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parole

[…] le désir est profondément changé d’accent, subverti, rendu ambigu lui-même par son passage par les voies du signifiant.

Entendons bien tout ce que cela veut dire. C’est toujours au nom d’un certain registre - qui fait intervenir l’Autre de l’au-delà de celui qui demande - que toute satisfaction est accordée, et ceci précisément pervertit profondément le système de la demande et de la réponse à la demande.

– "Vêtir ceux qui sont nus."

– "Nourrir ceux qui ont faim."

– "Visiter les malades."

…je n’ai pas besoin de vous rappeler des sept, huit ou neuf œuvres de miséricorde, il est assez frappant dans leurs termes même que "Vêtir ceux qui sont nus", on pourrait dire, si la demande était quelque chose qui devait être soutenu dans sa pointe directe, pourquoi pas "habiller" - je veux dire chez Christian DIOR - ceux ou celles qui sont nus ? Cela arrive de temps en temps, mais en général c’est qu’on a commencé par les déshabiller soi-même.

De même "Nourrir ceux qui ont faim" : pourquoi pas "leur soûler la gueule" ? Ça ne se fait pas, ça leur ferait mal, ils ont l’habitude de la sobriété, il ne faut pas les déranger.

Quant à "Visiter les malades", je rappellerai le mot de Sacha GUITRY :

"Faire une visite fait toujours plaisir. Si ce n’est pas quand on arrive, c’est au moins quand on s’en va !"

Auteur: Lacan Jacques

Info: 4 décembre 1957

[ perte métonymique ] [ disjonction ] [ atténuation ] [ interrogation critique ] [ remise en question ] [ humour ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson