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foi

La certitude de soi de celui à qui je fais confiance est pour moi la certitude de moi-même ; je reconnais en lui mon être pour moi, en sorte qu’il le reconnaît, et que pour lui il est l’essence et la fin.

Auteur: Hegel Georg Wilhelm

Info: La Phénoménologie de l'esprit, Flammarion, Paris, trad. Jean-Pierre Lefebvre, 2012, page 463

[ sujet-objet ] [ objet a ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Chaque lecteur est un neurone d'un cerveau anthropo-Gaïen.

homme-machine

Une troisième possibilité, pour laquelle j’ai personnellement passé une grande partie de ma carrière à défendre, vise un terrain d’entente : les " modèles hybrides " qui tenteraient de combiner le meilleur des deux mondes, en intégrant l’apprentissage piloté par les données des réseaux neuronaux aux puissantes capacités d’abstraction de la manipulation de symboles.

Auteur: Marcus Gary Fred

Info:

[ sujet-objet ] [ transhumanisme ]

   

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inséré par miguel

— Ψ ← B ← Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.

homme-machine

Tous nos efforts devraient se concentrer sur la découverte de cette base potentiellement indirecte. Plus tôt nous parviendrons à déterminer quelle fondation permet à un système d’arriver au point où il peut apprendre des abstractions symboliques, plus tôt nous pourrons construire des systèmes qui exploitent correctement toutes les connaissances du monde, et donc plus nous pourrons nous rapprocher d’une IA sûre, fiable et interprétable.

Auteur: Marcus Gary Fred

Info: Deep Learning Alone Isn’t Getting Us To Human-Like AI

[ quête ] [ sujet-objet ]

   

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inséré par miguel

— Ψ ↔ B ↔ Φ · Le carbone sp³ : première forme stable, roche-mère physico-chimique.

essentialisme

Lévi-Strauss démontre que, dans la structure de l’alliance, la femme qui définit l’ordre culturel, par opposition à l’ordre naturel, est l’objet d’échange, au même titre que la parole, laquelle est en effet l’objet de l’échange originel … et nous permet en particulier de comprendre la position dissymétrique de la femme dans les liens amoureux, et tout spécialement dans leur forme socialisée plus éminente, à savoir le lien conjugal.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, Livre II", page 303

[ inégalité ] [ piédestal ] [ sujet-objet ] [ femmes-hommes ]

   
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inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · Le sol parle avant le langage.

question

Comment vivre dans un monde où toutes les relations seraient des relations choisies ? […] Une société où les liens ne seraient plus institutionnels et contraignants, mais tous librement consentis. Un monde où les parents choisiraient leurs enfants, les enfants choisiraient leurs parents, où les conjoints se choisiraient entre eux et se délaisseraient symétriquement, où les enfants éliraient le nouveau conjoint de leurs parents, adopteraient leurs nouveaux frères et sœurs et se constitueraient des parentés de substitution, choisiraient leurs familles d’accueil, décideraient du parent qui les garderait. Une société dans laquelle tous ces choix seraient libres et sans contrainte ; suivant un modèle d’adoption généralisée.

Auteur: Chalvon-Demersay Sabine

Info: "Une société élective. Scénario pour un monde de relations choisies", in Terrain, Carnets du patrimoine ethnologique n°27, septembre 1996, p. 83

[ relations familiales ] [ libération ] [ girouette ] [ sujet-objet ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

connaissance

Celle-ci [la conscience], en effet, distingue de soi quelque chose à quoi, en même temps, elle se réfère, ou encore, pour reprendre une expression employée : il y a pour celle-ci quelque chose qui est ; et le côté déterminé de cette référence, ou de l’être de quelque chose pour une conscience, est le savoir. Mais de cet être pour un autre, nous distinguons l’être en soi ; ce qui est référé au savoir est tout aussi bien distingué de celui-ci, et posé comme étant, y compris hors de cette relation ; le côté de cet en-soi ; le côté de cet en soi, on l’appelle vérité. […]

Si maintenant, nous examinons, nous, la vérité du savoir, il semble que nous examinions ce qu’il est en soi. Simplement, dans cet examen, il est notre objet, il est pour nous ; et l’en soi de ce savoir qui pourrait en ressortir serait ainsi au contraire son être pour nous. Ce que nous prétendrions être son essence serait au contraire non pas sa vérité, mais seulement le savoir que nous avons de lui.

