…tout est permis ! Vous m'avez appris cela, car vous m'avez appris bien des choses : si Dieu n'existe pas, il n'y a pas de vertu, car elle serait inutile. Cela me semblait vrai.
— Tu l'avais pensé tout seul, dit Ivan avec un sourire embarrassé.
— Non pas ! C'est vous qui me l'avez révélé !
— Et maintenant ? Alors tu crois en Dieu, puisque tu rends l'argent ?
— Non, je n'y crois pas, dit Smerdiakov d'une voix à peine perceptible.
— Pourquoi donc le rends-tu ?
— Assez ! Dieu…
Smerdiakov fit un geste désespéré.
— Vous-même disiez bien que tout est permis : et maintenant pourquoi êtes-vous si inquiet ?
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Info: Les Frères Karamazov, 2e partie, dialogue entre Ivan et Smerdiakov - Smerdiakov (le valet, fils illégitime de Fiodor Pavlovitch) rappelle à Ivan Karamazov sa propre rhétorique, utilisant cette dernière - athée - d'Ivan pour justifier ses actes criminels, retournant contre Ivan ses propres idées. Un dialogue dramatique où le meurtrier confronte le philosophe à la conséquence pratique de ses idées !
— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Une occurrence isolée de B est structurellement inefficace.
nbsp;
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