L’hiver. Décembre. Les fêtes de Noël.
La coupe. Les arbres enrobés de givre et de neige resplendissent tels des diamants aux reflets bleutés. […] Et le silence. Les sapins abattus sont couchés sur le sol et leurs branches immenses s’étalent en un fabuleux tapis. Entre les arbres, dans le bleu trouble du ciel, la nuit rampe tel du papier à sucre. Un lièvre, sans se presser, avance par petits bonds. Entre les cimes, le ciel apparaît par lambeaux bleus criblés d’étoiles blanches. Aux alentours, se dressent des genévriers cachés sous les sapins taciturnes, et leurs fines branches se lient et s’entremêlent. La forêt résonne de façon régulière et terrifiante. […]
La lune, tel un morceau de charbon, se lève tout au bout de la coupe. C’est la nuit. Le ciel est bas, la lune rouge. Les arbres de la forêt se dressent pareils à des lourds piquets entravés par des chaînes en fer. Le vent hurle et l’on croirait entendre des verrous rouillés qui grincent. Sous la lumière blafarde de la lune, les branches des sapins abattus se dressent tels de gigantesques et fantastiques hérissons, leurs piquant pointant lugubrement vers le ciel. La nuit…
Et alors, au clair de lune, tout au bout de la coupe, au beau milieu des sapins hérissées, un loup hurle.
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Info: L'année nue
— Ψ ⇄ B ⇄ Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.
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