Auteur: Hegel Georg Wilhelm

Info: La Phénoménologie de l'esprit, Flammarion, Paris, trad. Jean-Pierre Lefebvre, 2012, page 123

[ sujet-objet ] [ erreur ] [ non véritable ] [ incomplet ] [ illusion ] [ concept ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · La pensée n'est pas dans la tête. Elle passe à travers.

conscience

La matière, saisie par elle [la pensée humaine] comme mana – ce que nous appelons énergie radiante – ne voile pas les essences. Le cosmos est dès lors un cosmos de la pensée pure, de la matière pure et de la liberté, au sein duquel l’idée rejoint immédiatement l’existence, et où tout vouloir instantanément se réalise. A ce niveau, l’homme, comme l’indiquent toutes les traditions reculées, est un surhomme, un "dieu" et l’univers où il se meut mérite pleinement la qualification de dynamique (dynamis = force, puissance). Au niveau mental inférieur, la pensée, ne bénéficiant plus du même potentiel et de la même acuité mentale, n’a plus la force de percer l’écran des sensations ; elle est arrêtée par l’obstacle ; ce qu’elle synthétise et objective, ce sont, par suite, non plus les objets eux-mêmes dans leur essence, mais les impressions de surface qu’ils procurent à l’animalité pour faciliter son comportement. Cette objectivation abusive d’états psychologiques tout subjectifs engendre l’univers phénoménal ou univers de la Maya, qui est un univers du mécanisme, où règnent en souverains le temps et l’espace. A ce niveau, l’être humain cesse d’être un surhomme ou un "dieu". Il devient un homme.

Auteur: Gordon Pierre

Info:

[ immédiate ] [ séparation ] [ sujet-objet ] [ être humain ] [ animal particulier ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le silence n'est pas un vide, mais une porosité.

connaissance

La conscience, en effet, est d’une part conscience de l’objet, et d’autre part conscience de soi-même : conscience de ce qui à ses yeux est le vrai, et conscience du savoir qu’elle en a. Dès lors que l’un et l’autre sont pour cette même conscience, elle est elle-même leur comparaison ; c’est pour cette même conscience qu’il advient que le savoir qu’elle a de l’objet correspond ou non à celui-ci. Certes, l’objet semble n'être pour elle que tel qu’elle le sait ; on dirait qu’elle semble ne pas pouvoir passer derrière lui pour voir comment celui-ci est, non pour cette même conscience, mais tel qu’il est en soi, et donc ne pas pouvoir vérifier sur lui son savoir. Mais précisément, dans le fait même qu’elle ait tout simplement savoir d’un objet, est déjà donnée cette différence qu’il y a à ses yeux quelque chose qui est l’en soi, mais que le savoir, ou l’être de l’objet pour la conscience, est un autre moment. C’est sur cette distinction, déjà présente et donnée, que repose la vérification. Si les deux choses dans cette comparaison ne se correspondent pas l’une à l’autre, la conscience semble devoir changer son savoir pour l’adapter à l’objet, mais dans la modification du savoir, en fait, c’est également l’objet lui-même qui change pour elle : car le savoir déjà existant était essentiellement un savoir de l’objet ; avec le savoir, l’objet aussi devient un autre, car il appartenait essentiellement à ce savoir. Il advient donc ainsi à la conscience que ce qui pour elle, antérieurement, était l’en soi, n’est pas en soi, ou encore, que cela n’était en soi que pour elle. […]

Ce mouvement dialectique que la conscience exerce à même soi, aussi bien à même son savoir qu’à même son objet, dans la mesure où le nouvel objet vrai en surgit pour elle, est à proprement parler ce qu’on appelle expérience […].

Auteur: Hegel Georg Wilhelm

Info: La Phénoménologie de l'esprit, Flammarion, Paris, trad. Jean-Pierre Lefebvre, 2012, pages 124-125

[ sujet-objet ] [ concept ] [ essence ] [ différence ] [ négativité ] [ pour soi ] [ définition ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le carbone sp³ : première forme stable, roche-mère physico-chimique.

éros

[…] j’essaie de vous diriger vers la formule métaphore-substitution de l’ἐραστής [erastès] à ἐρώμενος [erômenos]. C’est cette métaphore qui engendre cette signification de l’amour.

J’ai le droit pour introduire ceci, pour le matérialiser devant vous, de compléter son image, d’en faire vraiment un mythe. Et cette main qui se tend, vers le fruit, vers la rose, vers la bûche qui soudain flambe, j’ai le droit d’abord de vous dire que son geste d’atteindre, d’attirer, d’attiser, est étroitement solidaire de la maturation du fruit, de la beauté de la fleur, du flamboiement de la bûche, mais que, quand dans ce mouvement d’atteindre, d’attirer, d’attiser, la main a été vers l’objet assez loin, si du fruit, de la fleur, de la bûche, une main sort qui se tend à la rencontre de la main qui est la vôtre, et qu’à ce moment-là c’est votre main qui se fige dans la plénitude fermée du fruit, ouverte de la fleur, dans l’explosion d’une main qui flambe, ce qui se produit là alors c’est l’amour !

Encore convient–il bien, de ne même pas s’arrêter là et de dire que c’est l’amour en face, je veux dire que c’est le vôtre quand c’est vous qui étiez d’abord l’ἐρώμενος [erômenos], l’objet aimé, et que soudain vous devenez l’ἐραστής [erastès], celui qui désire. Voyez ce que par ce mythe j’entends accentuer : tout mythe se rapporte à l’inexplicable du Réel, il est toujours inexplicable que quoi que ce soit réponde au désir. La structure dont il s’agit, ce n’est pas cette symétrie et ce retour.

Aussi bien cette symétrie n’en est pas une, en tant que quand la main se tend, c’est vers un objet. De la main qui apparaît de l’autre côté est le miracle, mais nous ne sommes pas là pour organiser les miracles, nous sommes là pour tout le contraire : pour savoir. Et ce qu’il s’agit d’accentuer, ce n’est pas ce qui se passe "de là à au–delà", c’est ce qui se passe "là", c’est-à-dire la substitution de l’ἐραστής [erastès : amant] à l’ἐρώμενος [erômenos] ou à l’ἐρώμενον [erômenon].

Auteur: Lacan Jacques

Info: 7 décembre 1960

[ couple ] [ réponse ] [ sujet-objet ] [ asymétrie ]

   
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inséré par Coli Masson

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le sol parle avant le langage.

introjection

Qu’est-ce qui différencie le deuil de la mélancolie ? Pour le deuil, il est tout à fait certain que c’est autour de la fonction métaphorique des traits conférés à l’objet de l’amour, en tant qu’ils ont alors des privilèges narcissiques, que va rouler toute la longueur et la difficulté du deuil. En d’autres termes, et d’une façon d’autant plus significative qu’il le dit presque en s’en étonnant, FREUD insiste bien sur ce dont il s’agit : le deuil consiste à authentifier la perte réelle, pièce à pièce, morceau à morceau, signe à signe, élément grand I à élément grand I, jusqu’à épuisement. Quand cela est fait : fini ! Mais qu’est-ce à dire si cet objet était un petit(a), un objet de désir, sinon que l’objet est toujours masqué derrière ses attributs : banalité presque. 

Mais l’affaire commence, comme de bien entendu, seulement à partir du pathologique, c’est-à-dire de la mélancolie où nous voyons deux choses : c’est que l’objet est - chose curieuse - beaucoup moins saisissable pour être certainement présent et pour déclencher des effets infiniment plus catastrophiques, puisqu’ils vont jusqu’au tarissement de ce Trieb que FREUD appelle le Trieb le plus fondamental, celui qui vous attache à la vie. Il faut lire, il faut suivre ce texte, entendre ce que FREUD indique : je ne sais quelle déception - qu’il ne sait pas définir - est là.

Qu’allons-nous voir d’un objet aussi voilé, aussi masqué, aussi obscur ? Ce ne sont aucun des traits - d’un objet qu’on ne voit pas - auquels le sujet peut s’attaquer, mais pour autant que nous le suivions, nous analystes, nous pouvons en identifier quelques-uns à travers ceux qu’il vise, à savoir ses propres caractéristiques à lui : "je ne suis rien, je ne suis qu’une...". Remarquez qu’il ne s’agit jamais de l’image spéculaire. Le mélancolique ne vous dit pas qu’il a mauvaise mine ou qu’il a une sale gueule ou qu’il est tordu. Il est le dernier des derniers, il entraîne des catastrophes pour toute sa parenté. Il est entièrement - dans ses auto-accusations - dans le domaine du symbolique. Ajoutez-y l’avoir : il est ruiné. Est-ce que ceci n’est pas fait pour vous mettre sur la voie de quelque chose ? 

Je ne fais que vous l’indiquer aujourd’hui en vous marquant un point spécifique qui, par rapport à ces deux termes de deuil et de mélancolie, marque à mes yeux, du moins pour l’instant, un point de concours. C’est celui de ce que j’appellerai non pas le deuil ni la dépression, au sujet de la perte d’un objet, mais un certain type de "remords" en tant qu’il est déclenché par un certain type de dénouement que nous signalerons être de l’ordre du "suicide de l’objet". 

Remords donc à propos d’un objet qui est entré - à quelque titre - dans le champ du désir et qui, de ce fait ou de quelque risque qu’il a couru dans l’aventure, a disparu. Analysez ces cas, la voie vous est déjà tracée par FREUD. Déjà dans le deuil normal, il vous indique que cette pulsion que le sujet retourne contre soi pouvait bien être, à l’endroit de l’objet, une pulsion agressive.

Sondez ces remords dramatiques dans les cas où ils adviennent. Vous en verrez peut-être quelle est la force d’où revient, contre le sujet lui-même, une puissance d’insulte qui peut être parente de celle de la mélancolie. Vous en trouverez la source dans ceci qu’avec cet objet, qui s’est ainsi dérobé, ce n’était donc pas la peine d’avoir pris, si j’ose dire, tant de précautions, ce n’était donc pas la peine de s’être détourné de son vrai désir s’il a été - comme il semble - qu’on aille jusqu’à le détruire.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 28 juin 1961

[ question ] [ distinction ] [ symptôme ] [ définition ] [ sujet-objet ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ± B ± Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.