confondu corrélation et causalité, et d'avoir utilisé la peur comme outil de preuve. Le protecteur apparaissait alors sous les traits d'un inquisiteur aveuglé par ses propres préjugés.

VI. Le Paradoxe Final. Pourtant, réduire Wertham à un simple destructeur de comics serait une erreur historique. Jusqu'à sa mort en 1981, il resta convaincu d'avoir agi pour le bien public. Et il faut se souvenir que ce même homme, qui voulait censurer Superman, fut l'un des premiers psychiatres à témoigner contre la ségrégation raciale dans les écoles américaines, arguant que le racisme blessait la psyché des enfants tout autant noirs que blancs. Il y a là une ironie fondamentale : celui qui voulut libérer l'enfant du racisme fut celui qui voulut l'emprisonner une part de la culture populaire.

VII. Héritage. Aujourd'hui, Fredric Wertham demeure une figure tutélaire négative, un avertissement vivant sur les dangers de la panique morale. Son nom est synonyme de censure, mais son histoire rappelle aussi la puissance de l'écrit et de la parole lorsqu'ils sont armés d'une conviction absolue. Il fut le gardien sévère d'une frontière jamais clairement définie entre protection de l'enfance et liberté de création. Dans l'histoire culturelle, il reste celui qui prouva que les mots peuvent tuer les images, et que la peur est parfois le plus puissant des scénaristes.


Auteur: qwen.ai

Info: 24 mars 2026

[ paradoxe ] [ ambitieux ] [ faussaire ] [ biographie ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste