Chaque fleur, même prisonnière d'un pot, est un été miniature. Je pourrais les contempler jusqu'à la nuit.
Lorsque je pousse la porte, ma respiration devient plus profonde et plus lente. L'espace est saturé par un arôme séducteur et mes yeux répondent à l'appel de la sève encapsulée, qui ne m'est pas destiné. Les hiéroglyphes peints par la nature sur les corolles des fleurs sont des panneaux indiquant aux insectes le chemin du restaurant. Ce sont les promesses des plaisirs à venir et du renouveau de la fleur, l'anticipation d'un nouvel été.
La beauté du monde, si cruelle et incroyable, a toujours un but, qui n'est jamais de distraire. C'est une beauté combattante, il s'agit toujours d'une nécessité. Comment cette contrainte peut-elle être une telle fête pour nos yeux.
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Info: in "Datura", éd. Zulma (2025), p.221-222 - traduit du finnois par Claire Saint-Germain
Commentaires: 3
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miguel
05.03.2026
Ok, je vais laisser en l'état...
Benslama
05.03.2026
j'ai remplacé "végétal" par "homme-végétal" - pour le reste, si vous le voulez, vous pouvez ajouter ces étiquettes, qui n'ont pas vraiment de sens pour moi, mais je vous fais confiance !
miguel
05.03.2026
"homme-végétal" plutôt, vu que cette étiquette existe :-)... ..survie intrinsèque ... monades... homéostasie profonde.... bio incarnations ?