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question

La beauté du Tout est-elle vraiment rehaussée par notre agonie ?  Le Tout est-il vraiment beau ? Et qu'est-ce que la beauté ? Tout au long de son existence, l'homme s'est efforcé d'entendre la musique des sphères, et il lui a semblé, à l'occasion, en saisir une phrase, voire même un soupçon de la forme entière de cette musique. Pourtant, il ne peut jamais être sûr de l'avoir vraiment entendue, ni même de l'existence d'une musique aussi parfaite. C'est inévitable, car si elle existe, elle n'est pas pour lui dans sa petitesse. Mais une chose est sûre. L'homme lui-même, à tout le moins, est une musique, un thème courageux qui produit une musique inspirée de son univers, sa matrice de tempêtes et d'étoiles. L'homme lui-même, à sa propre échelle, sera à jamais une beauté dans la forme éternelle des choses. Il est très bon d'avoir été un homme. Nous pouvons donc aller de l'avant ensemble, rire au cœur, et en paix, reconnaissants pour le passé et pour notre propre courage. Car il y aura un jour, finalement, une juste conclusion à cette brève musique qu'est l'homme.

Auteur: Stapledon William Olaf

Info: Last and first men

[ anthropocentrisme ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

enfant-roi

Nous vivons, pour la première fois, dans une société où l'immense majorité des enfants qui viennent au monde sont des enfants désirés. Cela entraîne un renversement radical : jadis, la famille "faisait des enfants", aujourd'hui, c'est l'enfant qui fait la famille. En venant combler notre désir, l'enfant a changé de statut et est devenu notre maître : nous ne pouvons rien lui refuser, au risque de devenir de "mauvais parents"...

Ce phénomène a été enrôlé par le libéralisme marchand : la société de consommation met, en effet, à notre disposition une infinité de gadgets que nous n'avons qu'à acheter pour satisfaire les caprices de notre progéniture.

Cette conjonction entre un phénomène démographique et l'émergence du caprice mondialisé, dans une économie qui fait de la pulsion d'achat la matrice du comportement humain, ébranle les configurations traditionnelles du système scolaire.

Pour avoir enseigné récemment en CM2 après une interruption de plusieurs années, je n'ai pas tant été frappé par la baisse du niveau que par l'extraordinaire difficulté à contenir une classe qui s'apparente à une cocotte-minute.

Dans l'ensemble, les élèves ne sont pas violents ou agressifs, mais ils ne tiennent pas en place. Le professeur doit passer son temps à tenter de construire ou de rétablir un cadre structurant. Il est souvent acculé à pratiquer une "pédagogie de garçon de café", courant de l'un à l'autre pour répéter individuellement une consigne pourtant donnée collectivement, calmant les uns, remettant les autres au travail.

Il est vampirisé par une demande permanente d'interlocution individuée. Il s'épuise à faire baisser la tension pour obtenir l'attention. Dans le monde du zapping et de la communication "en temps réel", avec une surenchère permanente des effets qui sollicite la réaction pulsionnelle immédiate, il devient de plus en plus difficile de "faire l'école". Beaucoup de collègues buttent au quotidien sur l'impossibilité de procéder à ce que Gabriel Madinier définissait comme l'expression même de l'intelligence, "l'inversion de la dispersion".

Dès lors que certains parents n'élèvent plus leurs enfants dans le souci du collectif, mais en vue de leur épanouissement personnel, faut-il déplorer que la culture ne soit plus une valeur partagée.

