[…] il [Freud] nous dit que la fille, comme le garçon, d’abord désire la mère.
Disons les choses comme elles sont écrites : il n’y a qu’une seule façon de désirer, la fille se croit d’abord pourvue d’un phallus, comme elle croit aussi sa mère pourvue d’un phallus. Et c’est ce que cela veut dire que l’évolution naturelle des pulsions :
– fait que, de transfert en transfert à travers les phases instinctuelles, c’est à quelque chose qui a la forme du sein par l’intermédiaire d’un certain nombre d’autres formes
– aboutit à ce fantasme phallique par où, en fin de compte, c’est en position masculine que la fille se présente par rapport à la mère et que quelque chose de complexe, de plus complexe pour elle que pour le garçon, doit intervenir pour qu’elle reconnaisse sa position féminine.
Elle est supposée, mais par rien qui soit dans le principe, elle est supposée, dans l’articulation de FREUD, manquer au départ cette reconnaissance de la position féminine.
Années: 1901 - 1981
Epoque – Courant religieux: récent et libéralisme économique
Sexe: H
Profession et précisions: psychanalyste
Continent – Pays: Europe - France