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décryptage

La preuve était faite qu'après un demi-siècle de travail de bureau, obstiné et aride, d'erreurs, d'hésitations, de reprises, de comparaisons minutieuses, de réflexions critiques infinies... et de céphalées, on avait enfin, par le détour miraculeux des "inscriptions persépolitaines", suite à l'éclair de génie de Grotefend, percé le secret de cette impossible écriture cunéiforme [...].

Auteur: Bottéro Jean

Info: Il était une fois la Mésopotamie, p.46

[ historique ] [ Sumer ]

 

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légendes

Certains oiseaux sont associés à des divinités, en particulier sur les kudurru : l'un d'eux symbolise le dieu Papsukkal ; d'autres, représentés au bout d'une perche, constituent des étendards des dieux Shuqamuna et Shimaliya. Plusieurs créatures hybrides empruntent une partie de leurs formes aux oiseaux. L'animal mythique Imdugud (en sumérien) ou Anzû (en akkadien) est un oiseau gigantesque pourvu d'une tête de lion ; le battement de ses ailes provoque les orages. Dans la mythologie, il est associé à la geste du dieu Ninurta.

Auteur: Joannès Francis

Info: Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne, p. 605, article "oiseaux"

[ historique ] [ sumer ]

 

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Ψ ↔ B ↔ Φ · Propagation par infection douce, jamais par imposition.

épopées

L'héritage le plus impressionnant laissé par la dynastie d'Akkad fut les légendes populaires et universellement connues de ses rois. Leurs actes parlèrent à l'imagination de toutes les cultures environnantes, inspirant des légendes transmises non seulement en akkadien, mais en sumérien et en hittite. On raconta inlassablement la geste de la dynastie akkadienne pendant des générations en l'exagérant et en l'embellissant à chaque nouvelle version. Cette saga et ses héros devinrent vite un sujet de tradition folklorique, de littérature, apparaissant juste après les événements eux-mêmes. On ajouta des motifs folkloriques comme celui de l'enfant exposé, et en même temps, les histoires furent constamment simplifiées et éditées. On télescopa les faits et gestes de toute la dynastie en les attribuant à deux figures principales sur les cinq : Sargon, le fondateur de l'empire (2310-2273) et son petit-fils Naram-Sin (vers 2246-2190).

Auteur: Goodnick Westenholz Joan

Info: Legends of the Kings of Akkade, pp. 2-3

[ Sumer ]

 

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inséré par miguel

Ψ → B → Φ · La pensée n'est pas dans la tête. Elle passe à travers.

mythologie

L'homme vivant se dit, en akkadien, awîlu/ awêlu ; une fois mort, il est etemmu / wetemmu. Les penseurs babyloniens notent, dans ces deux termes, la présence récurrente de la même syllabe WE, ainsi que celle des mots ilu, "dieu" et "têmu", esprit, plus exactement cette forme d'intelligence propre au genre humain en général. Bref, l'homme est l'être qui comporte aussi bien du dieu que de l'esprit, et le son WE participe de ces deux aspects, vivant ou trépassé. Lorsque les dieux s'attellent à la tâche de fabriquer l'homme, ils sacrifient l'un des leurs, appelé Wé, choisi parce qu'il possède du têmu. Son sang, marque de la vie, sert à humidifier et à rendre malléable l'argile, la matière première de l'awîlu. Ainsi sont définis d'un mot l'essence et le destin de l'homme : il est fait d'argile et de sang, il est doué d'intelligence, son rôle consiste à servir les dieux, enfin, il est mortel.

Auteur: Glassner Jean-Jacques

Info: La Mésopotamie, p. 239-240

[ être humain ] [ sumer ]

 

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Ψ → B → Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

linguistique antique

... l'éblaïte, cette langue conservée sur des tablettes des archives des rois d'Ebla en Syrie du Nord, à placer environ vers 2400 av.J.C. L'éblaïte est très étroitement associé à l'akkadien, mais la nature de cette parenté reste débattue : le problème est de savoir si c'est un dialecte de l'akkadien, ou bien s'il faut le considérer comme une branche du sémitique oriental, une langue-soeur du proto-akkadien. L'éblaïte a un certain nombre de caractéristiques qui l'éloignent de l'akkadien, et à l'inverse, l'akkadien présente des phénomènes qui sont absents de l'éblaïte. Une innovation en éblaïte introuvable en akkadien est la réduction du L, l'affaiblissement apparent du phonème /l/ devenant peut-être /y/ ou /0/ (à moins que ce ne soit qu'un phénomène purement graphique, note 54). L'innovation courante en akkadien, que l'on ne retrouve pas en éblaïte, est la dissimilation du préfixe nominal ma- en na- dans les racines qui ont une labiale. (...) la quantité de différences milite pour l'opinion que l'éblaïte est un langage séparé et non un dialecte de l'akkadien. Je le traiterai donc dans mon étude comme le parent le plus proche connu de l'akkadien, mais comme une branche séparée du sémitique oriental.

 

Auteur: Kouwenberg N. J. C.

Info: The Akkadian Verb and Its' Semitic Background, p. 22

[ sumérienne ] [ occident ]

 

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inséré par miguel

Ψ → B → Φ · Le sol parle avant le langage.