structure

Et puis, la claustration. C’est tout de même une dimension tout à fait essentielle : dès qu’un homme arrive quelque part, dans la forêt vierge ou dans le désert, il commence par s’enfermer. Au besoin, comme on dit, il emporterait deux fenêtres pour se faire des courants d’air entre elles, même s’il n’avait que ça. 

Cette claustration, c’est aussi une dimension tout à fait essentielle : il s’agit d’établir un intérieur, et puis ce n’est pas simplement une notion d’intérieur et d’extérieur, c’est la notion de l’autre, ce qui est autre comme tel, ce qui n’est pas l’endroit où on est bien calfeutré. Et je dirai plus : si vous exploriez d’une façon un peu plus profonde cette phénoménologie, comme on dirait, de la claustration, vous vous apercevriez à quel point c’est absurde de limiter la fonction de la peur à ce qu’on appelle une relation avec un danger réel. La liaison étroite de la peur avec la sécurité devrait vous être manifestée de la façon la plus claire par la phénoménologie de la phobie. 

Vous vous apercevriez que chez le phobique, ses moments d’angoisse, c’est quand il s’aperçoit qu’il a perdu sa peur, au moment où vous commencez un peu à lui lever sa phobie. 

Auteur: Lacan Jacques

Info: 15 janvier 1958

[ ordre symbolique ] [ angoisse ] [ prévisible ]

 

Commentaires: 1

Ajouté à la BD par Coli Masson

Commentaires

miguel, filsdelapensee@bluewin.ch
2026-03-03 06:50
refuge, terrier ?