En fait, la très grande différence entre un être humain à l’état adulte et l’être humain à l’état d’enfant, c’est que dans l’organisme de l’enfant, l’adulte est potentiel et il en intuitionne les pouvoirs par le jeu du désir. Tandis que l’adulte a la cicatrisation de son état d’enfance à jamais perdu pour lui. Plus douloureux qu’une nostalgie, il porte le souvenir pénible de son impuissance à être aujourd’hui l’adulte qu’il aspirait d’être, et en même temps, il ressent son impuissance à jouir encore une fois du mode de vie de l’enfant : la vue d’un enfant qui a confiance en lui en ne se sachant pas encore impuissant ou totalement confiant dans la personne de son père accentue ce sentiment du "jamais plus". Les jeux sont faits. Pour lui, c’est le représentant d’un rêve, bon ou mauvais, qui lui rappelle son époque révolue où il avait des espoirs et où il ne les a plus. Il est devenu une réalité et les espoirs qu’il avait enfant, s’il s’en souvient, sont trop pénibles à évoquer, étant donné ce qu’il est devenu. Je crois que c’est pour ça que l’enfant lui présentifie un souvenir pénible, puisque lui devenu adulte ne peut plus changer sa vie.
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Info: La cause des enfants, Editions Robert Laffont, Paris, 1985
Commentaires: 3
— Ψ ↔ B ↔ Φ · La transduction précède la computation.
nbsp;
miguel
09.10.2026
ok bien vu merci
Coli Masson
08.10.2026
nostalgie est déjà dans le texte. Ok pour maturité.
miguel
06.10.2026
maturité, nostalgie ?