Un être humain a toujours quelque chose qui l’intéresse ; toujours. Quelquefois, c’est passif d’apparence. Dans des classes dites actives, combien a-t-on vu d’enfants ne s’intéressant à rien qu’à regarder les autres. Et puis, au bout de six mois, un beau jour, ils exécutent aussi bien que s’ils avaient fait tous les exercices… à force d’avoir regardé les autres, attentivement, s’identifiant à eux. En fait, ils étaient attentifs, mais se réservant pour plus tard, ils avaient l’air atones et absents. Ce n’est pas plus étonnant qu’il y ait des enfants qui apprennent à parler avec des ébauches de langage peu à peu corrigées, et puis d’autres qui tout d’un coup parlent avec une syntaxe excellente, en n’ayant pas parlé jusqu’à dix-huit mois, vingt mois, et même trente mois. Tout dépend s’ils sont dans la communication et s’ils sont intéressés par ce que se disent, leur disent et leur proposent les adultes. Ils sont en communication mimique, gestante, affective. Aussi, messieurs les pédagogues, ne vous tracassez pas et ne faites pas de rééducation de parole. Mais vous-même, parlez devant lui de choses qui vous intéressent, au lieu d’essayer de le faire parler de ce qui, soi-disant, devrait l’intéresser.
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Info: La cause des enfants, Editions Robert Laffont, Paris, 1985
Commentaires: 2
— Ψ → B → Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.
nbsp;
Coli Masson
14.10.2026
ok
miguel
12.10.2026
modèle enthousiaste ?