Le temps, tel que nous le vivons spontanément comme un flux continu, ne serait peut-être pas une réalité fondamentale du monde, mais une construction émergente, née de relations quantiques profondes. L’hypothèse présentée repose sur le mécanisme de Page-Wootters, selon lequel l’Univers, considéré dans son ensemble, pourrait demeurer globalement immobile, tandis que l’impression du passage du temps naîtrait des corrélations entre un système physique et une sorte d’horloge interne avec laquelle il est intriqué.
Autrement dit, je ne mesurerais jamais le temps en lui-même, mais seulement des changements : le déplacement d’un aiguillage, l’oscillation d’un atome, la régularité d’un processus périodique. Ce que j’appelle " le temps " serait alors moins une substance invisible qu’un langage commode, une manière de relier entre eux des états successifs. Dans cette perspective, le devenir ne serait pas absent du réel, mais il ne serait pas inscrit au niveau le plus fondamental de la description physique.
Ce qui me frappe le plus, c’est la portée philosophique d’une telle proposition. Si elle était confirmée, elle bouleverserait notre intuition la plus intime : celle d’habiter un présent qui s’évanouit sans cesse, comme si le monde se déployait devant nous seconde après seconde. Or, selon cette lecture, le passé, le présent et le futur ne seraient peut-être pas des régions séparées par un écoulement objectif ; ils pourraient coexister au sein d’une structure plus vaste, où notre conscience ne ferait qu’éprouver localement une succession déjà inscrite dans l’ordre global des relations.
J'insiste aussi sur le fait qu’il s’agit d’une hypothèse théorique encore spéculative. Ce n’est pas une vérité établie, mais une voie de recherche prometteuse, qui tente de faire le pont entre la physique quantique et la physique classique. J’y vois une tentative intellectuelle très intéressante : celle de reconstruire le temps à partir de l’intrication, plutôt que de le poser comme un cadre préalable. Cela revient, en somme, à demander non pas comment les choses se déplacent dans le temps, mais comment le temps lui-même pourrait émerger des choses.
Si je devais condenser cette idée en une formule, je dirais ceci : le temps pourrait n’être pas la toile sur laquelle se déroule le monde, mais l’effet secondaire de la manière dont le monde s’ordonne à l’intérieur de ses propres relations.
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Info: Source, https://www.popularmechanics.com/science/a70967176/time-illusion-quantum-physics/ - synthèse : perplexity.ai.
— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.
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