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loi du désir

La première initiation étant la castration orale, c’est-à-dire le sevrage. Première séparation de muqueuse à muqueuse de l’enfant à sa mère.

La deuxième est la castration anale, séparation du "faire" de l’enfant concernant son corps et sa motricité volontaire : il n’est pas l’auxiliaire de sa mère ni l’exécutant de ses désirs.

La troisième séparation c’est le désir génital et le désir d’enfantement avec la mère. C’est l’interdit de l’inceste.

Auteur: Dolto Françoise

Info: L'évangile au risque de la psychanalyse, tome 1, éditions du Seuil, 1977, page 88

[ triade ] [ étapes ] [ mère-enfant ] [ psychanalyse ]

 
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Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.

réconfort

Alors voilà, une maman, c'est chaud comme une mitaine qui n'aurait pas de trous... Quand elle s'approche tout doucettement pour me dire qu'elle m'aime... Tous les mots qu'elle me murmure, sont comme des odeurs de parfums qui m'enivrent la tête et m'étouffent le coeur... Et quand elle vient dans ma chambre pour le dernier baiser, celui du soir, elle me prend alors tout contre elle... Et de sa voix douce comme la plume, me raconte une belle histoire. Et lorsque rassuré par tant d'amour mes yeux se voilent, ma mère, tout doucement... s'arrête... me borde... et délicatement dépose un doux baiser au parfum de miel...( des fois à la vanille) ...sur le front de son enfant chéri... moi !

Auteur: Loisel Régis

Info: Peter Pan, tome 1 : Londres

[ berceuse ] [ mère-enfant ]

 

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Ψ → B → Φ · Le seuil n'est plus un nombre : c'est une dérivée.

violence

Eva Kluge, du tréfonds de sa lassitude, entend tout cela. Elle sait qu’il est en train de la voler, mais ça lui est égal. A présent son univers est anéanti et ne pourra plus jamais redevenir habitable... Pourquoi a-t-on donc vécu ici-bas, pourquoi a-t-on fait don de la vie à des enfants, pourquoi s’est-on réjoui de leurs rires et de leurs jeux, si c’est pour les voir se transformer en bêtes ? ... Ah, son Karlemann ! Un enfant si blond et si gentil ! ... Quand elle allait jadis avec lui au cirque Busch et que les chevaux devaient se coucher sur le sable, il s’apitoyait sur le sort de ces pauvres bêtes. Elle devait le rassurer : les chevaux n’étaient pas malades, ils dormaient seulement.

Auteur: Fallada Hans

Info: Contexte : Eva a récemment appris les rumeurs qui circulent à propos de son fils qui serait devenu un tortionnaire de jeunes enfants juifs. Pendant ce temps, son mari, un gredin, est revenu chez elle pour lui voler des affaires avant de repartir. Dans "Seul dans Berlin", traduit de l’allemand par A. Virelle et A. Vandevoorde, éditions Denoël, 2002, page 51

[ grandir ] [ mère-enfant ] [ mal ]

 
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Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le sol parle avant le langage.

bébé

[...] si on lui parle après la tétée, en mettant des objets au bout de ses mains et en lui nommant tous les objets qu’il amène à sa bouche, si la mère, objet total, lui nomme toutes ses sensations tactiles, buccales et visuelles des choses qu’il touche et prend, puis jette, l’enfant a un réel plaisir, partagé avec sa mère, puis, fatigué, s’endort. Après quelques biberons, il ne suce plus son pouce. Le pouce n’était que le substitut tactile du téton, représentant partiel de la mère, objet total avec qui l’enfant désirait communiquer le désir qu’il a d’elle. La mère disparaissant trop vite en tant qu’objet de désir après satisfaction du besoin, et, le téton n’existant plus, l’enfant, du fait du développement de son schéma corporel qui lui permet désormais de mettre la main à la bouche, et du fait qu’il a beaucoup de potentialités dynamiques de ses pulsions libidinales, à la recherche d’une rencontre de l’autre par qui il se sent être, advenir, avoir et faire, les assouvit de cette manière leurrante et masturbatoire orale : téter son doigt.

Auteur: Dolto Françoise

Info: "L'image inconsciente du corps", éditions du Seuil, 1983, page 60

[ mère-enfant ] [ remède ]

 

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Ψ ↔ B ↔ Φ · Ψ = H → H₂O → C. Ne renversez pas l'ordre.

étape développementale

[...] la castration orale signifie la privation imposée au bébé de ce qui est pour lui le cannibalisme vis-à-vis de sa mère : c’est-à-dire le sevrage, et aussi l’empêchement de consommer ce qui serait poison mortifère pour son corps, soit l’interdit de manger ce qui n’est pas alimentaire, ce qui serait dangereux pour la santé ou la vie. Cette castration (sevrage), lorsqu’elle est judicieusement donnée, aboutit au désir et à la possibilité de parler, et donc à la découverte de nouveaux moyens de communication, dans des plaisirs différents, avec des objets dont l’incorporation n’est pas ou plus possible. [...]

