Et aussi bien, quand vous prenez le schéma par où FREUD nous origine l’identification qui est proprement celle de l’idéal du moi, il le fait par quel biais ? Par le biais de la psychologie collective. Qu’est-ce qui se produit, nous dit-il, préfaçant la grande explosion hitlérienne, pour que chacun entre dans cette sorte de fascination qui permet la prise en masse, la prise en gelée de ce qu’on appelle une foule ?
Pour que collectivement tous les sujets, au moins pendant un instant, aient ce même idéal qui permet tout et n’importe quoi pendant un temps assez court, qu’est-ce qu’il faut, nous dit-il ? Que tous ces objets extérieurs soient pris en tant qu’ayant un trait commun, l’einziger Zug.
En quoi cela nous intéresse-t-il ? C’est que ce qui est vrai au niveau du collectif l’est aussi au niveau de l’individuel. La fonction de l’idéal, pour autant que c’est autour d’elle que s’accommode le rapport du sujet à ses objets, c’est très précisément en tant que, dans le monde d’un sujet qui parle, c’est pure et simple affaire d’essai métaphorique de leur donner à tous un trait commun.
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Info: 28 juin 1961
— Ψ → B → Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.
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