Et je ne crois pas d’un propos excentrique de ramener ici cette dialectique que je vous fis entendre autrefois autour du thème des perversions dites exhibitionniste et voyeuriste. Quand je vous faisais remarquer :
– qu’elles ne pouvaient être seulement saisies du seul rapport de celui qui voit et qui se montre à un partenaire simplement autre, objet ou sujet,
– que ce qui est intéressé dans le fantasme de l’exhibitionniste comme du voyeur, c’est un élément tiers qui implique que chez le partenaire peut éclore une conscience complice [de Φ] qui reçoit ce qui lui est donné à voir,
– que ce qui l’épanouit dans sa solitude en apparence innocente s’offre à un regard caché,
– qu’ainsi c’est le désir même qui soutient sa fonction dans le fantasme, qui voile au sujet son rôle dans l’acte,
– que l’exhibitionniste et le voyeur en quelque sorte se jouissent eux-mêmes comme de voir et de montrer, mais sans savoir ce qu’ils voient et ce qu’ils montrent.
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Info: 17 mai 1961
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