Par deux fois déjà, le coq avait chanté ; et, le ciel, glacial et gris, se veinait de rose. Dans l’obscurité du poulailler, se fit soudain sentir l’atroce présence de la fouine. Affolées, les poules volèrent sur les perchoirs ; le coq, lui, se dirigea là où il sentait la fouine prendre une bosse et se ramasser pour la détente. Elle fut sur lui d’un coup. Et, dans sa gorge, il sentit la fouine planter ses dents, acérées et goulues : et sucer, sucer…
Dans la maison contiguë, l’homme attendit vainement que le coq chantât une troisième fois. Il se renfonça sous ses couvertures, et rejeta dans son sommeil ses contritions déjà prêtes.
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Info: Fables de la dictature (dernière fable)
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