Si le père était dur, violent, cruel, alors le surmoi recueille de lui ces attributs et, dans sa relation avec le moi, la passivité, qui précisément devait avoir été refoulée, s’établit de nouveau. Le surmoi est devenu sadique, le moi devient masochique, c’est-à-dire, au fond, féminin passif. Un grand besoin de punition s’institue alors dans le moi qui, pour une part, s’offre comme victime au destin et, pour une autre part, trouve satisfaction dans le mauvais traitement infligé par le surmoi (conscience de culpabilité). Toute punition est bien dans son fond la castration et, comme telle, satisfaction de la vieille attitude passive envers le père. Le destin lui-même n’est en définitive qu’une projection ultérieure du père.
Auteur:
Info: Dostoïevski et le parricide
Commentaires: 3
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miguel
09.02.2026
Tu m'étonnes
Coli Masson
09.02.2026
Oui. Il semblerait que Freud ne soit pas arrivé à terminer cet essai qu'il avait commencé à écrire sur Dosto en raison du rapport très ambivalent de ce dernier vis-à-vis de la figure paternelle.
miguel
31.01.2026
pas étonnant que Dosto ait suscité pareille curiosité