père-fils

Par l’une de ces voies obscures derrière la conscience officielle, la mort du vieux m’a beaucoup affecté. Je l’ai beaucoup estimé, l’ai très bien compris, et il a eu une part considérable dans ma vie, avec ce mélange qui lui était propre de profonde sagesse et de légèreté pleine de fantaisie. Sa vie était finie depuis longtemps lorsqu’il est mort, mais à cette occasion se sont sans doute réveillées au fond de moi toutes les choses du passé.

J’ai maintenant le sentiment d’être vraiment sans racines.

Auteur: Freud Sigmund

Info: Lettre à Wilhelm Fliess du 2 novembre 1896, trad. Françoise Kahn et François Robert, éditions P.U.F., Paris, 2006

[ décès ] [ déracinement ] [ deuil ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

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