Car bien qu’on ait coutume de dire que ce qui importe pour les gens raisonnables n’est pas le mot, mais la chose elle-même, ceci n’autorise point cependant à désigner une chose par un nom qui ne lui convient pas, car c’est tout à la fois une maladresse et une tromperie, qui consiste à estimer et à faire croire qu’il ne nous manque que le mot juste, tout en se dissimulant que ce qui manque, en fait, c’est la chose, c’est-à-dire le concept. Si ce dernier était bien là, il aurait aussi son mot juste.
Auteur:
Info: La Phénoménologie de l'esprit, Flammarion, Paris, trad. Jean-Pierre Lefebvre, 2012, page 300
Commentaires: 2
nbsp;
Coli Masson
04.02.2026
ok
miguel
29.01.2026
précision terminologique plutôt ?