poème

Je me promenais sur un sentier avec deux amis.
Le soleil se couchait.

Tout à coup, le ciel est devenu rouge sang.
Je me suis arrêté, épuisé me suis appuyé sur une clôture,
il y avait du sang et des langues de feu
au-dessus du fjord bleu-noir et de la ville.

Mes amis ont continué,
et je suis resté là, tremblant de peur.

J’ai senti un cri infini
qui passait à travers l’univers...

Auteur: Munch Edvard

Info:

[ soir ] [ frayeur ]

 

Commentaires: 3

Ajouté à la BD par miguel

Commentaires

Coli Masson, colimasson@live.fr
2020-02-22 18:24
inspiration du tableau ?
miguel, admin@admin.com
2020-02-22 18:54
A trouver alors
Coli Masson, colimasson@live.fr
2021-05-05 16:50
Date : 22 janvier 1892.

Dubuis Santini en donne sa libre traduction, que je propose ci à titre de comparaison :

"Je me promenais sur un sentier avec deux amis — le soleil se couchait — et tout d'un coup le ciel devint rouge sang.
Je m'arrêtai, fatigué, il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir de la ville.
Un souffle de mélancolie, une douleur aspirante me traversèrent le cœur.
Je m’étais appuyé sur le parapet pendant que mes amis continuaient leur chemin.
Pétrifié, je tremblais d’angoisse.
Je sentais qu’un cri effroyable, infini, interminable, traversait l’univers et déchirait la nature.
Ceci se produisit en un éclair et me submergea."