L'athéisme est la position par défaut dans toute recherche scientifique, tout comme l'étaient l'a-quarkisme ou l'a-neutrinisme. Autrement dit, toute entité doit justifier son intégration dans un cadre scientifique, soit par une preuve directe de son existence, soit par son rôle explicatif fondamental. Avant que la nécessité théorique des neutrinos ne soit reconnue (pour préserver la conservation de l'énergie), puis détectée expérimentalement, ces derniers ne faisaient pas partie de l'explication physique acceptée du monde. Dire que les physiciens de 1900 étaient " agnostiques " à l'égard des neutrinos est inexact : ils ne croyaient tout simplement pas à leur existence.
À ce jour, il n'existe aucune preuve expérimentale directe de l'existence d'une divinité, et pour que la postulation d'une divinité puisse jouer un rôle explicatif, il faudrait une description très détaillée de son mode d'action. Si, comme on peut le penser, nous ne sommes pas " de bons juges du comportement de la divinité ", alors une telle divinité inconnue et imprévisible ne peut fournir de base explicative valable pour aucun phénomène.
Le problème de cette " vision minimaliste " de la source est qu’en cherchant à rester aussi vague que possible quant à la nature et aux motivations de la divinité, cette hypothèse perd toute valeur explicative et ne peut donc être admise sur le plan scientifique. Bien sûr, comme le montre l’exemple des quarks et des neutrinos, les explications scientifiques évoluent en fonction des nouvelles données et des nouvelles théories. En bref il est toujours possible de dépasser la position dominante.
Années: 1958 -
Epoque – Courant religieux: Récent et libéralisme économique
Sexe: H
Profession et précisions: philosophe des sciences
Continent – Pays: Amérique du nord - Usa