Le sevrage, cette castration du bébé, implique de la mère qu’elle aussi accepte la rupture du corps à corps où l’enfant était, passé du sein interne aux seins lactifères et au portage totalement dépendant de sa présence physique à elle. Cette castration orale de la mère implique qu’elle-même soit capable de communication avec son enfant autrement qu’en lui donnant de l’alimentation, en lui prenant ses excréments et en le dévorant de baisers et de caresses : par paroles et par gestes, qui sont langage.

Auteur: Dolto Françoise

Info: "L'image inconsciente du corps", éditions du Seuil, 1983, page 99

[ concept psychanalytique ] [ définition ] [ mère-enfant ]

 

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Ψ ↔ B ↔ Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

réel-symbolique-imaginaire

[...] que se passe-t-il si l’agent symbolique, le terme essentiel de la relation de l’enfant à l’objet réel, la mère comme telle, ne répond plus ? Si à l’appel du sujet, elle ne répond plus ?

Donnons la réponse nous-mêmes. Elle déchoit. Alors qu’elle était inscrite dans la structuration symbolique qui la faisait objet présent-absent en fonction de l’appel – elle devient réelle. [...]

Lorsqu’elle ne répond plus, lorsque, en quelque sorte, elle ne répond plus qu’à son gré, elle sort de la structuration, et elle devient réelle, c’est-à-dire qu’elle devient une puissance. [...]

Corrélativement se produit un renversement de la position de l’objet. Tant qu’il s’agit d’une relation réelle, le sein – prenons-le comme exemple – on peut le faire aussi enveloppant que l’on veut. Par contre, à partir du moment où la mère devient puissance, et comme telle réelle, et que c’est d’elle que manifestement dépend pour l’enfant l’accès aux objets, que se passe-t-il ? Ces objets qui étaient jusque-là, purement et simplement, objets de satisfaction, deviennent de la part de cette puissance, objets de don. Et les voilà maintenant, de la même façon, ni plus ni moins, que la mère jusqu’à présent, susceptibles d’entrer dans la connotation présence-absence [ordre symbolique], comme dépendant de cet objet réel qu’est désormais la puissance maternelle. [...] les objets que l’enfant veut retenir auprès de lui, ne sont plus tellement des objets de satisfaction, mais ils sont la marque de la valeur de cette puissance qui peut ne pas répondre, et qui est la puissance de la mère.

En d’autres termes, la position s’est renversée – la mère est devenue réelle, et l’objet symbolique. [...] L’objet a dès lors deux ordres de propriété satisfaisante, il est deux fois objet possible de satisfaction – comme précédemment, il satisfait à un besoin, mais aussi il symbolise une puissance favorable.

Auteur: Lacan Jacques

Info: dans le "Séminaire, Livre IV", "La relation d'objet", éditions du Seuil, 1994, pages 91 à 93

[ toute-puissance maternelle ] [ mère-enfant ]

 

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Ψ ↔ B ↔ Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

attitude borderline

[Dans la pratique de la psychiatrie infantile, un enfant paraît particulièrement vivant, charmant, créatif.] Néanmoins, à l’arrière-plan, il y a une dépression ou une sorte de paralysie ou d’impuissance qui, à la maison, est la symptomatologie principale, ce qui dénote qu’il y a quelque chose qui ne va pas quelque part du point de vue de la mère.
Il a fallu plusieurs années pour réaliser que ces enfants me divertissaient, tout comme ils avaient le sentiment qu’il fallait qu’ils divertissent leur mère pour prendre soin de l’humeur dépressive de celle-ci. Ils prenaient soin de ma dépression […] ou l’empêchaient d’advenir, en m’attendant, ils faisaient des dessins charmants et coloriés ou même écrivaient des poèmes pour que je les ajoute à ma collection. Je me suis souvent laissé prendre avant de réaliser finalement que les enfants étaient malades et me montraient une organisation de faux-Self […].
[En contrepartie] la mère devait supporter la haine qui fait partie du sentiment qu’a l’enfant d’être exploité et d’avoir perdu son identité. [Chez le garçon, ce sentiment se traduit par la régression.] Dans tous les cas il y a une organisation du faux-Self : c’est le mieux que puisse faire l’enfant pour garder le contact avec une mère susceptible de souffrir d’humeur dépressive. […]
Ces enfants sont toujours en train d’essayer de parvenir au point de départ ; quand finalement ils l’atteignent, c’est-à-dire quand ils atteignent le lieu où la mère n’est pas déprimée, ils sont toujours épuisés et ont besoin de repos si bien qu’ils ne peuvent pas en venir à leur vie à eux. […]
Pour ces enfants, s’accomplir c’est parvenir à réparer quelque chose qui ne va pas chez la mère et, par conséquent, cela ne les avance personnellement à rien. […] Dans l’analyse de ces enfants, il est nécessaire de parvenir à quelque chose de nouveau, qui est la destructivité dans la réalité psychique interne, la destructivité qui appartient effectivement à l’enfant et non pas à la mère.

