hommes-par-femme
Immondice qu’un homme et qu’une femme, surtout excitée par un homme, une femme qui demande, qui insiste, qui déshabille cet homme, écarte les jambes, lui suce la peau, reste collée à lui, béante et essoufflée, lamentable loque aux yeux fous qui font honte à notre race. […] Vraiment je tremble de dégoût.
Auteur:
Havet Mireille
Années: 1898 - 1932
Epoque – Courant religieux: industriel
Sexe: F
Profession et précisions: poétesse
Continent – Pays: Europe - France - Suisse
Info:
Journal intime 2, 13.04.23, p. 409. Merci à Mme Compain
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répugnants
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lesbienne
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hommes-par-femme
Cette négation de la volupté qu’est l’homme. Cette intervention chirurgicale semblable à celle du bistouri dans les chairs vives et qui ébranle jusqu’à l’orgueil de l’âme et à sa paix profonde. Cette infamie de l’acte régulier sexuel, sans autre but, sans autre excuse que la repopulation. Cette pulsation grotesque de l’homme aplati sur la fragilité de la femme et l’écrasant de son sexe, de sa fertilisation, de sa rudesse. Je n’imaginais point la chose si horrible, si absurde, si mortuaire. Elle dépassa mes espérances et mes prévisions les plus basses.
Auteur:
Havet Mireille
Années: 1898 - 1932
Epoque – Courant religieux: industriel
Sexe: F
Profession et précisions: poétesse
Continent – Pays: Europe - France - Suisse
Info:
Journal intime, 07.04.22, p. 250. Après une relation sexuelle avec un homme
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répugnants
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coït
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empereurs
Depuis des siècles, les cuistres proposent à l'admiration du jeune Français des Pétrone ou des Lucullus légendaires sortant des bains de vapeur pour se faire étriller par des éphèbes. À bien y réfléchir, si ces gens-là se lavaient tant, c'est qu'ils puaient. Le nard et les baumes ruisselaient en vain sur les plaies honteuses dont parlent Juvénal et Lucien. J'ajoute que, même sains, des malheureux assez goinfres pour s'étendre afin de mieux se remplir et qui une fois remplis, se vidaient comme des outres, leurs gros doigts bagués d'or au fond de la gorge, sans seulement prendre la peine de se mettre sur leur séant, devaient avoir à la fin du repas bien besoin de se décrasser... Il est vrai qu'ils habitaient des villas somptueuses. Certes, je n'ai jamais aimé l'homme romain ! Il m'a fallu néanmoins beaucoup d'années pour que commence à m'apparaître non point seulement sa grossièreté trop éclatante, mais une certaine niaiserie profonde.
Auteur:
Bernanos Georges
Années: 1888 - 1948
Epoque – Courant religieux: industriel
Sexe: H
Profession et précisions: écrivain
Continent – Pays: Europe - France
Info:
Les Grands cimetières sous la lune, Librairie Plon, 1938, pages 54-55
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