Citation
Catégorie
Tag – étiquette
Auteur
Info
Rechercher par n'importe quelle lettre



nb max de mots
nb min de mots
trier par
Dictionnaire analogique intriqué pour extraits... Recherche mots ou phrases tous azimuts... Outil de précision sémantique et de réflexion communautaire... Cerveau source du  MTTV-flp !   Voir aussi la rubrique mode d'emploi. Jetez un oeil à la colonne "chaînes". ATTENTION, faire une REINITIALISATION après  une recherche complexe. ... Lire la suite >>
Résultat(s): 2
Temps de recherche: 0.0223s

physique fondamentale

L’intrication quantique persiste entre les quarks top, les particules fondamentales les plus lourdes connues

Albert Einstein décrivait l’intrication quantique comme " une action à distance qui fait froid dans le dos ". Elle avait déjà été observée pour des particules stables. Des photons et des électrons. Elle vient désormais d’être démontrée pour des particules bien plus lourdes, les quarks top. Avec quelles conséquences ?

L'intrication quantique. C'est le nom que les physiciens donnent à ce drôle de phénomène qui lie, de manière invisible, deux particules émises en même temps, et ce quelle que soit la distance qui les séparent. Ainsi, si l'état de l'une d'elles est modifié, celui de l'autre se voit simultanément modifié lui aussi. Et le phénomène a déjà été observé sur des particules stables de type photons ou électrons. Il est au cœur du développement de la cryptographie et de l'informatique quantique.

Des quarks top liés par la physique quantique

Mais des chercheurs de l’université de Rochester (États-Unis) rapportent aujourd'hui la première observation lors d'une expérience menée au Centre européen pour la recherche nucléaire (Cern) d'une intrication quantique entre des quarks top instables et leurs antiparticules. - Ils connaissent "l'état d'esprit" l'un de l'autre à chaque instant, commente Regina Demina, professeur de physique, dans un communiqué de l’université de Rochester.

Ces particules sont tellement lourdes - autant chacune qu'un atome d'or - qu'il est peu probable de les retrouver un jour dans un quelconque ordinateur quantique. La production de quarks top nécessite en effet de très hautes énergies comme celles accessibles au Grand collisionneur de hadrons (LHC).

Quelles conséquences pour la découverte de cette nouvelle intrication quantique ?

Toutefois, la découverte devrait aider à faire la lumière sur la durée pendant laquelle l'intrication persiste et sur ce qui finit par la briser. Elle devrait aussi aider à comprendre si elle est transmise aux produits de désintégration des particules. Et pour ceux qui se souviennent que les physiciens pensent que notre Univers était dans un état intriqué après sa phase initiale d'expansion rapide, la découverte des chercheurs de l'université de Rochester pourrait aussi permettre de faire la lumière sur la perte de connexion quantique dans notre monde.

Auteur: Internet

Info: futura-sciences.com, Natha Mayer 22 Juin 2024

[ advaita ] [ non dualité ]

   

Commentaires: 0

biotique-abiotique

La vie montre-t'elle une différence ? 

 Cet  article part d’une intuition simple mais vertigineuse : la vie ne se contente pas d’exister comme une configuration matérielle particulière, elle semble viser, choisir, se maintenir et parfois même inventer ses propres fins. Là où une tempête est seulement un phénomène physique, un organisme paraît agir “pour des raisons”, ce qui oblige à rouvrir la question de ce qui distingue le vivant de l’inerte. Le cœur du débat porte sur la notion d’agency biologique, ou agentivité du vivant, c’est-à-dire la capacité d’un être vivant à agir en fonction de buts propres. 

Le problème posé

L’auteur rappelle que la biologie dispose déjà de descriptions classiques du vivant : reproduction, métabolisme, organisation hors équilibre thermodynamique. Mais ces définitions ne suffisent pas à rendre compte de ce qui frappe intuitivement dans la vie : la présence d’une orientation interne, d’une forme de finalité immanente, d’une activité qui ne semble pas seulement subir le monde mais aussi le prendre en charge. La question devient alors philosophique autant que scientifique : faut-il parler de finalité, d’intention, de but, ou de simple mécanisme complexe ? 

Deux visions de la vie

L’article oppose deux grandes familles d’interprétation. 

D’un côté, une vision mécaniste soutient que les organismes ne font qu’exécuter des programmes génétiques raffinés par la sélection naturelle ; l’apparente liberté du vivant ne serait qu’un effet de surface. De l’autre, une vision plus dynamique affirme que les organismes ne sont pas de simples automates : ils intègrent des informations contextuelles, ajustent leur conduite, définissent des objectifs proches et modifient activement leur environnement. La question n’est donc pas seulement de savoir si les êtres vivants se comportent “comme si” ils avaient des buts, mais s’ils en produisent réellement à leur échelle propre. 

Le débat scientifique

L’article donne la parole à plusieurs chercheurs qui incarnent les tensions du débat. Kevin Mitchell défend l’idée que tous les organismes vivants peuvent être compris comme des entités causales, capables d’agir pour leurs propres raisons, sans que cela impose une conscience réfléchie au sens humain. Samir Okasha se montre plus réservé et souligne que le mot agency-agentivité risque de n’être qu’un synonyme élégant de plasticité comportementale déjà bien connue de la biologie. James DiFrisco pousse la critique plus loin : importer dans le vivant un concept issu du langage humain de l’intention risquerait, selon lui, de projeter indûment sur les organismes une pseudo-subjectivité. 

La critique du mot " agency-agentivité "

Une des lignes de fracture majeures concerne la valeur explicative du terme même d’agentivité. Pour ses critiques, il n’ajoute souvent rien aux mécanismes déjà étudiés par les neurosciences, la biophysique ou l’éthologie ; au pire, il brouille les niveaux d’analyse et réintroduit subrepticement une forme de vitalisme ou de mystère. Pour ses défenseurs, au contraire, le mot permet de saisir ce que les approches strictement géniques ou réductionnistes laissent dans l’ombre : l’initiative propre des organismes, leur participation active à leur persistance, et leur capacité à produire des effets causaux dans le monde.quantamagazine

Organisme et environnement

L’un des points les plus féconds de l’article est l’insistance sur l’interaction entre organisme et milieu. Le vivant ne reçoit pas seulement des stimuli ; il les trie, les interprète et les transforme, parfois en modifiant lui-même les conditions de son existence. L’exemple de l’animal qui fuit un prédateur montre que le comportement n’est pas une simple cascade de réflexes dictée par les gènes : il s’agit d’une décision située, prise dans un présent chargé d’informations, de risques et d’opportunités. Ainsi, l’agentivité biologique serait moins une substance mystérieuse qu’une manière d’ordonner l’auto-organisation active du vivant.quantamagazine

Évolution et rétroaction

L’article soutient aussi que l’agentivité n’est pas extérieure  à l’évolution, mais déjà inscrite dans ses dynamiques. Les comportements exploratoires, les changements de régime alimentaire, les déplacements vers de nouveaux habitats peuvent transformer les pressions de sélection et orienter les trajectoires évolutives. Cela rejoint des idées comme l’effet Baldwin, où des choix comportementaux non innés finissent par modifier durablement la constitution génétique d’une population. Autrement dit, l’organisme ne fait pas qu’être façonné par l’évolution : il y participe en retour. 

Vers une théorie de l’agency-agentivité

L’auteur souligne cependant que, pour devenir véritablement scientifique, la notion d’agency doit être naturalisée et rendue opératoire. Il faudrait pouvoir répondre à des questions précises : comment les organismes se donnent-ils des buts ? comment ces buts sont-ils représentés ? comment l’information interne et externe est-elle intégrée dans la décision ? peut-on mesurer des degrés ou des formes d’agentivité ? L’article évoque plusieurs pistes théoriques, comme les boucles de rétroaction, la clôture organisationnelle ou les approches prédictives de type Friston, qui tentent de formaliser la capacité des systèmes vivants à se maintenir et à réduire l’écart entre anticipation et réalité.quantamagazine

Portée philosophiqueAu fond, l’enjeu dépasse de loin une querelle terminologique. Admettre l’agentivité comme propriété du vivant revient à reconnaître que la vie n’est peut-être pas seulement une matière organisée, mais une matière orientée, capable de viser, de maintenir, d’explorer et d’inventer. Cela n’implique pas nécessairement un dessein cosmique, ni une âme vitale, mais cela oblige à penser le vivant comme une réalité où la causalité n’est pas seulement descendante ou mécanique, mais également auto-référente et situationnelle. L’article garde une prudence méthodologique, mais il incline clairement vers l’idée que le concept pourrait être scientifiquement fécond. 

Conclusion générale

La conclusion implicite est nette : la vie paraît bien être “autre chose” qu’un simple arrangement de particules, non pas parce qu’elle violerait les lois physiques, mais parce qu’elle introduit dans le monde une forme singulière d’orientation interne. Le vivant agit, ajuste, persévère, transforme et parfois reconfigure son propre horizon d’action. C’est peut-être cela, plus que toute essence mystique, qui rend la vie si étonnamment différente, au point de laisser sa trace visible depuis l’espace. 



​​​​​​​



 

Auteur: Internet

Info: https://www.quantamagazine.org/is-life-just-different-20260708/?mc_cid=8bb5409531&mc_eid=78bedba296 - Résumé de perplexity.ai

[ distingo ] [ anthropisme limitant ] [ co-création ] [ dualité ] [ interdépendances ] [ force d’initiative ] [ limitation sémantique ] [ dynamique non ergodique ]

   

Commentaires: 0

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.