On aurait difficilement trouvé un fonctionnaire aussi profondément attaché à son emploi qu'Akaki Akakiévitch. Il s'y adonnait avec zèle ; non, c'est trop peu dire, il s'y adonnait avec amour. Cette éternelle transcription lui paraissait un monde toujours charmant, toujours divers, toujours nouveau. Le plaisir qu'il y prenait se reflétait sur ses traits; quand il arrivait à certaines lettres qui étaient ses favorites, il ne se sentait plus de joie, souriait, clignotait, remuait les lèvres comme pour s'aider dans sa besogne. C'est ainsi qu'on pouvait lire sur son visage les lettres que traçait sa plume.
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Info: Le Journal d'un Fou - Le Manteau et autres nouvelles - Le manteau, p.241
— Ψ → B → Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.
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