C'est pourquoi l'universel qui est présent n'est qu'une résistance et une lutte universelle de tous contre tous, dans laquelle chacun fait valoir sa propre singularité, mais en même temps n'y parvient pas, parce qu'elle rencontre la même résistance, et est mutuellement dissoute par les autres. Ce qui, donc, semble être un ordre public, c'est cet enquerellement universel où chacun tire à soi ce qu'il peut, exercer la justice sur la singularité des autres et fermement la sienne, laquelle pareillement disparaît à son tour par l'intervention d'autres. Cet ordre, c'est le cours du monde, l'apparence d'une marche durable, qui n'est qu'une universalité présumée par le point de vue intime, et dont le contenu est au contraire le jeu inepte et inessentiel où s'installe et se dissout tour à tour les singularités.
Auteur:
Info: Phénoménologie de l'Esprit, Le cours du monde, chapitre 4 - Chacun tire une corde qui n'existe pas. On appelle ça : l'ordre.
Commentaires: 0