L’interdiction de la mère porte très souvent sur les "deux roues". Les jeunes, de plus en plus tôt, dès l’âge de dix ans, veulent déjà avoir la "bécane" du frère ou du copain. Beaucoup de mères disent : — Non, surtout pas ça ! Pas question, interdisant la moto même à des garçons de dix-huit ans (majeurs). C’est un manque de foi dans l’être humain. Chacun a son destin. On est tous faits pour mourir et c’est toujours des fantasmes de désirs de mort qui traînent derrière cette peur de la mort prématurée. Le discours le plus constructif consisterait à avertir très tôt les enfants des dangers sans rien interdire. C’est la meilleure façon d’éviter ceux qui sont inévitables, connaître bien son engin et bien le Code de la route, savoir se maîtriser, apprendre à observer, à réfléchir. — Écoute, il faut que tu saches que ce n’est pas tellement la mort sur le coup qui est grave, c’est d’être handicapé à vie. Chacun de nous est gérant de sa propre vie. Et de citer les accidentés du centre de Garches. En soi, il n’est pas mauvais d’en informer l’enfant, à condition de ne pas l’empêcher d’agir par lui-même. — Te voilà averti. Maintenant, tu en fais ce que tu veux. C’est vrai qu’un accident peut rendre infirme. On en a, hélas ! beaucoup d’exemples. Il n’empêche que ce n’est pas une raison pour interdire à un enfant d’utiliser un "deux roues" à l’âge où la loi l’autorise. Maintenant qu’il sait ce qu’il risque, c’est son problème. Et s’il voit lui-même un autre enfant renversé, il intègre beaucoup plus que si on le lui raconte. L’éducation humanisante, c’est l’expérience fondée sur le vécu.
Auteur:
Info: La cause des enfants, Editions Robert Laffont, Paris, 1985
Commentaires: 2
— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.
nbsp;
Coli Masson
02.10.2026
je ne suis pas sûre que ce soit le vélo qui soit ciblé en priorité puisque ça parle des dangers graves pouvant provoquer la mort.
miguel
01.10.2026
vélo... pour mieux pointer