complexe d'Œdipe

Si le père était dur, violent, cruel, alors le surmoi recueille de lui ces attributs et, dans sa relation avec le moi, la passivité, qui précisément devait avoir été refoulée, s’établit de nouveau. Le surmoi est devenu sadique, le moi devient masochique, c’est-à-dire, au fond, féminin passif. Un grand besoin de punition s’institue alors dans le moi qui, pour une part, s’offre comme victime au destin et, pour une autre part, trouve satisfaction dans le mauvais traitement infligé par le surmoi (conscience de culpabilité). Toute punition est bien dans son fond la castration et, comme telle, satisfaction de la vieille attitude passive envers le père. Le destin lui-même n’est en définitive qu’une projection ultérieure du père.

Auteur: Freud Sigmund

Info: Dostoïevski et le parricide

[ seconde topique ] [ bénéfices secondaires ] [ névrose ] [ jouissance ]

 

Commentaires: 3

Ajouté à la BD par Coli Masson

Commentaires

miguel, filsdelapensee@bluewin.ch
2026-01-31 09:03
pas étonnant que Dosto ait suscité pareille curiosité
Coli Masson, colimasson@live.fr
2026-02-09 08:36
Oui. Il semblerait que Freud ne soit pas arrivé à terminer cet essai qu'il avait commencé à écrire sur Dosto en raison du rapport très ambivalent de ce dernier vis-à-vis de la figure paternelle.
miguel, filsdelapensee@bluewin.ch
2026-02-09 11:45
Tu m'étonnes