Auteur: Winnicott Donald W. Woods

Info: Dans "La crainte de l'effondrement" page 190

[ étiologie ] [ faux moi ] [ état-limite ] [ épuisement psychique ] [ mère-enfant ]

 

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Ψ → B → Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

métaphore paternelle

Le point central, le point pivot, le point médiateur, ou plus exactement le moment où le père apparaît comme médié par la mère dans le complexe d’Œdipe, est très précisément celui où maintenant il se fait sentir comme interdicteur. J’ai dit que là, il est "médié" : il est médié parce que c’est en tant qu’interdicteur qu’il va apparaître. Où ? Dans le discours de la mère.

Je vous fais remarquer ici, de même que tout à l’heure ce discours de la mère était saisi à l’état brut dans cette première étape du complexe d’Œdipe, ici, dire qu’il est médié, ça ne veut pas dire que nous faisons encore intervenir ce que le sujet-même de la mère, fait de la parole du père. 

Cela veut dire que cette parole du père intervient effectivement dans ce qui résulte sous la forme du discours de la mère. Il apparaît donc à ce moment-là moins voilé que dans la 1ère étape, mais il n’est pas complètement révélé : c’est ce que veut dire cet usage du terme "médié" en cette occasion. En d’autres termes, à cette étape il intervient ici [M] au titre du message pour la mère. "Lui" il a la parole ici, et ce qu’il dit, c’est une interdiction, c’est un "ne pas..." qui se transmet ici [message], au niveau où l’enfant reçoit le message attendu de la mère.

C’est un message sur un message, et cette forme particulière de message sur un message… dont je vais vous dire, à ma très grande surprise, que les linguistes ne la distinguent pas comme telle, en quoi on voit qu’il y a bien intérêt à ce que nous fassions notre jonction avec les linguistes …message sur un message, c’est le message d’interdiction. Ce n’est pas simplement pour l’enfant, et déjà à cette époque "Tu ne coucheras pas avec ta mère", c’est aussi pour la mère "Tu ne réintégreras pas - et ce sont toutes les formes bien connues de ce qu’on appelle l’instinct maternel qui rencontrent ici un obstacle - "Tu ne réintégreras pas ton produit". 

Chacun sait que la forme primitive de l’instinct maternel se manifeste chez certains animaux peut-être plus encore chez les hommes, en réintégrant, comme nous le disons élégamment, oralement ce qui est sorti par un autre côté. C’est très précisément de cela qu’il s’agit.

Cette interdiction parvient ici [M] comme telle, de même qu’on peut dire ici [A], que quelque chose se manifeste, qui est précisément le père en tant qu’Autre. Et en principe, c’est de là qu’existe la potentialité, la virtualité, en fin de compte salutaire, qui tient à ce que, de ce fait, l’enfant est profondément mis en question, ébranlé dans sa position d’assujet. 

En d’autres termes, c’est pour autant : 

– que l’objet du désir de la mère est mis en question par l’interdiction paternelle, 

– que l’interdiction paternelle empêche que le cercle se referme complètement sur lui, à savoir qu’il devienne purement et simplement objet du désir de la mère, ...que tout le processus qui normalement devrait s’arrêter là - à savoir la relation symbolique à l’Autre - a déjà cette triplicité implicite qu’il y a dans le rapport de l’enfant à la mère, puisque ce n’est pas elle qu’il désire, mais son désir. Il y a déjà cette ternarité : c’est déjà un rapport symbolique.

Néanmoins tout est remis en question, du désir de ce désir, à partir du moment où son premier bouclage, sa première réussite, à savoir la trouvaille de l’objet du désir de la mère échappe complètement par l’interdiction paternelle, et laisse le désir du désir de la mère chez l’enfant le bec dans l’eau.

Cette 2ème étape, un peu moins faite de potentialité que la première - elle, tout à fait sensible et perceptible mais essentiellement instantanée si on peut dire, transitoire - est pourtant capitale, car en fin de compte c’est elle qui est le cœur de ce qu’on peut appeler le moment privatif du complexe d’Œdipe. 

C’est pour autant que l’enfant est débusqué lui-même, et pour son plus grand bien, de cette position idéale dont lui et la mère pourraient se satisfaire, de cette fonction de son objet métonymique [phallus], c’est pour autant qu’il est là débusqué, que peut s’établir la 3ème relation, l’étape suivante : celle, féconde, où il devient autre chose. Il devient cette autre chose dont je vous ai parlé la dernière fois, celle qui comporte l’identification au père et le titre virtuel à avoir ce que le père a.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 29 janvier 1958

[ nom-du-père ] [ surmoi maternel ] [ mère-enfant ] [ trinité ] [ triade ] [ castration ] [ cannibalisme ]

 

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Ψ → B → Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.