Auteur: Meirieu Philippe

Info:

[ consumérisme ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

science-fiction

Beaucoup de ces univers primitifs étaient non spatiaux, mais n'en restaient pas moins physiques. Et parmi ces univers non spatiaux, quelques-uns étaient de type "musical", au sein desquels l'espace était étrangement représenté par quelque chose qui correspondait à une tonalité et à sa hauteur, le tout riche de myriades d'harmonies différentes. Les créatures se présentant les unes aux autres sous forme de motifs et rythmes complexes. Chacune était capable de déplacer son anatomie sonore dans les trois dimensions, ainsi que sur d'autres niveaux humainement inconcevables. Le corps d'une créature était un modèle plus ou moins permanent, avec à peu près le même degré de flexibilité et de changement qu'un corps humain. De plus, ils pouvaient s'interpénétrer les uns les autres, dans une même dimension tonale, tout comme peuvent se croiser les trains de vagues sur un étang.

Auteur: Stapledon William Olaf

Info: Star Maker

[ entités sonores ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

architecture sonore

Jusque-là  la musique n'a jamais eu un "sens" au-delà de la valeur immédiate et exquise du motif sonore en lui-même, sa "signification" est simplement constituée par son substrat  émotionnel. Elle ne pourra jamais évoquer directement le monde objectif ou la "nature de l'existence" mais pourrait engendrer une attitude émotionnelle complexe qui conviendrait à certaines caractéristiques du monde objectif ou de l'univers dans son ensemble.

Auteur: Stapledon William Olaf

Info: Sirius (1944), chapitre IX Sirius et la religion.

[ hypothèse ] [ prospective ] [ transposition ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

lecture

Alors même que je suis en train de lire, je commence à oublier ce que j'ai lu et ce processus est inéluctable, il se prolonge jusqu'au moment où tout se passe comme si je n'avais pas lu le livre et où je rejoins le non-lecteur que j'aurais pu rester si j'avais été mieux avisé.

Auteur: Bayard Pierre

Info: Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ?

[ focalisation ] [ superficialité ] [ immersion ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

littérature

Etre cultivé, ce n'est pas avoir lu tel ou tel livre, c'est savoir se repérer dans leur ensemble, donc savoir qu'ils forment un ensemble et être en mesure de situer chaque élément par rapport aux autres.

Auteur: Bayard Pierre

Info: Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ?

[ canons ] [ normes historiques ] [ courants littéraires ] [ époques surmois ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

musique

Les Beatles sont devenus célèbres parce qu'un certain Raymond Jones entre dans une boutique à Liverpool en 1961 et se retrouve devant Brian Epstein alors marchand de meubles, qui ne s'intéresse pas autrement à la musique. Jones lui parle d'un groupe fantastique et lui dit d'aller voir. Epstein y va, pressent leur potentiel, leur dit de bien s'habiller, etc.  et va ensuite se battre pour que des producteurs s'intéressent à ce groupe. Sans ce Jones, les Beatles ne seraient jamais devenus ce qu'on sait.

Auteur: Bayard Pierre

Info: interviewé par Etienne Klein sur youtube, parlant d'une possible bifurcation uchronique, à propos de son livre "Et si les Beatles n'étaient pas nés ?"

[ historique ] [ déclic ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

frustration

S'il ne faisait pas partie de la minorité qui avait réussi, l'humain était susceptible d'être hanté par des moments de rumination, trop informes pour être qualifiés de méditation, et de désir, trop aveugles pour être qualifié de désir.

Auteur: Stapledon William Olaf

Info: Last and First Men: A Story of the Near and Far Future

[ mécontentement ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

rapports humains

Avec l'absence de fausse modestie qui le caractérisait, John me dit un jour : "Mon apparence constitue un test brutal pour les gens. S'ils ne commencent pas à voir quelque beauté en moi après avoir pu en prendre connaissance, je sais qu'ils sont morts à l'intérieur, et dangereux."

Auteur: Stapledon William Olaf

Info: Rien qu'un surhomme

[ différences ] [ fermeture ] [ complexe de supériorité ]

 

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espérance

Car dans une civilisation en déclin, ce sont souvent les vieux qui voient le plus loin et qui ont les yeux des plus jeunes.

Auteur: Stapledon William Olaf

Info: Star Maker

[ ouverture ] [ distanciation ]

 

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Ajouté à la BD par miguel