[Marie de la Trinité rouge] : Si j’ai aimé le P. Motte ?
[Lacan bleu] : "Tout bonnement comme on aime un Père idéal et cela aurait pu vous aider à vous élever au Père céleste – s’il n’y avait pas eu d’accrochage. C’était normal, ce n’était pas coupable. En témoignage, vous avez voulu qu’il écrive lui-même cet acte. [acte d’holocauste]"
[MdT rouge] : "J’avais l’habitude de ne considérer comme bon, comme valable, que ce que quelque autorité avait approuvé. Cet acte est simplement dans la ligne de tout le reste."
[Lacan bleu] : "Mais pourquoi cette obéissance ? Pourquoi avez-vous obéi en tant de circonstances où vous auriez préféré le contraire ? Qu’auriez-vous fait, si vous n’aviez pas obéi ? N’était-ce pas pour vous plus simple d’obéir que de faire autre chose ? Si vous avez ainsi obéi, c’est que l’obéissance vous était plus agréble ? Pourquoi ?
C’est une question très grave – qui a dominé toute votre vie, qui la remet toute en cause ; et je vous assure que je me sens tout petit en vous la posant. Ce n’est pas à moi, mais à vous d’y répondre."
[MdT rouge] : "J’ai obéi à cause de l’angoisse, parce que seule l’obéissance me garantissait de la peur et de la honte de moi. C’était ma seule assurance. Elle ne l’ôtait pas. Elle me permettait seulement de vivre quand même.
Auteur:
Info: Résumé de la séance du samedi 3 février 1951 avec Jacques Lacan
Commentaires: 2
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Coli Masson
04.01.2026
ok
miguel
04.01.2026
subordination réconfortante ?